Végétalisme : infos et chiffres clés

Avant de « virer vegan » comme je dis souvent, j’ignorais les impacts de notre alimentation sur la planète et l’horreur que subissent des millions d’animaux chaque jour. Suite à la lecture des dix premières pages de “Faut-il manger les animaux ?” de Jonathan Safran Foer, j’ai cessé de manger tout produit d’origine animale. Le végétalisme s’imposait déjà à moi comme une évidence. J’ai souvent entendu dire que mon choix était extrême. Lisez plutôt ce qui suit. Qu’est-ce qui vous semble extrême maintenant ?

Déforestation et surproduction

Le régime végétarien est beaucoup moins gourmand en espace utile alimentaire qu’un régime carné. D’après un calcul établi en 1990 par le Programme mondial sur la faim, à l’Université Brown (États-Unis), les récoltes récentes suffiraient à nourrir 6 milliards de végétariens, alors que, pour nourrir autant de personnes ayant une alimentation riche en viande, nous serions déjà en déficit de terres. Ce qui signifie que, pour satisfaire la demande mondiale de viande, qui a quintuplé depuis les années 50, il faut raser des forêts.

Pour nourrir les animaux en Europe, du fourrage doit être importé, notamment du Paraguay. De gros producteurs s’enrichissent grâce à la culture intensive du soja. Les villageois vivants à proximité des champs sont victimes de l’usage optimum d’engrais chimiques, de pesticides extrêmement toxiques, responsables de maladies et de malformations à la naissance.

« Le mot de tragédie est faible. Pour faire grandir plus vite nos veaux, vaches et cochons, l’industrie de l’élevage importe 80 % des protéines qui leur sont destinées. Essentiellement du soja venu d’Amérique latine. Lequel détruit à la racine l’Argentine, le Paraguay, le Brésil… »

« La monoculture de soja occupe désormais un quart de toutes les terres agricoles du Paraguay et elles se sont développées au rythme de 320 000 hectares par an au Brésil depuis 1995. En Argentine, 5,6 millions d’hectares de terre non agricole ont été converties entre 1996 et 2006 pour produire du soja, pays où il occupe déjà la moitié des terres agricoles. Les effets dévastateurs de ces exploitations sur la population et sur l’environnement en Amérique latine sont bien documentés et reconnus par de multiples acteurs. »

Autre situation dramatique : en Afrique, il revient moins cher d’importer d’Europe des produits carnés que de les produire sur place. Les éleveurs locaux sont sans défense face à une concurrence industrielle et subventionnée européenne.

Les projections démographiques moyennes de l’Organisation des Nations unies (ONU) montrent que la planète accueillera neuf milliards de personnes en 2050, date à laquelle la population mondiale commencera à se stabiliser. Y aura-t-il alors suffisamment de ressources et de nourriture pour tous alors que déjà, en 2011, plus d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim ?

Nous sommes deux milliards à trop manger. La production animale n’a rien d’une activité marginale : en 2009, elle représentait 40 % de la production agricole mondiale. Fondé au tout début du XXe siècle aux Etats-Unis sur le modèle productiviste de l’industrie automobile, l’élevage industriel n’a cessé de croître tout au long du siècle, d’abord en Amérique du Nord et du Sud, puis en Europe et enfin en Chine.

En 2009, la Chine était le premier producteur mondial de viande avec un peu plus de 78 millions de tonnes produites, devant les États-Unis, le Brésil et l’Allemagne.

742 millions de tonnes de céréales ont été dévorées par les usines à viande en 2005.

En 2009, sur la quantité totale de blé, de maïs et d’orge produits dans le monde, près de 42 % ont été transformés en aliments concentrés pour bétail : il faut 5 kgs de céréales pour produire 1 kg de bœuf.

Pollution de l’eau

L’agriculture utilise 70% des ressources en eau douce, et la demande ne fait que croître.

50% de la quantité d’eau utilisée aux USA est destinée à l’élevage.

L’eau utilisée comme boisson, de 2 à 5 litres par jour et par personne, ne représente que le millième de l’eau utilisée pour produire l’alimentation. En moyenne, une alimentation carnée nécessite plus de 15 000 litres d’eau par jour et une alimentation végétarienne 5000 litres. À titre de comparaison, 1 kg de bœuf équivaut à une année de douche !

Il faut jusqu’à 15 000 litres d’eau pour obtenir 1 kilo de bœuf nourri aux céréales alors que la production d’un kilo de blé nécessite de 1 000 à 2 000 litres d’eau.

En outre, les élevages, du fait de la quantité d’excréments et d’urines rejetés par le bétail, polluent les rivières et les nappes phréatiques. En France, 90% des nappes phréatiques sont polluées par les pesticides (cultures) et les nitrates (lisier). Les antibiotiques, stéroïdes et hormones de croissance polluent aussi. Aux États-Unis, les fermes-usines génèrent plus de 130 fois la quantité de rejet de la population (source Conseil Américain pour la Protection des Ressources Naturelles).

En Bretagne, ce sont quatorze millions de porcs (privés de paille) qui ont été produits en 2010, soit des milliers de tonnes de lisier, un sulfureux cocktail d’azote et de phosphore, que les exploitants disséminent par épandage sur des sols plus que saturés. Les cyanobactéries contaminent, année après année, les eaux des rivières bretonnes dont l’ingestion ou le contact provoque maux de tête, gastro-entérite, et des irritations cutanées et oculaires.

De même l’aquaculture et la pisciculture sont des activités très polluantes. La croissance de ce secteur est en partie due à la surpêche et donc à l’effondrement de populations sauvages (cabillaud, flétan, turbot…). En France, quasiment 100% du saumon consommé provient d’élevages. Or, en 1998, selon le recensement de la salmoniculture française (source Ministère de l’agriculture), 66% des sites de production ne traitaient pas leurs rejets. En outre, la densité de population est telle qu’il en résulte une pollution de l’environnement par les émissions de composés azotés et d’ammoniac.

Élevage industriel/intensif et mal-être animal

82% des animaux élevés et abattus chaque année en France proviennent d’élevages intensifs.

Chaque année, environ 60 milliards d’animaux terrestres sont abattus ; le nombre de poissons pêchés est de l’ordre de 1000 milliards, auxquels s’ajoutent les centaines de milliards de victimes de l’aquaculture. La majorité des animaux issus des élevages connaissent une existence effroyable avant leur mise à mort. Pourtant, ces animaux élevés ou capturés sont des êtres conscients ; ils ont des savoirs, des désirs, des émotions.

90% des cochons vivent toute leur vie dans un bâtiment fermé, sur un sol de béton nu. En Europe, la loi visant à proscrire les stalles individuelles entrera en vigueur en janvier 2013. 8 pays membres risquent tout de même de ne pas être prêts, notamment la France et l’Espagne. La part de l’élevage conventionnel sur caillebotis reste énorme dans la production de viande porcine (en France, 90 % des exploitations sont de ce type). D’ailleurs, saviez-vous que la couleur rose du cochon n’est pas naturelle mais due à la sélection des hommes ?

En France, de 3 à 3,7 millions de poules pondeuses seraient aujourd’hui élevées dans des cages illégales. Depuis le 1er janvier, les cages « conventionnelles » pour les poules pondeuses sont interdites en vertu de la directive européenne 1999/74/CE. Cette réglementation prévoit que les poules pondeuses puissent bénéficier de cages dites « aménagées ». Les poules doivent dorénavant disposer d’un espace équivalent à un peu plus d’une feuille A4 (750 cm2 contre 550 cm2) et d’aménagements spécifiques : nids, perchoirs offrant au moins 15 cm par poule, litière permettant le picotage et le grattage. La Protection mondiale des animaux de ferme salue cette très légère avancée dans la prise en compte du bien-être des poules. En France, plus de 77% des poules pondeuses restent détenues dans des cages de batterie (aménagées ou conventionnelles), soit 35 millions de poules.

Les animaux qui voyagent depuis la France jusque dans un autre pays (souvent pour être abattus) peuvent être parfois transportés jusqu’à 40 heures, parfois sans nourriture, sans eau et sans repos, en traversant différentes zones climatiques. A titre d’exemple, en 2003, la France a exporté 583 700 ovins, 14 200 chevaux, 487 200 porcs et 1 156 000 bovins.

Santé et nutrition

Nous savons que les êtres humains n’ont pas besoin de produits d’origine animale pour vivre en bonne santé. L’existence de millions de végétariens dans le monde prouve qu’il est possible de se nourrir sainement sans prendre part au carnage. L’agriculture produit suffisamment de denrées végétales pour fournir à tous une alimentation de qualité.

La consommation mondiale de viande a été multipliée par 5 en 50 ans, augmentant également les risques de maladies cardiovasculaires.

« Les animaux que nous mangeons sont MALADES : ce sont des animaux qui souffrent au choix, d’ostéoporose, d’abcès, de septicémies, de fractures ouvertes, de plaies suintantes, de malnutrition. Et pour finir, quel genre de maladie cela va-t-il créer en vous, au bout de 20 ans, 30 ans ou demain si votre intestin ne réussit plus à gérer l’infection ? En comptant sur la chance et en estimant que l’animal n’est pas -trop- malade, la chaîne automatisée de l’abattoir aura tôt fait de le contaminer.

Côté nutrition, n’oublions pas que ces animaux dits « d’élevage » ne consomment pratiquement jamais pour ne pas dire jamais leur nourriture naturelle et ce, même si il y a une belle étiquette avec une prairie et des animaux/poules etc. collée sur l’emballage. Et si quelques vitamines se trouvent dans leur chair, c’est uniquement car on les a supplémentés à l’aide de médicaments ; pas très naturel tout ça et… forcément carencé.

Si les poules mangent des farines OGM ou issues d’animaux morts broyés, nous mangeons la même chose ! Qu’on stocke dans nos cellules graisseuses…

De la même manière, les animaux sont quasiment tous supplémentés en pesticides et antibiotiques pour accélérer leur prise de poids ; en d’autres termes, on leur donne ces molécules pour les rendre obèses et pouvoir en vendre plus au poids.

Que risque notre corps (avec une alimentation carnée) ?

  • cancer et protéines animales : les végétariens ont un taux de cancer entre 30 et 50% inférieur aux omnivores.
  • ostéoporose et produits laitiers/protéines animales : les pays où les populations ne consomment pas de produits laitiers sont ceux où l’ostéoporose n’existe pratiquement pas. De la même manière, les protéines animales provoquent une augmentation de la perte de calcium dans les urines (calciurie), ce qui favorise encore plus la survenue d’une fragilité osseuse et d’une ostéoporose.
  • cholestérol et protéines animales : supprimez les protéines animales, vous n’aurez plus de cholestérol ! (hypercholestérolémie). Les végétaliens (pas de viande/poisson/crustacés ni dérivé animal tel que produits laitiers/œufs), n’ont jamais de surplus de cholestérol, tout simplement car le cholestérol provient uniquement des produits animaux, quels qu’ils soient.
  • produits laitiers (ce sont aussi des protéines animales !) et migraines.
  • produits laitiers et infections ORL à répétition (rhumes, sinusites, bronchites, angines).
  • protéines animales et maladies auto-immunes.
  • produits laitiers et allergies. »

Propos écrits par Ludivine, interne en médecine, pour habitudes-zen.fr

Sources

Articles

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Aller plus loin 

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24 comments

  1. Ioyo says:

    À propos je ne sais pas si vous connaissez, mais il existe un jeu créé par la peta contre fkc.

    Sinon, je pense devenir végétarienne depuis un certain temps. Je crois pas que je vais tarder à faire le pas. Malheureusement, si personne ne se mobilise, on n’est pas sorti d’affaire. C’est si désespérant de savoir que des êtres « humains » peuvent traiter des animaux de la même façon juste pour de l’argent ! (je parle bien des éleveurs).

    • andrea says:

      Je suis entièrement de ton avis, les humains me dégoutent et malheureusement j’en fais partie.

      J’ai pris conscience de la surproduction et de la maltraitance des animaux depuis des années, mais je n’avais jamais vraiment fait le pas de faire un changement dans ma vie au sein de mon alimentation, il a fallu que j’en parle avec ma cousine pour que la piqure et la prise de conscience se fassent. Aujourd’hui, j’ai changé mon alimentation de A à Z et cela se fait de façon remarquable. Il y a tellement de bonnes choses dans le végétalisme, il suffit d’être curieuse pour voir a quel point, c’est un choix de vie très saine et qui aide a stoppé un humain de plus dans l’encouragement de la maltraitance des animaux.

  2. lucie says:

    Bonjour ! J’ ai lu ton article qui ne faisait que confirmer ce pourquoi je suis végétarienne. A chaque fois que je le révèle on me regarde et me prend pour une extraterrestre ( alors qu’il n y rien de plus terrestre de ne pas manger d animaux) et c est d autant plus horrible aux repas de famille où ils mangent plein d’horreur. Et lorsqu’on parle d’animal mort on te dit que « tu dis des choses bizarres « ! Grrrr et quand mes cousines de 3 et 7ans me demandent pourqjoi je suis vegatarienne ils craignent ma reponse qui les choquerait ! Comment fais tu pour la vitamine B12?

  3. benelhirondelle says:

    coucou lili,
    je viens de lire ton article, vraiment très bien.
    depuis une vidéo horrible sur la fourrure et la page fb militante de l’ auteur de cette vidéo j’ ai décidé d’ arrêter la viande.
    Habitant en bas du marché de la Seyne sur mer j’ ai la chance de pouvoir avoir des légumes frais et locaux tous les jours mais aussi les odeurs des rôtissoires :-( c’ est encore un peu difficile les souvenirs …
    Mais bon les images de ces pauvres bêtes arrivants dans ma tête me coupe toutes envies.
    de base omni j’ ai encore un peu de mal avec le fromage, les yaourts et les denrées de la mer.
    Donc je sais pas si tu auras mon message mais si tu as des tuyaux je suis preneuse ;-)
    La bise

  4. Cannelle says:

    Article très intéressant, bien écrit contrairement à d’autres que j’ai pu lire sur le même sujet.
    Après, 5 kg de céréales pour 1 kg de bœuf, je trouve cela peu, j’avais lu plutôt de l’ordre de 7-8 (peut-être pour des animaux un peu moins trafiqués, aussi…). Peux-tu me dire où tu as eu ces infos sur ce que l’on utilise comme ressource pour produire 1 kg de viande ou 1 l de lait, cela m’intéresse beaucoup.
    Puis-je te demander encore une info complémentaire ? Sur la partie traitant du fait que les végétaliens résistaient mieux aux cancers, maladies auto-immunes principalement :)
    En tout cas, pousse vert pour cet article, je le trouve bien fait. Merci beaucoup !

    • Lili says:

      Coucou Cannelle,
      Je cite toutes mes sources, je te laisse chercher.
      J’ai écrit cet article y a quelques temps maintenant et je suis désolée, je suis incapable de te répondre…
      Bises,
      Lili

  5. Christel says:

    Bonsoir Lili,
    J’ai prêté il y a quelques mois le rapport Campbell sur le point de vue santé et nutrition à mon père sur le végétalisme. Je ne sais si tu l’as lu. Je me suis dit la santé a été son domaine pendant toute sa carrière et avec une aussi large étude réalisée sur plusieurs années cela le fera peut-être réfléchir. La cause animale n’en parlons pas. Il travaille dans le milieu médical. Il vient de me dire qu’il l’a lu mais que d’autres lectures disent autre chose ou même son contraire et que de toute façon nous sommes destinés à mourir. Le seul point positif me concernant c’est qu’il ne pourra plus me parler de carences. Bref, j’essaie de diffuser les livres sur le sujet que j’ai en ma possession dans mon entourage familial et amical.
    Bon week-end!

    • Lili says:

      Tu as bien eu raison de faire cela ! Je le fais aussi mais souvent sans succès malheureusement… Je pense qu’on décide de voir la réalité ou non… Mais il ne faut pas baisser les bras et continuer à informer ! :) Je te fais des bisous ! Bonne semaine !

    • Lili says:

      Merci ma belle ! Comme je dis dans l’article, j’ai repris les éléments, mais j’ai bien fouiné, oui… :) Merci ma belle !!
      Des bisous !!!

  6. Natalie says:

    Ton article me rappelle que pendant presque 1 mois, il y a eu une pub dans le métro de Paris pour « acheter de la viande en 1 clic »… de quoi faire oublier aux citadins pressés que la viande c’est avant tout un animal mort prématurément, après une vie de souffrance et dans d’horribles conditions pour arriver en « un clic » dans leur assiette.
    Ces panneaux gigantesques m’horrifiaient tellement que je n’ai pas pu les prendre en photos. Je viens de trouver ce cliché sur le net : http://www.lafranceagricole.fr/Thumb/225/var/gfa/storage/images/actualites2/20120726_10068110_YCainjo.jpg
    BiZ et bon WK

    • Lili says:

      Re coucou !

      Je vois tout à fait de quoi tu parles. Horrible… Mais notre société veut qu’on oublie justement que de la viande c’est un animal avant tout. Question de business… :s
      Bisous !

  7. Luiatable says:

    Je confirme que LoveMEATender est vraiment un film qu’il est nécessaire de voir pour comprendre ce qu’est l’élevage industriel. Le sujet abordé en fait un bon documentaire mais pas seulement car tout est exposé de façon clair et ludique avec des animations et des témoignages. Ce documentaire a été un peu comme un déclic pour moi car c’est peu de temps après son visionnage que j’ai fait mon blog de recettes végétariennes et surtout que j’ai changé mes habitudes de consommation. Merci pour cet article Lili!

    • Lili says:

      Oui, merci Jean, c’est bien dit. :) Ce film est extra. Je l’ai acheté en double exemplaire pour diffuser autour de moi. Si ça peut changer des habitudes comme chez toi. :))) Merci et à très vite ! xx

  8. Natalie says:

    Wouah quel travail !

    Il est bon de rappeler que les animaux que les omnis mangent sont malades. C’est un argument que je ne mentionne jamais.

    Comme tu le rappelles les céréales complètes ou semi-complètes sont naturellement riches en éléments nutritifs, car elles conservent leur enveloppe protectrice du grain. Mais c’est cette même enveloppe qui concentre tous les résidus chimiques. D’où l’importance de privilégier des céréales bio.

    J’espère que nous serons plusieurs à le lire, à le diffuser car c’est une plaidoirie superbement construite, pour une alimentation respectueuse de tous les êtres vivants !

    Entre (Merci de m’avoir mentionnée, j’en suis intimidée.) !

    BiZ

    • Lili says:

      Coucou ma Nat,

      Merci pour ton commentaire, c’est très gentil. :)
      J’espère que ce message touchera des coeurs oui.
      C’est tellement une évidence pour moi de privilégier le bio que je ne le mentionne pas, LOL. :)
      Avec plaisir pour la mention, merci à toi pour ta précieuse aide.
      Bisous xx

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