Trouver son équilibre, entre ayurvéda et yoga, avec Cécile du Palais Savant

Si j’ai eu un énorme coup de cœur pour Cécile en début d’année, lorsque j’ai découvert son blog, Le Palais Savant, j’ai eu un véritable coup de foudre pour la jeune femme le 5 avril dernier, alors que je discutais avec elle au téléphone. Je savais déjà que Cécile est une femme inspirante, douce et intelligente, qui donne envie de prendre soin de soi, de son corps, de son âme et de son esprit. Car c’est en véritable groupie que j’ai épluché son blog, ses comptes Facebook et Instagram, et sa chaîne YouTube. C’est très simple : Cécile me parle. Son vécu, ses mots, ses réflexions raisonnent en moi et je sais que je ne suis pas la seule à trouver dans ses paroles de la compréhension, du réconfort et de la compassion, mais aussi des outils pour aller mieux. Nombreux sont ses followers qui la remercient chaque jour pour sa justesse, sa générosité, son humanité… Cécile est l’une de mes plus belles découvertes de cette année, mieux : de ma vie !! Et j’avais envie de le crier haut et fort ici ! Maintenant que j’ai publiquement déclaré ma flamme (en espérant que mon mari ne soit pas trop jaloux, haha !), je peux partager avec vous la conversation que l’on a eue de vive voix elle et moi. Une conversation tonifiante, vivifiante et revigorante. Rien que ça !

Vous l’aurez compris, Cécile fait partie de ces personnes qui font beaucoup de bien, à beaucoup de gens. Il émane de ses articles, de ses vidéos et de ses partages sur les réseaux sociaux de la bienveillance envers elle-même et envers les autres, quelque chose que la jeune femme a appris à cultiver. Et puisque le chemin de l’amour est le chemin d’une vie, Cécile nous embarque avec elle sur une partie du sien : « c’est un chemin à faire à plusieurs », comme elle dit. Franco-mexicaine, Cécile vit en France depuis 15 ans. Avant, elle a connu le Mexique puis l’Espagne. Mais pas que. Ayant beaucoup voyagé, elle porte en elle une grande richesse et une belle ouverture d’esprit. « Au Mexique, on célèbre la vie, on la prend moins au sérieux. En France, on peut questionner ses choix de vie, ses habitudes. Ces deux cultures, que j’ai en moi, grâce à mes racines, me portent et me nourrissent. J’ai trouvé le bon équilibre ».

Cécile Doherty-Bigara

Après avoir effectué des études de sciences politiques pour travailler dans l’environnement, Cécile se rend compte qu’elle a besoin de bouger, qu’elle ne pourra pas rester assise derrière un bureau toute la journée. Par ailleurs, elle a envie d’aider les gens à entretenir une relation saine avec leur corps et leur esprit, elle souhaite les accompagner vers une guérison intérieure et extérieure. C’est alors qu’elle entreprend d’approfondir l’ayurvéda et le yoga, dans le but de propager les bienfaits de leurs enseignements. Car c’est la pratique de l’ayurvéda dans un premier temps, puis du yoga dans un second temps, qui a porté la jeune femme alors qu’elle rencontrait des problèmes de santé, tant physiques qu’émotionnels. « J’avais atteint un mur et c’est pourquoi j’ai décidé de m’intéresser à l’alimentation ». L’apprentissage de la médecine ayurvédique, considérée comme la plus ancienne médecine du monde, est une révélation pour elle. Tout comme son premier cours de yoga. « C’était la première fois que j’habitais mon corps, pleinement. Moi qui n’étais pas du tout sportive, je n’avais jamais ressenti pareille connexion avant. Ce bien-être a duré une demi-journée et j’ai eu envie de continuer ».

En 2012, Cécile créé son blog pour partager ses connaissances avec ses proches . Petit à petit, son site prend de l’ampleur et la jeune femme ouvre sa chaîne YouTube. « Je regardais de plus en plus de contenu vidéo, et c’est alors que j’ai eu l’idée d’en proposer également. C’est un bon moyen pour moi de transmettre des messages. Avec Tous les mêmes, notamment, je parle au cœur des gens. Ces vidéos ont été créées pour parler bien-être, spiritualité et joie de vivre. Les sujets que j’aborde peuvent paraître lourds, et pourtant j’ai choisi de communiquer là-dessus parce que je suis à l’aise avec ça, j’ai quelque chose à dire ». Et c’est tant mieux pour nous !! C’est en visionnant une vidéo de Cécile que j’ai découvert les deux ailes du bouddhisme, un outil concret et puissant pour se libérer d’une souffrance physique, mentale ou émotionnelle. Un outil dont je ne peux plus me passer. À l’inspiration, on sent sa douleur, à l’expiration, on l’enveloppe d’amour.

Cécile Doherty-Bigara

Et des outils, Cécile en a plein grâce à l’ayurvéda et au yoga, dans lesquels elle peut puiser. « L’ayurvéda est la première médecine, à partir de laquelle on a créé une science préventive et curative. Je la vois comme un art de vivre. Au quotidien, elle donne des piqûres de rappel pour se ramener à soi, calmer le mental, équilibrer le corps… Elle nous invite à adopter des gestes qui nous correspondent. L’ayurvéda ne nous incite pas à changer ce qu’on est. C’est beaucoup de bon sens finalement. Du point de vue de l’alimentation, on se dirige vers des aliments naturels, non transformés, de saison. Personnellement, je suis végétarienne, à tendance végétalienne, depuis 5 ans. Tous les jours, j’essaye de me poser 10 minutes dans le silence, et de bouger mon corps au maximum. L’ayurvéda me permet d’être qui je veux être. Une phrase que j’entends souvent en consultation est « je dois faire attention à mon alimentation ». Cette phrase est chargée d’obligations et d’impératifs, de culpabilité qui ronge… Manger doit rester un moment de plaisir et de joie. Pour moi, le yoga est une liberté. Il met ma tête au repos, me permet de me recentrer, d’écouter mon corps, de déterminer ce qui est prioritaire pour moi ou non. Il me reconnecte à mon cœur et c’est essentiel ».

Je pratique également le yoga depuis plusieurs mois et je ressens les bénéfices décrits par Cécile. Comme le note la yogini, ce n’est ni un sport, ni une compétition, mais un retour à soi-même. Le yoga amène la conscience à se placer davantage dans le corps, dans la bienveillance, et moins dans la tête. Pourtant, ce n’est pas un absolu, souligne Cécile. Et c’est l’explication qui suit qui m’a profondément parlée. « Notre façon de penser, on l’emmène dans tout ce qu’on fait. Si demain, j’opte pour une alimentation végétale et une pratique quotidienne du yoga, je dois me rappeler que j’y amène mon état d’esprit, mon estime de soi, mes émotions… Cet état d’esprit continue alors de trouver sa place dans la perception de ce que l’on vit. C’est pourquoi il peut être utile de comprendre les pensées qui nous gouvernent. Pendant longtemps, je pensais devoir réparer quelque chose en moi, et je pensais que ça devait passer par l’alimentation. Alors, c’est en bonne élève que je me suis appliquée à cuisiner végétarien. Mais à l’intérieur, ma tristesse et ma mélancolie n’avaient pas bougé. Notre mental aime bien s’accrocher à l’idée qu’un jour, on va trouver la solution à nous-même. Et pourtant, ce n’est pas ce qui se passe. Si l’on s’autorise à être de plus en plus souvent soi-même, à prendre les choses simplement plutôt que sérieusement, on se sentira mieux. En revanche, sur-analyser ses émotions peut s’avérer néfaste.

Cécile Doherty-Bigara

Par exemple, j’ai vécu plusieurs années de suite des « dimanches dépressifs ». La semaine se déroulait sans encombre puis, le dimanche, je déprimais. Sans cesse, je me demandais pourquoi, j’essayais de comprendre l’origine de ce mal-être. C’est à partir du moment où j’ai arrêté de tout psychanalyser, de m’accrocher, de me crisper, et que je me suis laissée tranquille, que j’ai enfin retrouvé le sourire. Récemment, j’ai écrit qu’il était judicieux de passer moins de temps à vouloir comprendre comment vivre une bonne vie, pour passer plus de temps à la vivre ! Au début, lorsque mes problèmes de santé se sont déclenchés, j’avais besoin de cette introspection. Mais au bout d’un moment, il faut s’autoriser à lâcher de temps en temps cette quête, que le mental insatisfait peut manipuler en nous donnant l’impression que ce n’est jamais « assez bien », et s’autoriser simplement à vivre sa vie. Les bouddhistes mentionnent ce besoin de « se réparer » et soulignent que la racine de nos problèmes vient de notre esprit, un esprit qui n’a pas le sentiment d’être entier. C’est pourquoi on peut se sentir incomplet, rempli d’un vide intérieur. La méditation et le yoga permettent de lâcher prise, de se sentir complet et digne d’amour, ici et maintenant. Ça fait du bien d’aimer et de lâcher prise…. »

WOW. Les mots de Cécile me parlent tellement. Et vous ? Comment vous sentez-vous après cette lecture ?

Cécile Doherty-Bigara

Au quotidien, Cécile anime des cours et des retraites de yoga, donne des consultations d’ayurvéda, sur Toulouse ou par Skype, écrit pour son blog ou des magazines de yoga… Elle est l’auteure d’un DVD de yoga et d’ayurveda de 2h15, édité par Yoga Journal. Ses activités servent de boussole à ceux qui en ont besoin. Je termine cet article qui, je l’espère, vous aura plu et vous aura donné matière à penser (et à vivre), par une phrase que la yogini a noté sur sa page Facebook, en guise de réponse à l’un de ses lecteurs, et que je trouve magnifique : « Tu n’es pas seul, tu appartiens à cette Terre, tout ce que tu vis, on le vit aussi. Plein de joie ». Merci Cécile.

© Photos – Cécile Doherty-Bigara

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21 comments

  1. Iza says:

    J’ai découvert le blog de Cécile il y a plusieurs mois et je l’ai dévoré de A à Z, il est passionnant et empli d’une sérénité qui me fait envie. Plus ça va, plus je suis tentée de me tourner vers le yoga. Quelque chose que j’ai lu récemment m’a fait réfléchir : faire du sport, se muscler, ça rend plus énergique mais aussi parfois plus agressif, alors que le yoga nous ouvre à plus de compassion et d’amour. Que du bon ! Merci à vous deux pour ce partage :)

  2. Anne-Sophie says:

    Une très belle découverte, je ne peux m’arrêter de lire les articles du blog de Cécile depuis que je l’ai découvert….grâce à toi ! Alors MERCI <3

  3. zazaboo says:

    Merci beaucoup pour cette superbe découverte…J’étais ravie de découvrir cette merveilleuse personne en lisant ta newsletter. J’ai découvert l’ayurveda il y a peu lors d’un stage de cuisine yogique…Je me passionne depuis pour cette fantastique médecine! Je ne peux qu’être en admiration devant le parcours de Cécile…Merci à vous 2 pour nous faire partager d’aussi belles choses <3

  4. elodie says:

    Merci pour cette découverte ! Je suis également de Toulouse et je suis donc ravie de me dire que je vais peut être pouvoir la rencontrer !

  5. Lucie says:

    Merci pour cette interview! Je fais partie des chanceuses Toulousaines qui connaissent Cécile! J’ai en réalité suivi un seul cours avec elle car elle remplaçait ma prof mais j’en garde un très bon souvenir. Et j’ai une amie qui aime beaucoup suivre les cours de Cécile :D
    Ma prof est Carine Castet, je suis sûre que tu aimeras aussi ses messages et ses pensées qu’elle partage sur les réseaux sociaux, son blog et Youtube :) Bises !

  6. Lili says:

    Je suis grandement émue par vos messages… C’est vous comme toutes nos histoires sont différentes mais se rejoignent quelque part. Je vous envoie de gros gros gros bisous d’amour, merci pour ces partages qui me touchent tant…! <3

  7. Anthinéa says:

    J’avais fait un massage ayurvédique lors de mon passage au Sri Lanka, et je dois dire que l’on sors lessivé d’un vrai massage.
    Mais toute cette fatigue s’atténue et les effets alors sont très apaisant et reposant.
    Une merveilleuse culture et médecine !

  8. Malaury says:

    Je viens de me rendre VRAIMENT compte qu’il faut que j’arrête ma psychanalyse.. je gâche du temps, de l’énergie, du plaisir, je me gâche moi, à trop vouloir être le meilleur de moi-mm… Finalement je ne suis pas moi…

  9. Elise says:

    cet article tombe au bon moment ! après des années de thérapie pour réparer mon histoire, mes blessures, j’avais trouvé un équilibre (grace au yoga) et subitement, j’ai basculé en déprime, puis en dépression, sans comprendre. J’ai commencé à détester de plus en plus qui je suis, mes défauts, et à scanner mes problèmes, au final, à ne plus vivre. C’est dans cette période ou je suis totalement perdue que je tombe sur ton article. Autant dire qu’il me parle ! Je vais le relire à tête reposée, et penser à tout ça. Peut etre que ca m’aidera à etre moins dans la prise de tete, dans le sérieux, et à regagner en légèreté !

    • Cécile says:

      J’espère que tu te sentiras mieux Élise.
      Personnellement, je sais que j’ai des coups de mou « naturels ». C’est normal de monter et descendre. Mais surtout des coups de mou « psychologiques » quand je me laisse entraîner par la voix dans ma tête qui est toujours entrain de remettre en question les choses et surtout me remettre en question. J’essaye de ne pas la suivre et de me dire: tu fais de ton mieux, telle que tu es, ce sera toujours largement assez.
      Des bisous,
      Cécile
      Et Lili

  10. Elsa says:

    Je ressens… un coup de blues. ^^
    Je trouve ça fabuleux d’avoir un équilibre comme celui de Cécile.
    Je me reconnais dans ceux qui passent leur temps à se questionner, à se bloquer au lieu de vivre. J’en ai conscience depuis longtemps et je suis frustrée de ne pas avoir encore réussi à lâcher prise, du coup ce genre de témoignage m’émeut :)
    Suite à des soucis de santé persistants, j’ai changé mon alimentation et ça évolue encore. C’est à la fois passionnant et frustrant (je commençais à m’éclater dans la pâtisserie et voilà que je tente de supprimer le blé et végétaliser plus mes recettes… il faut réapprendre et échouer parfois, mais je découvre plein de choses). De même, je fais du yoga depuis presque deux ans (pas beaucoup j’avoue, la séance chaque semaine hors vacances ne pèse pas lourd) et ça m’est à la fois profondément nécessaire (je ne peux pas faire d’autre sport et j’aime la bienveillance des cours et du prof) et très frustrant (la 1e année s’est bien passée, j’étais plus bienveillante envers moi même mais depuis six mois gros recul, mon corps ne suit pas et j’ai du mal à entretenir la bienveillance entre la fatigue, l’impossibilité de faire des postures basiques et les contractures/crampes).
    Du coup voir d’autres réussir là où je rame me touche. J’ai un parcours déjà bien long à mon goût (santé, pro… tout est bousculé depuis toujours, un vrai chaos ^^), mais j’espère bien réussir à arrêter la machine infernale un jour, en m’inspirant du parcours de gens comme Cécile ou toi ^^

  11. Aline says:

    Joli découverte
    Je suis curieuse d’aller voir ce site … J’aurais bien besoin de me zénifier et de ne pas me sentir privée (et frustrée) par mes choix alimentaires …
    Bonne journée

  12. Cappuccinette says:

    Oh la la comme tout cela me parle… Que d’échos en moi !
    Mon parcours, comme beaucoup d’autres finalement, est particulier (je n’ai pas voyagé mais j’ai changé très souvent de métier, tout en restant dans une seule vocation : aider. Aider en soignant, en écoutant, en enseignant, en partageant…) et je m’aperçois en lisant ton article qu’en effet, j’ai trop tendance à me questionner sur ma vie plutôt qu’à la vivre. J’ai besoin de spiritualité, je mange de plus en plus végétal, je découvre le yoga, tout cela alors que j’ai un âge avancé. Il n’est jamais trop tard. J’ai presque envie de créer un nouveau blog pour partager cela.
    Un grand merci pour cette belle découverte en tout cas.

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