Épisode n°8 : Juger ses pensées

Aujourd’hui, nous allons parler de nos pensées et de la manière dont nous nous permettons parfois de les juger. Vous savez, ces moments où l’on se rend compte qu’on est en train de se critiquer dans sa tête… C’est à cette partie de votre cerveau que je m’adresse ce matin.

Bonne semaine, bonne écoute et à bientôt !

 

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J’écoute l’épisode 8

 

 

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Transcription du podcast

Bonjour et bienvenue dans votre émission bien-être Vert ma Vie. Merci de me retrouver aujourd’hui encore pour un épisode en podcast. Aujourd’hui, nous allons parler de nos pensées et de la manière dont nous nous permettons parfois de les juger.

Vous savez, ces moments où l’on se rend compte qu’on est en train de justifier, d’excuser, de blâmer, de râler, de se mentir, de s’auto-saboter… le tout dans sa tête, sans prononcer un mot à haute voix, le tout bien structuré cependant dans son cerveau.

Des pensées, on en aurait entre 40 000 et 60 000 par jour. Honnêtement, je ne sais pas qui a compté ça, ni comment, mais toujours est-il que ce nombre ne m’étonne pas vraiment. La première fois que je me suis essayée à méditer, j’ai été effrayée par toutes les phrases qui circulaient dans ma boîte crânienne et j’ai mis du temps à reprendre la position du lotus, de peur que ça ne recommence.

Manque de bol pour moi, je n’ai pas eu besoin d’un coussin de méditation pour prendre conscience de mes nombreuses pensées qui déferlent telles les vagues de l’océan, tantôt douces, tantôt plus violentes, me rappelant à l’ordre relativement souvent tout de même.

C’est à ces dernières que je m’adresse ce matin. Le Larousse définit une pensée comme l’ « idée, représentation psychique ayant une valeur plus ou moins affective », une « Façon de juger, de penser ; intention, opinion », ou encore un « Ensemble d’idées propres à quelqu’un, à un groupe, etc. ».

Pour moi, c’est une véritable voix à part entière dans ma tête. Ma pensée m’accompagne partout, à tout moment de la journée. Parfois, la nuit, elle me réveille. Pas souvent heureusement.

En soi, elle ne me dérange pas vraiment. Son rôle est même d’assurer ma survie. Après tout, dans un monde peuplé de dangers, à l’époque où un humain sur dix atteignait l’âge de 40 ans, au temps de la faim, du froid et des prédateurs, il fallait pouvoir rapidement déterminer si l’ombre aperçue derrière un buisson était celle d’un ami ou d’un tigre à dents de sabre. Au hasard. C’est ainsi que l’un des outils les plus précieux dont on disposait pour pouvoir anticiper le danger, c’était notre cerveau.

Aujourd’hui, le principal organe de notre système nerveux est également celui qui nous fait le plus souffrir. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime à plus de 350 millions de personnes qui souffrent de dépression dans le monde. En 2017, en France, près d’un adulte de 18 à 75 ans sur dix avait déclaré avoir vécu un épisode dépressif ayant eu un retentissement sur ses activités habituelles au cours des douze derniers mois.

Et puis, bien sûr, sans aller jusqu’à parler de dépression, il y a tous ces moments relativement fréquents empreints de stress, d’angoisse, de doute, de peur…

Si la méditation est une activité de plus en plus plébiscitée, c’est qu’elle permet d’apaiser les tensions que bon nombre d’entre nous ressentons régulièrement. Elle nous encourage à nous asseoir en silence, à laisser les phrases virevolter, à s’autoriser à être spectateur de notre mental plutôt que de le subir, encore et toujours. Je ne compte pas le nombre de fois où j’ai posé mes fesses sur un zafu ou un banc, le dos droit, les yeux fermés, les paumes des mains posées sur les cuisses, pleine de bonne volonté, à vouloir y arriver moi aussi. La plupart de mes séances de méditation se sont cependant terminées par un soupire de frustration. Je venais une fois de plus de râler intérieurement pendant 5 minutes.

C’est que demander à ma tête de faire un break dans une journée bien remplie, c’est quelque chose qui n’est pas naturel pour moi. Pour beaucoup d’entre nous d’ailleurs. Et observer toutes les pensées qui se bousculent, comme ça, sans rien faire, c’est au-dessus de mes forces. Alors plutôt que de méditer, je suis attentive à mes mains lorsque je découpe des légumes ou quand je me brosse les dents. J’essaye de poser mon attention sur la tâche que je suis en train d’accomplir, comme une sorte de méditation en mouvement.

Je marche aussi en conscience comme on dit. Un pied, puis l’autre, la poitrine qui se gonfle d’air, l’expiration sur laquelle je m’attarde, le vent que je sens caresser ma peau, le soleil qui chauffe mes bras. Ce qui me fait le plus grand bien cependant, c’est quand j’écris dans mon journal, le matin au réveil. Parfois, je gribouille dans mon carnet dans la journée et le soir. Je note ce qui me traverse l’esprit, sans m’arrêter sur les mots. Sans juger les pages noircies.

Ne pas critiquer. Me donner la permission d’être. Récemment, je me suis interrogée sur les croyances que j’avais au sujet du corps humain, et plus précisément le corps des femmes. Et je me suis tapée sur les doigts parce que ce que j’ai trouvé en creusant un peu, c’est des images de silhouettes retouchées, érigées au rang de « norme » par notre société occidentale moderne.

Depuis de nombreuses années maintenant, j’essaye de me détacher des diktats de la minceur, de la beauté telle qu’elle est définie par l’industrie de la mode, souhaitant me tourner vers ce que moi j’estime beau. Cependant, ayant grandi en France à la fin du 20e siècle/début du 21e, je ne peux qu’avoir été impactée par la grossophobie dans laquelle je baigne depuis toujours, et pas que bien entendu.

Malgré tous nos efforts pour nous sortir des carcans de la vie moderne, il subsiste des « il faut que je sois comme ça », « je dois me comporter ainsi ». Et ces ordres-là, je les méprise. Je ne les veux plus chez moi. Ils m’enferment. Vont à l’encontre de mes valeurs, de ce que je crois au plus profond de moi. Alors je les condamne. Et quand je surprends des messages de ce type dans ma tête, je peste contre moi-même.

Quelle ironie n’est-ce pas ? Car je me juge de juger. Lorsque je déteste tous les «phobes» programmés inconsciemment dans mes systèmes de croyance, je deviens «auto-phobe ». Je suis moi-phobe dans ces moments-là. Je ne peux pas espérer dissoudre le jugement en ajoutant plus de jugement. C’est comme essayer de couvrir une tache sur une chemise en l’aspergeant de café.

Je ne suis PAS mes pensées ou mes sentiments. Je ne suis PAS le contenu de mon cerveau. Je suis le bel humain qui a le cerveau. Je suis l’observatrice des phrases qui me traversent l’esprit. Je n’ai pas besoin de m’identifier à chaque idée qui me vient à l’esprit. Si je le fais, je vais m’empêtrer dans toutes les paroles qui se forment dans ma tête, les 60 000 par jour, et freiner cet élan de libération des pensées qui ne m’appartiennent pas que j’ai mis en marche il y a près d’une décennie.

Et vous, quand vous jugez vous durement pour ce que vous pensez en général ou dans l’instant ? Repérez-vous toutes ces fois où vous êtes exaspéré-e contre vous-même ? Parce que vous avez le sentiment peut-être de ne pas être raccord avec la personne que vous souhaitez être ? Que vous identifiez des peurs qui appartiennent à vos parents ? Des injonctions qui viennent de la société dans laquelle nous vivons ? Ou encore des doutes, des chagrins, des triomphes qui ne sont tout simplement pas les vôtres ?

Apprendre à se connaître, s’interroger sur ce que l’on veut penser délibérément, remettre en question ce qu’on nous a transmis, et être tendre envers soi-même quand on s’aperçoit qu’on n’est pas encore là où on aimerait être, qu’il nous reste du chemin pour parvenir à incarner le changement que l’on veut voir dans le monde, pour reprendre la célèbre phrase de Gandhi, c’est essentiel pour continuer à avancer justement.

Bonne semaine, à bientôt.

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Alice, alias Lili, maman d’une petite tornade, humaine imparfaite, auteure et coach bien-être.

Je partage sur mon blog des p’tits plats et desserts végétaliens/sans gluten du quotidien pour tous, quel que soit votre régime alimentaire, pour une cuisine alternative gourmande et facile, sans étiquettes ni prise de tête. Que vous ayez envie de plus de vert dans votre vie, de repas plus respectueux de votre corps et de la planète, ou simplement d’instants gourmands légers, vous êtes au bon endroit.

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Coach de vie certifiée et conseillère en naturopathie spécialisée dans la sphère digestive, je suis formée à la gestion des Troubles du Comportement Alimentaire, à l’accompagnement, ainsi qu’à la nutrition.

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