Camille, 29 ans. Profession : semeuse de graines

L’histoire de Lulu est un beau roman, une belle histoire. Elle démarre là-haut vers le brouillard, et puis dans le midi aussi. Avant de laisser la place aux mots de Camille, je souhaite vous raconter ma version à moi. Comment je suis arrivée par le TGV dans le froid dijonnais, un beau matin de décembre, emmitouflée comme si je m’apprêtais à m’envoler pour le cercle arctique, alors que la seule chose que je connaissais de ce coin de Bourgogne, c’était sa réputation pour la bonne moutarde. Je ne savais pas que Dijon me ferait autant d’effet grâce, notamment, à sa fabuleuse architecture mais aussi son marché couvert, où bon nombre d’étals mettent à l’honneur les fruits et légumes bio, de la région. Résumons : de la délicieuse moutarde, des bâtiments somptueux, un marché surprenant. J’oublie le principal : un petit resto / salon de thé où il fait bon se réchauffer !

Au 12, rue de la Poste, en plein centre-ville de l’ex-capitale des ducs de Bourgogne, à 5 minutes à pied de la gare, se trouve un petit coin de paradis dont je suis la marraine… Mais revenons plutôt en arrière, à ce 21 juin 2015, une date déjà chère à mon cœur pour m’y être mariée, où Camille, végétalienne depuis plus d’un an, m’écrivait pour me remercier de l’e-book « Accro aux noix ! » qu’elle avait remporté par le biais de Natasha et de son blog Échos Verts. Jusqu’à cette belle journée d’été, je n’étais pas en mesure de savoir que Camille avait un gros faible pour les noix et que le lot tombait à pic puisqu’elle passait ses journées à élaborer des recettes pour l’ouverture prochain de son restaurant / salon de thé bio et végétalien, dont la part belle serait donnée aux produits de sa région.

Lulu Graine d’un Monde

Camille avait à ce moment-là une petite idée en tête, qu’elle ne tarda pas à me dévoiler par téléphone, quelques jours plus tard : elle souhaitait que je sois la marraine de Lulu Graine d’un Monde, un projet éthique, solidaire et gourmand, sur lequel elle travaillait depuis de nombreux mois déjà et qui verrait le jour à l’automne. Émue par sa proposition, j’acceptais sans tarder et je recevais à la maison durant l’été celle qui deviendrait rapidement une amie. Car ma rencontre avec Camille a été de celles qui laissent une trace indélébile.

Durant les premières 48 heures passées ensemble, nous nous sommes racontées. Nos rires, nos pleurs, nos doutes, nos espoirs, nos envies, nos déceptions. Nos deux âmes se sont connectées, nous nous étions trouvées. C’est pourquoi, lorsque Camille m’a demandé de lui donner un petit coup de pouce avant l’ouverture de Lulu Graine d’un Monde le mois dernier, je suis de suite montée dans le TGV, bravant le brouillard, le froid et la tempête. Mon amie était fatiguée et stressée, son « bébé » ouvrait ses portes dans quelques jours seulement et il y avait encore tant à faire. Elle qui ne s’était pas assise depuis deux semaines (ou presque), retapant le local qu’elle louait, accueillant le mobilier et la vaisselle qu’elle avait commandé, devait encore s’occuper de l’électricité, de la plomberie et des premiers repas. Je découvrais alors avec émerveillement le lieu dans lequel elle servirait bientôt des plats colorés, sains et savoureux, préparés avec amour et de bons produits, ce lieu dans lequel je m’étais déjà projetée, Camille ayant eu à cœur de m’inclure dans toutes les étapes de la création de son restaurant. C’est émue que je poussais les portes de Lulu, pour la toute première fois.

Lili : Camille, comment te sens-tu à quelques jours de l’ouverture de Lulu Graine d’un Monde ?

Camille : (Rires) Terrifiée. J’ai envie de changer de voie. Je me dis que c’était une petite idée comme ça, mais que si je faisais autre chose, ce ne serait pas plus mal. Je suis tellement en panique par rapport à tout ce qui reste à faire, tout ce qui est compliqué…

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Je crois qu’on ne se rend pas bien compte de l’énergie qu’il faut déployer pour monter un tel projet ni des capacités d’organisation qu’il faut mobiliser…

Camille : Moi la première ! J’étais persuadée que parce qu’avant j’avais un emploi qui me demandait beaucoup de ressources mentales et physiques, à qui je consacrais énormément de temps, que ce ne pouvait pas être « pire », et que comme je le fais pour moi, ça me porterait, je n’aurais aucune barrières à lever. Je me rends compte que c’est bien plus engageant que n’importe tel emploi, le plus prenant soit-il…

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Tu peux me réexpliquer d’ailleurs ton parcours ? Comment en es-tu arrivée là ?

Camille : Je vais essayer d’être synthétique. J’ai fait des études scientifiques, j’ai étudié la géologie à la fac, j’adorais ça, je me suis spécialisée en tectonique des plaques, c’était ma grande passion. Il s’avère que ma thèse était payée par les pétroliers et que ça m’a beaucoup refroidie, j’ai donc arrêté.

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Parce que tu étais déjà écolo à l’époque ?

Camille : Complètement. Je suis devenue végétarienne à l’âge de 14 ans suite, en grande partie, au décès de ma grand-mère maternelle mamie Lulu, d’où mon restaurant tient le nom d’ailleurs. Déjà petite, j’étais frappée par la misère dans le monde. J’ai toujours eu un profil atypique. Même à l’école… Je voulais être astronaute en primaire. Après l’arrêt de ma thèse, j’ai repris des études en qualité, sécurité, environnement et développement durable, et puis j’ai commencé à travailler pour des entreprises publiques ou parapubliques.

Ça m’a beaucoup plu, je m’occupais de la sécurité du personnel et du développement durable. J’étais dans la réglementation, la rigueur, l’application des lois… Des domaines qui me rassurent et dans lesquels je me suis réfugiée, me disant alors que le monde n’était pas que chaos, qu’il existait des structures qui organisaient tout ça… J’ai toujours été effrayée par ce monde, donc ça m’allait bien.

Néanmoins, j’étais en permanence en grand écart. Les entreprises tiennent des beaux discours, mais on se rend vite compte que l’on passe à la trappe faute de moyens, de budget et de priorités, l’important étant la production et le financier, l’environnement et le social passant au second plan. J’avais du mal à vivre ces conflits d’intérêt, je me rendais malade…

J’ai terminé ma dernière mission en novembre 2014, une mission de dix-huit mois dont j’avais anticipé la fin. J’ai cherché du travail dans le même domaine, en vain. J’étais au chômage, sans aucune perspective, cela ne m’était pas arrivé depuis un moment. Depuis toujours, je faisais des choses qui ne me correspondaient pas réellement, je me suis dit que c’était le moment de changer.

J’étais alors devenue végétalienne. J’ai découvert ton blog il y a quelques années maintenant, et en 2014, quand ma grand-mère paternelle est décédée, j’étais bouleversée. J’ai à nouveau remis en question mon rapport au monde, je me suis interrogée sur ce que je voulais laisser, sur la nature de ma mission. C’est humain de revoir tout son projet de vie quand on est face à un décès qui nous touche autant. Et je me suis dit « c’est maintenant ou jamais qu’il faut que je vive ma vie pour moi et comme j’ai envie, je vais donc créer mon emploi en accord avec mes valeurs ». C’était utopiste, je n’avais aucune idée concrète derrière.

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Au départ, tu ne t’es pas tournée vers la création d’un restaurant cela dit… Je me trompe ?

Camille : Pas du tout ! Je ne voulais surtout pas monter de restaurant, effectivement. J’ai toujours été raillée de la façon dont je m’alimentais, étant la seule végétarienne de mon entourage. Depuis toujours, ma famille se plaint de mon végétarisme, et encore plus de mon végétalisme. Je ne l’ai pas bien vécu… C’est pourquoi, avant de songer à l’ouverture d’un salon de thé, j’ai d’abord envisagé de créer une franchise Lush à Dijon puis une boutique Day by Day, une chaîne française d’épicerie en vrac. Ces projets n’ont pas abouti pour plusieurs raisons et c’est alors que je me suis tournée vers la restauration, poussée par d’anciennes collègues qui appréciaient mes pâtisseries. Un an plus tard, voilà où j’en suis…!

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Tu as mis un an alors pour monter ton projet…

Camille : Effectivement. Je suis quelqu’un qui aime bien faire les choses. Je me suis formée. J’ai fait du benchmarking au niveau national. Je suis allée à la rencontre d’entrepreneurs qui avaient lancé leur petit resto vegan. Je t’ai contactée. J’ai fait beaucoup d’essais, beaucoup de calculs aussi. J’ai beaucoup travaillé, je ne me suis pas lancée sur un coup de tête. Est-ce que ça va suffire ? La suite nous le dira…

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Je n’ai aucun doute sur le succès de Lulu ! Tu cuisines bien, je le sais, tes desserts sont incroyables, tes cookies sont les meilleurs que j’ai jamais mangés… Tu sais t’entourer des bonnes personnes, c’est important. Et tu as envie de transmettre, de partager ta cuisine, tes connaissances…

Camille : Oui, ce qui tourne autour du véganisme m’anime. Par exemple, je vais proposer à la vente les produits Lamazuna, qui sont écologiques, 100% naturels, non testés et à objectif zéro déchet. J’espère avoir d’autres partenariats de ce type à terme, pour pouvoir faciliter la vie aux gens. Je vais également mettre en place des ateliers DIY (Do It Yourself) ou « fait maison » (cuisine, cosmétiques, produits ménagers…).

Je ne pense pas être une grande cuisinière, ma cuisine, c’est un prétexte. Ce que je souhaite, par le biais de Lulu, c’est de montrer aux gens qu’une autre alimentation est possible, que ce n’est pas compliqué, que ça ne coûte pas plus cher, que c’est bon, agréable, convivial… Je veux tordre le cou aux idées reçues !

J’estime qu’aujourd’hui, on n’a plus le droit de détruire la planète, ma planète que j’essaye de préserver… Il faut que chacun y mette un peu du sien. Je peux comprendre cela dit qu’on ait besoin d’aide, on n’a pas tous la même force ou les mêmes capacités, et c’est pourquoi je veux tendre la main à ceux qui le souhaitent et leur transmettre ce que je sais. Plus d’excuses possible pour ne pas faire d’efforts !

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Lulu Graine d’un Monde, c’est bien plus qu’une nouvelle cantine bio et écolo… C’est un univers cohérent, doux, ludique, un vrai lieu de vie !

Camille : C’est ce que je veux créer, et j’espère que ça va le rester. Je ne veux pas que les gens se disent « on va là-bas manger un truc extraordinaire ». Du reste, certains vegan risquent d’être déçus, ça va être une cuisine volontairement simple, pour donner envie à mes clients de poursuivre l’aventure bio/écolo/végétale/de saison/à prix raisonnable chez eux. Ma cuisine est une cuisine familiale, de tous les jours.

L’objectif pour moi est de créer un déclic, un lieu d’échanges. J’aimerais aussi mettre en place des soirées de projection de films engagés, initier la monnaie locale à Dijon… Il y a tant à faire ! C’est pour ça que mon resto c’est Lulu Graine d’un Monde ! Je suis une des graines d’un nouveau monde que je veux créer, et je voudrais qu’il y en ait plein d’autres, j’aimerais être distributeur, en somme, d’un sachet de graines… Sans pour autant ne manger que des graines (rires) !

Lulu Graine d'un Monde

Lili : Peux-tu me parler de tes fournisseurs ? Je sais que tu es très attachée à la provenance de tes matières premières…

Camille : Je n’ai pas encore trouvé tous mes producteurs, à terme j’aimerais en avoir plus que ça, et puis faire travailler plus de monde. Mais j’ai trouvé l’essentiel pour démarrer : j’ai deux maraîchers de types différents. Les premiers travaillent des produits anciens, ils ont une vision particulière de leur métier. Mon second fournisseur est un chantier d’insertion de la Croix-Rouge. L’association a racheté des terrains et fait cultiver des fruits et légumes bio par des personnes en réinsertion. Et ça me tient à cœur de soutenir l’économie sociale et solidaire.

Mon céréalier est basé dans le sud de Dijon, et va me fournir en lentilles, farine de Gaude (farine de maïs torréfiée) et farines de blés anciens en semence libre, pauvres en gluten. Pas très loin de la ville se trouve également une ferme aux fruits rouges. J’ai un petit producteur de pommes et de poires, de vin bio également.

Pour l’épicerie qui vient d’un peu plus loin (sucre, café, cacao, sirop d’agave, oléagineux, certaines farines…), je travaille avec Rapunzel et je favorise des produits européens, lorsque c’est possible, en veillant toujours à ce que mes produits proviennent du commerce équitable.

Mon thé provient des Jardins de Gaïa, pour des raisons éthiques, environnementales et gustatives. Leurs thés et infusions sont merveilleux, tout comme leur démarche. Je vais également proposer à la vente les boissons Karma Kombucha, que j’affectionne beaucoup pour plusieurs raisons, ne souhaitant pas de sodas, bio ou pas… Ma bière est locale et végane ! J’ai trouvé deux brasseurs dont les valeurs me parlent : la brasserie de Vézelay est une bière très pointue et propose une bière blonde sans gluten. La seconde brasserie est plus traditionnelle et confectionne des bières tout aussi savoureuses.

J’ai eu du mal à me décider pour l’eau. Il est difficile de trouver une eau de qualité, qui n’impacte pas l’environnement, qui ne soit pas commercialisée par un grand groupe industriel… Pour le moment, j’ai choisi de servir une eau des Alpes, mais la bouteille est malheureusement en plastique. Pas facile de trancher ! Enfin, la « crémerie » végétale (crème de soja, yaourts, tofu…) proviendra d’un grossiste bio. J’ai envie de pouvoir proposer une choucroute avec des saucisses végétaliennes de temps en temps, par exemple. Je crois avoir fait le tour…

Lulu Graine d’un Monde

À l’heure où je retranscris les mots de Camille, capturés par mon dictaphone le 4 décembre dernier, Lulu Graine d’un Monde accueille déjà ses clients au 12, rue de la Poste, à Dijon, du mardi au samedi, de 10h à 18h. On peut également suivre les actualités du restaurant sur Facebook et Instagram. On s’y retrouve ?

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14 comments

  1. Charlotte says:

    Bonjour Lily,
    Un moment que je suis ton blog et que je teste tes délicieuses recettes!
    J’ai testé le restaurant Lulu à ses débuts, pour le goûter.
    Le dessert était bon, et ça fait plaisir d’avoir un troisième restaurant vegetalien à Dijon (si tu peux, testes le Shanti un jour, rue Berbisey!).
    Le cadre fait sain avec ses couleurs et ses plantes, bien que le mobilier m’ai tout l’air d’être Ikea, alors qu’elle aurait pu pousser la protection de la planète et le local et 0 déchet en se meublant chez Emmaus par exemple.
    Par contre la quantité serait un peu plus importante, ce serait bien :)

  2. Anouk says:

    J’y suis déjà allée 3 fois, et Camille est super sympa, on peut vraiment discuter avec elle, et c’est très bon ! A chaque fois, j’y suis allée avec des personnes non végés qui ont adoré :)

  3. Anne says:

    ça a l’air d’être vraiment un super endroit, dommage que Dijon soit si loin ^^
    Longue vie à Lulu, en tout cas, je soutiens à fond ce genre d’initiatives !

  4. Camille says:

    Très bonne idée de faire connaître des projets comme celui-ci! J’habite à 1h30 de Dijon et je ne manquerai pas de passer par ce restaurant/salon de thé si j’ai l’occasion!

  5. Mélanie says:

    Bonjour Lili, je ne commente pas d’habitude, mais je ne pouvais pas ne pas commenter.
    J’habite Dijon pour mes études, je ne suis pas végétalienne (même si beaucoup de mes repas le sont), jusqu’à maintenant je trouvais dommage qu’il n’y avait pas d’endroit comme celui-ci. J’ai déjà mangé, ou juste pris un thé et un dessert quelques fois chez Lulu, Graine d’un monde, j’aime beaucoup ce restaurant/salon de thé. La nourriture et les thés sont excellents, l’ambiance est très chaleureuse. J’ai hâte de découvrir les ateliers DIY ou les projections de films.
    Je vais d’ailleurs bientôt y retourner, et pourquoi pas, faire découvrir ce restaurant à un ami.
    Bonne journée
    Mélanie

  6. jo says:

    Exactement mes pensées de hier soir ! Je prendrais bien une graine ;) au plaisir de pouvoir y prendre un thé.. Le jour où je passerai par Dijon ! Tour plein de réussite ! Merci à Lili pour ce partage !

  7. Laura says:

    J’avais suivi et soutenu ce super projet dès que j’ai su que c’était près de chez moi! Et j’ai eu l’occasion d’y manger deux semaines après l’ouverture, j’ai trouvé que c’était vraiment un endroit agréable, convivial :) Les plats présentés sont très bons et, du coup, pardon Camille, mais je suis pas d’accord avec ça : « certains vegan risquent d’être déçus, ça va être une cuisine volontairement simple ». :D Je suis végane et j’ai découvert des choses que je n’avais jamais mangées chez Lulu : des rillettes végétales par exemple (pitié, une recette, c’était tellement bon ^^) ou encore le moelleux aux noix en dessert. C’était excellent et j’ai été totalement séduite. En tout cas, merci mille fois pour ce super endroit, j’y retournerai avec plaisir, c’est sûr !

  8. NathalieD says:

    Bonjour Lili, merci pour cette découverte. Je suis originaire de Dijon et tout ce qui touche cette ville me touche aussi… Je n’y vais plus très souvent mais à coup sur, je visiterai cette adresse lors de mon prochain séjour. Merci pour ce chouette article très inspirant.

  9. Pauline says:

    Je n’habite plus Dijon depuis 1 an mais lorsque j’ai appris l’ouverture de Lulu je me suis empressée d’y aller le we suivant. J’ai pris la formule goûter: une boisson chaude et une gourmandise (les gâteaux et petites crèmes sont à tomber!!). En passant par la caisse le prix était très raisonnable, ce qui m’a permis de repartir avec quelques produits lamazuna! ^^
    Puis j’y suis retournée le we dernier pour tester un plat du jour. C’était un chili, bien relevé, simple, nourrissant et encore une fois à un prix défiant toutes concurrences!!
    Autant vous le dire directement! je suis totalement conquise par le concept que propose Camille. J’attends avec impatience les ateliers DIY, l’idée d’une monnaie locale me plait également beaucoup.
    Longue vie à Lulu graine d’un monde et à bientôt ;)
    ps: Camille est très à l’écoute, elle prend également le temps (lorsqu’elle le peut, comme en fin de service) de parler avec vous, de vous expliquer sa démarche, ses projets.

  10. Olivia says:

    Super ça donne envie ! Camille a une belle vision de la vie, un parcours à encourager
    Bravo pour ce salon de thé, si un jour je m’égare par Dijon j’y ferai bien sûr un arrêt :)
    Et ça ne m’étonne pas que ce soit toi que Camille ait choisi comme marraine ♥
    Gros bisous !

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