Episode n°24 : Victime ou héros ?

“Comme beaucoup de cerveaux, le mien aime beaucoup monter n’importe quelle petite situation en mayonnaise.

Un embouteillage, un enfant qui ne veut pas enlever son manteau ni ses chaussures, un frigo qui se vide de ses yaourts trop rapidement, une connexion internet pas très stable, un projet de tricot qui n’avance pas, sans compter la pile des livres à lire qui s’accumule ou encore un besoin d’affection parfois étouffant de mon chat…

Mon cerveau primitif chope n’importe quel sujet pour le transformer en feuilleton façon « Les Feux de l’Amour ».

Cela évoque quelque chose en vous ? C’est bien normal !

Dès notre plus jeune âge, on nous apprend que la raison pour laquelle on se sent triste, en colère, déçu, joyeux… c’est à cause ou grâce à un parent, un copain, un parc qu’on ne veut pas quitter, puis un conjoint, un employeur, notre poids et nos formes, nos rides, notre salaire, nos maux et nos symptômes, etc.”

Et s’il était possible d’envisager le monde autrement ?

Bonne écoute et bonne semaine !

 

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J’écoute l’épisode 24

 

 

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Transcription du podcast

Bonjour ! Quelle joie pour moi de vous retrouver ce matin pour un épisode de podcast Vert ma Vie tout frais !

Le thème de la semaine c’est : victime ou héros. Et l’ironie veut que le jour où je m’attèle à l’enregistrement de cet épisode, je râle parce qu’il y a encore des travaux sur la route de la crèche de mon fils et que je viens de passer plus de 30 minutes coincée dans ma voiture à cause d’une circulation alternée. Je viens de me plaindre de la fréquence des travaux sur cette route à la directrice de la crèche et à ma mère. Et franchement, j’aurais pu continuer toute la matinée, voire toute la journée si je ne m’étais pas posée pour faire le point dans ma tête.

Je m’assois, je respire, tout va bien. Ce n’est qu’un retard dans mon emploi du temps.

Comme beaucoup de cerveaux, le mien aime beaucoup monter n’importe quelle petite situation en mayonnaise. Un embouteillage, un enfant qui ne veut pas enlever son manteau ni ses chaussures, un frigo qui se vide de ses yaourts trop rapidement, une connexion internet pas très stable, un projet de tricot qui n’avance pas, sans compter la pile des livres à lire qui s’accumule ou encore un besoin d’affection parfois étouffant de mon chat… Mon cerveau primitif chope n’importe quel sujet pour le transformer en feuilleton façon « Les feux de l’amour ».

Cela évoque quelque chose en vous ? C’est bien normal ! Saviez-vous que de nos 50 000 et quelques pensées par jour, 80% sont tournées vers nous-même ? Ce n’est pas pour rien que le 2e des « 4 accords toltèques » de Don Miguel Ruiz est  « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle ». Si vous n’avez pas encore lu les « 4 accord toltèques », je vous recommande fortement de vous procurer ce petit livre devenu culte tant la sagesse qui s’en dégage est une promesse « de liberté, de bonheur et d’amour ».

Lorsqu’il est en mode « par défaut », notre cerveau et son système de communication s’appuient sur ce que le Docteur Stephen Karpman, figure de l’analyse transactionnelle, a mis en lumière en 1968 avec l’étiquette de « triangle dramatique ». Ce triangle bien connu symbolise et met en évidence un scénario relationnel typique entre trois rôles : la victime, le persécuteur – appelé parfois bourreau, et le sauveur. Ces rôles sont symboliques, une même personne pouvant changer de rôle à plusieurs reprises et régulièrement.

  • La Victime est celui ou celle qui se sent persécuté(e).
  • Le Persécuteur est celui ou celle qui prend pour cible la future victime.
  • Le Sauveur est celui ou celle qui vous vient en aide (vous veut du bien).

Ce jeu psychologique est renforcé par notre société qui trouve souvent un fautif à pointer du doigt afin de nous vendre une solution en réponse à notre problème.

Dès notre plus jeune âge, on nous apprend que la raison pour laquelle on se sent triste, en colère, déçu, joyeux… c’est à cause ou grâce à un parent, un copain, un parc qu’on ne veut pas quitter, puis un conjoint, un employeur, notre poids et nos formes, nos rides, notre salaire, nos maux et nos symptômes, etc.

Si maman est en colère, c’est parce que tu as jeté ton assiette par terre, si papa est triste c’est parce qu’il n’a pas gagné son tournois de tennis, si la maîtresse est déçue c’est parce que tu n’as pas réussi ta dictée, si je me dégoûte c’est parce que je mange mal, si parce que je suis désespérée, c’est parce que j’ai mal au ventre tous les jours, etc.

Nous attribuons nos émotions à nos circonstances, nous confions notre bien-être émotionnel à une situation que l’on ne peut contrôler : les travaux sur la route, un mal de crâne, une vendeuse mal aimable, un follower grincheux…

Si vous avez suivi mon exercice de la semaine dernière, vous avez peut-être repéré tous les petits moments dans votre quotidien dans lesquels vous venez glisser de l’apitoiement sur vous-même. L’idée, c’était de relever ces instants de tous les jours sans jugement, simplement en tant qu’observatrice de votre vie intérieure.

Quand avez-vous rejeté votre émotion sur l’événement et quand avez-vous soulevé que la raison pour laquelle vous étiez frustrée par exemple, c’est parce que vous pensiez être coincée ? Et puis à l’inverse, quand quelque chose a fonctionné en votre faveur, avez-vous attribué la réussite aux conditions : le client était enthousiaste alors il a acheté, les élèves étaient coopératifs alors ils n’ont pas mis le bordel en classe, ma fille était de bonne humeur alors les courses se sont faites sans encombre… et quand avez-vous attribué ce succès à vos pensées ?

En parlant de shopping, j’ai envie de vous revenir avec vous sur une séance courses avec mon petit garçon qui été assez épique, durant laquelle j’ai rencontré tout un panel d’émotions : nous cherchions lui et moi une certaine marque de jus de fruits dans un rayon de supermarché. Manque de pot, ce dernier était collé à une sélection de jeux et jouets, et notamment un énorme camion de pompier sur lequel Gabriel, 3 ans, s’est immédiatement jeté.

Dans sa tête, c’était clair : il repartirait avec l’engin. Dans la mienne, c’était très clair aussi : nous repartirions sans l’engin. Je vous épargne la looongue scène dans laquelle mon fils a négocié, j’ai négocié, expliqué, apaisé, câliné, froncé des sourcils, secoué le doigt, remis à plus tard… La vérité, c’est que je me sentais coincée. Je ne savais pas comment nous sortirions tous les deux de ce magasin sans ce fichu camion rouge !

J’ai trouvé de nombreux responsables à cet épisode difficile pour moi à gérer : Gabriel tout d’abord, le magasin ensuite, les autres personnes qui faisaient leurs courses également, notre emploi du temps qui n’avait pas permis de faire nos achats ailleurs, et enfin, ma cible préférée : moi-même.

Lorsque j’ai relaté l’événement à une amie, elle m’a donné PLEIN d’idées pour une prochaine fois, comme avoir toujours un jouet que mon fils adore avec moi quand on fait les courses, faire appel à une hôtesse de caisse ou quelqu’un du magasin et lui demander d’expliquer à mon fils que le camion n’est pas à vendre par exemple.

Ce matin-là cependant, j’étais dans mon émotion, coincée, et j’étais incapable d’accéder à ma créativité. Lorsque l’on se sent encerclée, les hormones du stress montent et on adopte une attitude de survie, en mode je me bats, je m’enfuie ou je reste paralysée sur place. Personnellement, c’est souvent cette dernière action qui l’emporte avec moi. Quand je suis en situation de stress, je me fige.

Ce que j’aurais pu faire à la place, avec plus de recul, et justement, pour m’aider à prendre de la distance par rapport à la scène, c’est de simplement remarquer les pensées qui créent mes émotions. Quand on se sent impuissant, c’est souvent parce qu’on s’identifie à une victime. On se plaint, on ressent une faiblesse qui génère un inconfort tel que nos hormones de stress ne font qu’un tour et nous voici pleurant, hurlant, tapant du pied ou prenant nos jambes à notre cou.

Quand quelque chose d’inattendu se produit et que vous qualifiez la situation de « mauvaise », ce qu’il faut vous rappeler c’est que tous les problèmes sont dans votre esprit. Le problème est une pensée. L’affaire en question est un problème dès lors que vous la pensez comme telle. C’est ainsi que les travaux sur la route de ce matin étaient un problème pour moi mais pas pour la directrice de la crèche qui n’emprunte pas ce chemin, ni pour ma mère qui est bien plus détendue que moi dans les bouchons.

La raison ? Une pensée différente de la mienne. Derrière moi, au volant ce matin, se trouvait la maman d’un petit camarade de crèche de mon fils. Elle prenait son petit déjeuner tranquillement, pour faire passer le temps. Clairement, nous n’avions pas les mêmes phrases qui nous traversaient l’esprit à ce moment-là, et donc nous ne ressentions pas les mêmes émotions.

Toute notre puissance réside dans le fait de vraiment comprendre que n’importe quelle situation est neutre et que nous pouvons contrôler ce que nous en pensons. Mieux : nos pensées sont toutes des options que nous choisissons ensuite d’enfiler, ou non. Travaux sur la route n’égale pas énervement. Fils hurlant dans le supermarché n’égale pas colère. Brûlures d’estomac n’égalent pas désespoir.

Quand nous nous concentrons sur ce que nous pouvons réellement contrôler, c’est-à-dire nos pensées et nos émotions, ainsi que nos actions, nous reprenons la place du conducteur. Celui que l’on espère toutes et tous avoir lorsque l’on monte à bord du TGV : à l’aise, serein, confiant.

Face à un contexte challengeant pour vous, décidez comment vous voulez vous sentir. Une très bonne question à se poser est : qui ai-je envie d’être dans ce moment ? Ai-je envie de me poser en victime, ou est-ce que je souhaite être le héros de ma propre histoire en restant ouverte aux solutions ? Lorsque l’on se sent frustré, confus, perdu, coincé, on bloque l’accès à sa créativité. Alors que quand on ressent de la curiosité, de la compassion, de la confiance, de la détermination, on se donne les moyens d’agir en accord avec nos valeurs. On avance dans une direction qui nous sert plutôt qu’une nous plombe.

Que ce soit dit et redit : discuter avec la réalité n’apporte aucun avantage. Argumenter avec ce qui est n’apporte aucun avantage. Ce qui est, est. C’est inévitable : nous rencontrons des obstacles dans nos vies, et ces obstacles font partie de la route. Ils sont censés arriver. Ils font partie du processus humain. Quand je les rencontre, je peux me demander : quelle est l’opportunité pour moi ici ? Que puis-je apprendre ? Comment puis-je utiliser cela pour me rendre plus forte ? On décide toujours de l’histoire que l’on veut raconter et de comment on la raconte. Alors, la prochaine pour vous, ce sera l’histoire de la victime ou du héros ?

Bonne semaine et à bientôt.

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4 réponses

  1. Merci beaucoup pour cette vision très éclairée et ta justesse ! C’est la pièce de puzzle dont j’avais besoin. Thank u, thank u.

  2. Merci Lili pour toutes ces recettes ! Je me reconnais en vous et je pioche avec allégresse dans vos conseils pour aller mieux chaque jour un peu plus.
    Un grand merci

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Alice, alias Lili, maman d’une petite tornade, humaine imparfaite, auteure et coach bien-être.

Je partage sur mon blog des p’tits plats et desserts végétaliens/sans gluten du quotidien pour tous, quel que soit votre régime alimentaire, pour une cuisine alternative gourmande et facile, sans étiquettes ni prise de tête. Que vous ayez envie de plus de vert dans votre vie, de repas plus respectueux de votre corps et de la planète, ou simplement d’instants gourmands légers, vous êtes au bon endroit.

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Coach de vie certifiée et conseillère en naturopathie spécialisée dans la sphère digestive, je suis formée à la gestion des Troubles du Comportement Alimentaire, à l’accompagnement, ainsi qu’à la nutrition.

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