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Couches lavables : j’ai essayé et j’ai adopté !

Avant la naissance de Gabriel, j’étais persuadée que j’allais me mettre aux couches lavables dès les premiers jours. Et puis bébé est arrivé, entraînant de nombreux chamboulements, et rapidement, j’ai été sous l’eau, au point de ne pas trouver le temps de me mettre en pyjama avant d’aller me coucher : j’ai porté les mêmes tenues jour et nuit pendant plus d’un mois ! Les couches lavables n’étaient plus en tête de ma liste des priorités, sur laquelle figurait désormais tout en haut “parvenir à me doucher et à manger deux repas dans la journée”.

Couches lavables

Pourtant, moi qui ai à cœur de bien faire en matière d’écologie, en bonne élève que je suis donc, j’étais (et je le suis toujours) convaincue que les couches jetables, même celles dites “écologiques” (comme les Tidoo que j’achetais), généraient bien trop de déchets. Et si j’ai rapidement adopté les lingettes lavables (les gants de toilette quoi !), je jetais tout de même 5 à 6 couches par jour. Or, une couche jetable c’est du polypropylène et du benzol fabriqués à partir d’hydrocarbures, du cellulose et du chlore, des polychlorodibenzo-furanes et du tributyle étain qui perturbent le système immunitaire et hormonal, des cristaux de polyacrylate de sodium non biodégradables, de l’électricité, du transport, une gestion des déchets… Des termes qui font frémir et une logistique qui fait pâlir.

Couches lavables

Une couche jetable met 500 ans à se désintégrer dans l’environnement, contre 6 mois pour le voile d’une couche lavable. Par ailleurs, ces dernières permettent de réduire son budget couches mais aussi d’aider bébé à être propre plus rapidement (quand bébé urine dans sa couche lavable, il ressent immédiatement l’humidité, ce qui n’est pas confortable pour lui et le motive à vouloir faire autrement). + d’infos : “Les couches lavables, est-ce vraiment écologique ?”

Couches lavables

À ses 3 mois, j’ai proposé à Gabriel une couche lavable qu’on m’avait prêtée. Ce fut un désastre !! Non seulement les fesses de mon nourrisson étaient trempées au bout d’une heure mais son popotin était tellement gros dans ce morceau épais de tissu que je peinais à refermer son body ! J’ai donc laissé tomber, pensant ne jamais y revenir… Et puis pour être honnête, je n’y comprenais pas grand-chose : voiles, boosters, inserts, TE2, TE3, à poche, intégrale, fabrication française ou polonaise : le choix est bien trop vaste (comme dans beaucoup de domaines de nos jours) !!

Couches lavables

Quelques mois plus tard, je suis tombée sur un reportage qui mettait en avant la location de couches lavables. Séduite par le concept, j’ai surfé sur les sites des différentes entreprises qui proposaient la location de couches certes, mais également la possibilité de tester différentes marques et de racheter les couches à prix d’occasion. J’ai évalué mes besoins : Gabriel avait 6 mois passés, je savais désormais combien de couches il utilisait par jour, combien de cacas j’allais récolter en moyenne dans une journée ainsi que leur consistance (je ne pensais pas pouvoir parler caca / pipi avec autant d’aisance avant de devenir maman !), combien de lessives je réalisais dans la semaine… Et puis désormais, mon bébé était rentré dans la taille de couches 7 à 13 kg. Je me sentais plus sereine à l’idée d’introduire une nouveauté dans notre routine. J’utiliserai les couches lavables à la maison mais en week-end ou en déplacement, je ressortirai mes Tidoo afin d’alléger la logistique.

Couches lavables

Me restait à choisir l’entreprise à qui j’allais accorder ma confiance. Au final, j’ai opté pour Ma Petite Couche et la location de couches de la marque française Hamac. Mes recherches m’avaient conduite à penser que cette entreprise était au top et puis nous utilisions déjà leur maillot de bain lavable pour la mer et la piscine. Le mode d’emploi des couches était compréhensible, les fuites semblaient plutôt rares et la possibilité de ne pas laver la couche à chaque change (mais seulement l’insert et le voile) me séduisait. Les couches que j’ai reçues via Ma Petite Couche, parfaitement emballées et accompagnées d’une notice détaillée, étaient par ailleurs bleu turquoise : ma couleur préférée ! Mon test commençait bien.

Couches lavables

Durant ma grossesse, j’ai regardé à plusieurs reprises l’émission de la 5 “La Maison des Maternelles”. J’étais tombée sur un chouette reportage dans lequel on voit Philippe et la conciergerie qu’il a lancée en région parisienne en 2017. Le jeune père de famille a fondé son entreprise de location de couches réutilisables et écologiques, dépourvues de substances chimiques. Tout parent, où qu’il habite en France, peut commander un “coffret découverte” d’un mois et ainsi déterminer si les couches lavables peuvent convenir à la famille.

Couches lavables

Libre à lui ensuite de les racheter à prix d’occasion ou bien d’opter pour un système de location à la semaine, ce qui permet d’avoir toujours la bonne taille de couche pour son bébé. Philippe invite également les Parisiens à bénéficier de son offre de conciergerie : pas besoin alors de laver les couches, son équipe s’en charge ! Pendant toute la durée de l’abonnement, le lot de couches lavables est dédié uniquement à son enfant et ne circulera pas auprès d’autres familles. Je ne sais pas vous, mais personnellement, je trouve le concept fantastique !!

Couches lavables

Si j’ai opté pour Ma Petite Couche, c’est que j’avais besoin d’être accompagnée dans ma démarche de couches lavables. J’avais une multitude de questions (combien de couches ? quelle taille ? combien de voiles ? d’inserts ? de boosters ? et puis c’est quoi un booster ? y a-t-il des risques de fuites ? etc.) et Philippe a su trouver les réponses en se montrant à l’écoute et disponible. Nous avons testé les couches pendant un mois et j’ai pu trouver une solution adaptée à mes besoins en rachetant mon lot de couches avec lesquelles j’étais désormais à l’aise et Gabriel aussi. Du reste, mon mari, sceptique au début, s’est laissé rapidement séduire lui aussi. Il faut dire qu’on se faisait un peu une montagne des couches lavables et qu’on s’est rapidement rendu compte que c’était facile et pratique.

Couches lavables

À ma grande surprise, je ne fais pas plus de lessives qu’avant. De toute façon, depuis la naissance de Gabriel, la machine tournait assez souvent…! Au contraire, les couches lavables complètent bien mes machines parfois en manque de quelques vêtements. Avec le nombre de couches, d’inserts et de voiles suggéré par Ma Petite Couche, j’ai de quoi faire pour 3-4 jours. Je change Gabriel toutes les 3 heures pour qu’il se sente bien et pour éviter toute fuite éventuelle en cas de gros pipi (c’est arrivé plusieurs fois, je ne vais pas vous mentir, comme avec les couches jetables du reste). Je glisse alors mes tissus dans un sac adapté que m’a fourni l’entreprise. Pas besoin de changer la couche à chaque fois. En cas de caca, je jette le voile biodégradable souillé dans la poubelle (pas dans la cuvette des WC !). Je peux également le laver à plusieurs reprises. Un lavage à 40° fait amplement l’affaire.

Couches lavables

Pour faciliter mon organisation, je plie mon linge propre le soir, quand Gabriel dort. Je prépare alors mes couches : absorbant, booster si besoin, voile polaire, voile biodégradable (que j’appelle change), que je glisse ensuite dans mes couches. Comme j’ai 14 changes pour 7 couches, je mets les 7 autres changes de côté, déjà assemblés, prêts à être glissés dans une couche dès le lendemain matin. Ainsi, bébé n’est pas là à râler sur la table à langer, attendant que j’assemble mes tissus !

Couches lavables

Quand je sors, je glisse un absorbant, un voile polaire et un voile biodégradable dans une pochette imperméable. Quand vient le moment de changer Gabriel, je mets les tissus mouillés dans la pochette et j’insère mes changes dans la couche. Et puis j’en profite pour faire la démo à mes copines !! Ce qui est certain, c’est que désormais, mon visage s’illumine quand on parle de couches entre nous. Fut un temps où je devenais folle devant des robots culinaires, désormais je m’extasie devant des absorbants en microfibres ou en coton. Alors certes, je génère encore bien trop de déchets à mon goût, mais je suis contente d’avoir trouvé une solution pour les fesses de Gabichou (le petit nom de Gabriel).

Couches lavables

À gauche, c’est la couche, à sa droite le voile polaire. Tout à droite c’est l’absorbant, et en haut le voile biodégradable.

Couches lavables

Tout en dessous, on place l’absorbant, que l’on a replié en 3. Dessus, on place le voile polaire, puis le voile biodégradable.

Couches lavables

On insère le change dans la couche et on met sur les fesses de bébé comme une couche classique. On referme la couche avec des scratchs.

Cet article n’est pas sponsorisé – Depuis son écriture, nous sommes repassés aux couches jetables, dites “écologiques”, pour plusieurs raisons.