Episode n°26 : D’où viennent nos habitudes ?

D’où viennent vos habitudes ? Le savez-vous ? Pourquoi toujours ce café le matin ? Comment se fait-il que je ne parvienne pas à arrêter de tirer sur cette petite peau autour de mon index alors que je suis en train de me faire mal ? Et pourquoi quand mon fils refuse de quitter un lieu, ça me met hors de moi ? Ce matin, je vous emmène dans l’univers fascinant de nos petites et grandes manies…

Bonne écoute et bonne semaine !

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J’écoute l’épisode 26

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Transcription du podcast

Bonjour et bienvenue dans votre Podcast bien-être Vert ma Vie. Je suis Alice et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi il est difficile pour certain-e-s d’entre nous de mettre fin à une habitude, mais surtout, comment il est possible d’arrêter de boire, de fumer, de grignoter ou encore de se ronger les ongles, si bien sûr, on le souhaite.

Personnellement, c’est un travail que j’invite toute personne à faire tant il est puissant et nous apprend sur nous-même. Donc écoutez bien !

La semaine dernière, je vous expliquais le fonctionnement de notre cerveau qui ne se fait pas prier dès lors qu’une tâche doit être automatisée. Je vous parlais du cerveau primitif et du néocortex, deux parties de notre cerveau qui ont chacune une fonction principale.

Le cerveau reptilien, ou primitif, est le siège de la mémorisation. Il assure nos besoins fondamentaux : respirer, digérer, se reproduire… de la manière la plus efficace qui soit. Son ultime but : nous maintenir en vie. Sa programmation est si efficace que nos réponses sont souvent immédiates. Pensez à la conduite par exemple : les premières fois que vous avez démarré une voiture, je suis certaine qu’il vous fallait vous concentrer pour guider le volant, appuyer sur les pédales au bon moment, jeter régulièrement un coup d’œil dans le rétroviseur… et qu’aujourd’hui, il vous arrive de parvenir à votre destination sans même trop savoir comment vous avez fait, tant vous étiez perdu-e dans vos pensées.

Peut-être étiez-vous branché-e à votre cerveau nouveau, le néocortex, qui lui, raisonne. Le néocortex, et en partie la région préfrontale, aspire à un job, une vie de famille, un voyage, une nouvelle amitié… C’est lui qui s’occupe de planifier votre semaine, de comprendre un exercice mathématique, d’avoir une conversation enflammée sur le microbiote intestinal, par exemple. Son objectif à lui : que vous viviez la vie de vos rêves.

Quand vous avez le sentiment qu’il y a plusieurs personnes dans votre tête, vous n’avez pas tort ! En réalité, ce sont le cerveau reptilien et le néocortex qui discutent. Le reptilien veut vous garder à l’abri, dans la grotte, alors il négocie, trouve des excuses, projette des peurs… tandis que le néocortex nous invite à bouger pour prendre soin de vos intestins et de articulations, à lire un livre de développement personnel ou de cuisiner un repas qui vous fera du bien, avec du quinoa plutôt que des frites.

Le reptilien lui… il a la flemme. Le yoga, c’est un effort, et il veut conserver de l’énergie, des fois qu’un tigre à dents de sabre surgisse d’on ne sait où. Sa mission à lui ? Ressentir du plaisir, éviter la souffrance et faire ces deux choses de la manière la plus efficace possible, sans trop dépenser d’énergie. C’est pourquoi, le combo canapé/Netflix/cookies lui plaît assez. Au chaud, dans son appart’, avec du sucre dans la bouche, et pourquoi pas la main dans le pantalon, il est content. Aucune mise en danger, aucun risque à l’horizon, on remonte les réserves d’énergie et on satisfait ses besoins primaires. Tant qu’on est en vie, peu importe tout le reste.

Savoir ceci est CRU-CIAL. Et je ne comprends pas qu’on ne nous enseigne pas la théorie du cerveau tri-unique à l’école. Oui, parce qu’il y a un troisième cerveau, le limbique. Lui, j’en parle moins parce qu’il s’occupe de nos émotions principalement, ainsi que du contrôle du système endocrinien qui participe à la libération d’hormones. Il fixe aussi les apprentissages. Il fait le lien, quelque part, entre le primitif et le préfrontal. Pour schématiser.

Alors certes, depuis la mise en lumière du cerveau tri-unique par Paul MacLean en 1952, il y a eu des discussions et des remises en question. Mais grosso modo, on sait que notre cerveau est complexe et qu’à l’intérieur cohabitent les structures héritées de l’évolution des espèces.

J’aime appeler mon cerveau reptilien Suzette, du prénom de ma grand-mère que j’aime tant. C’est une manière pour moi de penser souvent à elle, depuis son décès, et aussi de me rappeler que cette partie de moi veut véritablement mon bien. Ma grand-mère était toujours derrière nous à nous prier de faire attention, de porter un chapeau et de la crème solaire, de ne pas nous baigner après le déjeuner, ou de terminer la boîte de chocolat. Elle se faisait du souci pour tout et tout le monde, et nous la taquinions souvent à ce sujet.

Mon préfrontal, c’est Lili. C’est la petite fille en moi qui se voit tour à tour maîtresse, chanteuse, astronaute et pompière, qui se veut amoureuse, épanouie et heureuse. Elle a de l’ambition, Lili, et n’a pas peur de montrer au monde tout ce qu’elle est, sans honte ni jugement.

Ce qu’il faut également comprendre, c’est que Suzette, notre cerveau primitif, donc, se base sur le fait qu’on soit encore en vie aujourd’hui pour avancer. Comme ma grand-mère, il reste dans le passé, entouré de photos et de souvenirs. Et si nous sommes sains et saufs ce matin, c’est que ce que l’on a fait jusque-là, ma foi, c’est plutôt réussi. Y compris la clope, les soirées arrosées, le troisième pain au chocolat et cette relation qui n’a pas de lendemain.

C’est pour cela que ça argumente sévère dans notre tête ! Parce que Lili, elle, n’est pas d’accord avec Suzette ! Ce type c’était un abruti, comme les autres, le mal de ventre après le petit-déj’, c’est tout pourri, comme la gueule de bois et le teint gris. Elle voyait plus grand, Lili, pour nous et là, clairement, Suzette l’empêche de percer à Broadway.

Sauf que Suzette, la maline, elle a mis en place une super stratégie pour nous clouer sur place, histoire de ne pas prendre le risque de croiser un lion ou un virus en allant se promener : elle nous envoie des shoots de bien-être dès lors qu’on satisfait un besoin vital.

Comme l’instit’ qui donne un bon point après un comportement qu’elle juge acceptable, notre cerveau nous balance de la dopamine quand on coche les cases respirer, boire, manger, éliminer, se protéger du froid et de la chaleur, être en sécurité, dormir, se reproduire. Et je rajouterais même sociabiliser : car l’être humain étant grégaire, il se regroupe pour garantir sa protection, sa survie (merci Facebook et Instagram).

La dopamine, c’est les papillons à l’intérieur quand quelqu’un « like » notre photo sur les réseaux sociaux, quand on glisse dans sa bouche un morceau de chocolat, quand on boit de l’eau fraîche en plein été, quand on fait l’amour ou qu’on se colle au radiateur en plein hiver…

C’est un neurotransmetteur qui nous signale « encore », et qui entre en jeu dans le circuit de la récompense. Circuit qui a beaucoup fait parler de lui depuis Pavlov et ses chiens. Vous connaissez sûrement l’histoire, non ? Le médecin et physiologiste russe a développé la théorie au tout début du 20e siècle selon laquelle les réactions acquises par apprentissage et habitude deviennent des réflexes lorsque le cerveau fait les liens entre un signal et l’action qui suit. Il est parvenu à cette conclusion en soumettant ses chiens à l’expérience suivante : dès qu’il leur apportait de la nourriture, il sonnait une petite cloche, les chiens salivaient. Bientôt, ces derniers salivaient au simple son de la cloche, sans nourriture à disposition.

Si nous ne sommes pas des Canidés, nous fonctionnons de la même façon dans bien des domaines, puisque l’anticipation d’un repas ou d’une partie de jambes en l’air peut suffire à nous stimuler.

Les personnes qui décrètent ne pouvoir démarrer la journée sans un café ou deux témoignent d’un bel exemple de conditionnement. Jusqu’à l’âge adulte, elles étaient parfaitement capables d’avoir une matinée remplie sans caféine. Seulement, un jour, elles ont indiqué à leur cerveau que le café pouvait leur donner une dose d’énergie supplémentaire. Ni une ni deux, ce dernier a noté le lien de cause à effet, l’a vérifié quelques fois, puis l’a inscrit dans son petit carnet des choses-qui-marchent-plutôt-bien-pour-assurer-notre-survie.

Idem avec la cigarette qui permet de relâcher la pression quelques minutes, les ongles que l’on grignote entraînant une baisse de notre niveau d’anxiété, le verre de vin qui apaise les tensions ou encore le petit pot de glace qui fait frémir les papilles le temps… d’un court instant.

  • Je vois une bouteille de vin rouge sur la table ou bien je songe à un ballon de rouge.
  • Je pense : « hum, j’aimerais bien un verre, c’est la fin de journée, je l’ai mérité, c’est mon moment à moi, ça va me détendre, et puis ce sera cosy, siroté dans le canapé… »
  • Je ressens du désir.
  • Je me sers un verre de vin rouge. Dans mon corps, tout s’apaise immédiatement.
  • Petit shoot de dopamine qui vient confirmer ma pensée initiale : carrément, le vin rouge, ça me détend !

Pratiqué plusieurs fois, ce schéma se transforme en une habitude.

Aussi, boire un verre ou deux de vin tous les jours ne fait pas de vous une personne qui a un problème avec l’alcool.

Pas plus que quelqu’un qui croque une tablette de chocolat tous les soirs après le dîner, ou boit 6 cafés dans la journée, ou qui s’arrache les petites peaux des doigts jusqu’au sang n’a de problème de comportement.

J’ai fumé pendant 10 ans. J’ai rongé mes ongles pendant 30 ans. J’ai bu un verre de vin régulièrement et je n’ai juré que par le café pendant… presque 20 ans. Et tous mes efforts avant récemment ont été vains pour arrêter.

Que ce soit dit clairement ici : ce podcast n’est pas une injonction à arrêter de fumer, de boire, de manger ou autre, hein ! Je suis la première à rouspéter quand je lis dans mes bouquins de naturo que le café, c’est mauvais.

La raison pour laquelle je voulais stopper toute consommation de produit excitant c’est que j’avais repéré leur répercussion sur mes brûlures d’estomac et que j’étais désormais à un stade où j’avais envie de privilégier des moments de confort digestif à des moments de fausse détente.

Car les excitants – cigarette, café, alcool, produits très sucrés – sont des faux plaisirs.

Ce sont des produits qui apportent une réponse brève à une émotion que l’on ressent.

Et qu’à long terme, ils peuvent entraîner des résultats que l’on ne veut pas dans notre vie, tout simplement.

Pour moi, la seule « BONNE » raison pour démarrer ou cesser quelque chose, c’est d’en avoir envie. Le reste, les autres, les articles scientifiques, les morales, etc. on-s’en-fout !

Ce qui compte, c’est vous ! De quoi avez-vous envie ? D’un verre d’alcool chaque soir ou d’une tête claire et d’un œsophage non irrité au réveil ? La réponse est personnelle à chacun-e.

Je connais des personnes qui ballonnent après avoir mangé un produit laitier et qui préfèrent l’inconfort du ballonnement à l’inconfort d’un repas sans fromage. C’est un choix personnel.

Personnellement, je préfère le confort de ma digestion. Alors j’ai mis de côté la cigarette, l’alcool et le café, et puis je ne me ronge plus les ongles depuis peu. Ce qui est fou, c’est que grâce au Modèle, j’ai pu y parvenir sans trop de difficulté, sans résistance, ni volonté. Et ce sera le sujet de l’épisode de la semaine prochaine.

Une fois que l’on sait comment une habitude se forme, on peut la déformer. « Fingers in the nose », ou presque !

Rendez-vous donc lundi prochain, même heure même endroit, pour découvrir comment abandonner n’importe quel comportement, sans sentiment de déprivation.

Bonne semaine !

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2 réponses

  1. Big love to your Suzette & Lili. J’ai adoré ce podcast qui m’a fait sourire et a fait tilt aussi : qu’est-ce que je vais choisir entre ballon de rouge et tête claire au réveil ?!… J’ai de plus en plus envie de la deuxième option, alors j’attends la semaine prochaine pour la vivre sans sentiment de “déprivation”. Merci pour ton aide douce, “non injonctive” mais bien solide <3

    1. Haha, merci Marie pour ce big love et ton message qui me fait plaisir à lire ce matin. ;)
      J’ai hâte d’en reparler avec toi. ^^

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Alice, alias Lili, maman d’une petite tornade, humaine imparfaite, auteure et coach bien-être.

Je partage sur mon blog des p’tits plats et desserts végétaliens/sans gluten du quotidien pour tous, quel que soit votre régime alimentaire, pour une cuisine alternative gourmande et facile, sans étiquettes ni prise de tête. Que vous ayez envie de plus de vert dans votre vie, de repas plus respectueux de votre corps et de la planète, ou simplement d’instants gourmands légers, vous êtes au bon endroit.

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Coach de vie certifiée et conseillère en naturopathie spécialisée dans la sphère digestive, je suis formée à la gestion des Troubles du Comportement Alimentaire, à l’accompagnement, ainsi qu’à la nutrition.

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