Episode n°30 : L’expérience de la douleur

Bonjour et bienvenue dans ce 30e épisode de Vert ma Vie, dans lequel je vais vous parler de l’expérience de la douleur, un sujet qui me tient à cœur tant je sais qu’il touche beaucoup d’entre vous.

“Douleur propre” versus “douleur sale”, je vous explique comment nos pensées et nos émotions modulent notre manière de vivre de la douleur dans notre corps mais aussi dans notre tête.

Bonne écoute et bonne semaine !

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Sources :

J’écoute l’épisode 30

 

 

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Transcription du podcast

Bonjour et bienvenue dans ce 30e épisode de Vert ma Vie, dans lequel je vais vous parler de l’expérience de la douleur, un sujet qui me tient à cœur tant je sais qu’il touche beaucoup d’entre vous.

Mais avant de démarrer, j’avais envie de partager avec vous un message que j’ai reçu de Nadine cette semaine, dans lequel elle explique ceci : “Je découvre avec grand plaisir que tu retranscris tes podcasts, c’est super, je n’aime pas écouter donc je me réjouis, j’ai plein de lecture à rattraper ! Merci pour cet article qui me donne de nouvelles pistes. Je vais tester de rester avec mon inconfort alors que je tente toujours de le faire disparaître… Je me reconnais tellement dans cet écrit. Merci Alice pour cette sincérité, cette authenticité qui m’amène à la réflexion.”

Merci à toi Nadine pour tes mots qui m’ont émue. En effet, savoir que je suis écoutée et lue m’encourage et me porte. Comme Nadine, n’hésitez donc pas à me faire part de vos retours sur mon blog auvertaveclili.fr ou sur les réseaux sociaux @auvertaveclili !

Ce matin, place à la douleur, donc. Que certains nomment “inconfort” ou encore “souffrance”, selon l’intensité ressentie dans leur corps. Selon la définition officielle de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), “la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite dans ces termes”.

Les douleurs chroniques affectent environ 30% des adultes et touchent principalement le dos, le cou et les épaules, la tête, l’abdomen. Elles sont souvent associées à des dépressions, de l’anxiété, des troubles du sommeil et une altération de la qualité de vie.

Personnellement, je dissocie la douleur physique de la douleur émotionnelle. Comme un oignon, l’expérience de la douleur revêt plusieurs couches et c’est surtout cet aspect que j’ai envie d’aborder avec vous aujourd’hui tant la perception de ce que l’on est en train de vivre module ce que je nomme notre “expérience de la douleur”.

Le cerveau primitif de tout être humain est programmé pour chercher du plaisir, éviter la souffrance, et faire ceci en consommant le moins d’énergie possible. C’est pourquoi les efforts nous sont souvent difficiles à produire, le sport c’est compliqué de s’y tenir, nous préférons rester sur le canapé la main dans le paquet de bonbons, et nous fuyons les conflits, les ruptures, les situations qui nous remuent.

Si vous préférez rester dans un job qui vous ennuie, faire la grasse mat’ plutôt que de partir courir 30 minutes, et végéter dans le transat’ au soleil en sirotant une p’tite mousse, c’est que vous êtes tout à fait normal-e ! Notre société de surconsommation veut nous faire croire l’inverse pour nous vendre toutes sortes de solutions miracles pour s’activer dès l’aube, mais non, je vous l’assure : préférer le confort à l’effort, c’est 100% humain.

La preuve : mon fils de 3 ans, pourtant PLEIN d’énergie, me demande déjà d’aller chercher son doudou qui est resté sur le canapé, alors qu’il pourrait très bien le faire lui-même. Mais non, il a la flemme. Il préfère également les chips et le chocolat aux brocolis, bien plus caloriques, et il nous fait déjà comprendre que “être content” est plus satisfaisant que la tristesse. Et si par malheur il s’égratigne un genou : nous en entendons parler toute la journée ! Quel drame, un bobo !!

Si la douleur est réelle, elle est augmentée par toutes les pensées qui s’agitent dans notre tête et qui ont une saveur de “ce n’est pas normal, je ne devrais pas vivre cette douleur, ce n’est pas juste, ça ne part pas, c’est toujours à moi que ça arrive…” En fonction de ce que l’on ressent, sa durée, son intensité… il y a quelques variantes, mais d’une manière générale, nous refusons la douleur. Nous sommes persuadé-e-s, et moi la première, que c’est intolérable. Peu importe l’aspect du “bobo” en question : une éraflure, une fracture, une maladie.

Pourtant, avoir mal fait partie intégrante de l’expérience humaine. Et nous ressentons de la douleur dès les premières secondes de notre vie. Certains professionnels de santé disent que l’arrivée d’air dans les poumons du bébé lorsqu’il vient au monde provoque une brûlure chez ce dernier, d’où le premier cri. D’autres parlent plutôt de stress. Quoi qu’il en soit, et pour paraphraser l’expression anglaise, le passage d’un nourrisson du monde utérin au monde aérien ne revêt pas des allures de promenade au parc.

Que ce soit bien clair : je ne fais pas l’apologie de la douleur et je n’y suis pas insensible, bien au contraire, cependant, je souhaite souligner que les pensées que nous émettons au sujet de nos douleurs modifient notre expérience.

Si nous reprenons le Modèle (je vous renvoie à l’épisode 2 si pour vous ce terme est encore inconnu ou flou, que vous êtes nouveau/nouvelle par ici et que vous ne comprenez pas de quoi il s’agit : bonjour et bienvenue !), la douleur est un S dans notre Modèle. Elle n’est autre qu’un signal que nous envoie notre corps pour nous prévenir d’un danger réel ou perçu. Signal que nous interprétons ensuite comme bon nous semble.

Et j’utilise les termes (traduits de l’anglais “clean pain” versus “dirty pain”) “douleur propre” et “douleur sale” pour décrire l’expérience que nous sommes en train de vivre.

La « douleur propre » est liée au parcours de l’information douloureuse dans l’organisme. Prenons l’exemple d’une douleur aiguë provoquée par une main posée sur une plaque brûlante : la brûlure stimule des terminaisons nerveuses qui transmettent l’information à notre cerveau par le biais de nerfs nocicepteurs dont les influx douloureux sont transportés jusqu’à la moelle épinière pour parvenir au cerveau. Ce n’est qu’une fois arrivé à destination que le signal est identifié comme une douleur, et que nous avons mal.

Cependant, nous n’avons pas besoin d’attendre le décryptage du signal douloureux par notre cerveau pour retirer notre main de la plaque. L’arc réflexe, situé au sein de la moelle épinière, se charge de la retirer pour nous. C’est aussi à ce niveau qu’interviennent les premiers systèmes de modulation de la douleur impliquant le neurotransmetteur GABA ou les endomorphines, qui diminuent la douleur ressentie. Malheureusement, dans certaines conditions, d’autres systèmes peuvent exacerber l’information douloureuse. Notons également qu’une hypersensibilité à la douleur peut exister chez certaines personnes et que c’est la raison pour laquelle la douleur est une expérience toute personnelle.

Dire à un enfant qui vient de tomber “ce n’est rien”, c’est nier son ressenti. C’est surtout se protéger soi-même de la douleur perçue par le tout-petit. Ce qui est tout à fait normal par ailleurs : l’être humain est câblé pour fuir toute douleur, même celle vécue par d’autres dans le groupe.

La douleur aiguë joue un rôle d’alarme qui va permettre à l’organisme de réagir et de se protéger face à un stimulus mécanique, chimique ou thermique. Néanmoins, quand la douleur est chronique, ce mécanisme d’alarme n’est plus justifié : la douleur devient dans ce cas une maladie à part entière.

Si les sciences expérimentales n’ont toujours pas fait le tour de la douleur, on dispose tout de même aujourd’hui d’une véritable cartographie cérébrale permettant de noter les parties du cerveau qui entrent en jeu dès lors que l’on se blesse.

Ce qui intéresse réellement les chercheurs néanmoins, c’est de comprendre ce qui différencie une douleur aigüe d’une douleur chronique. Et les études allant dans ce sens sont croissantes.

Récemment, des scientifiques ont montré qu’en modifiant l’activité neuronale d’une zone du cerveau qui se trouve dans l’amygdale, la dimension affective des expériences de douleur était réduite, sans que l’expérience sensorielle de la douleur ne soit réduite. En d’autres termes, la douleur physique reste la même, le ressenti interne est augmenté.

La composante émotionnelle semble être clé dans la compréhension du phénomène. À commencer par le rejet de la douleur qui aggrave le degré perçu de cette dernière.

Dès lors que notre cerveau ne comprend pas ce qu’il est en train de vivre, il s’agite.

Rappelez-vous : notre cerveau primitif, reptilien, archaïque se soucie de notre survie. C’est pourquoi, toute douleur inexpliquée, liée par exemple à un syndrome de l’intestin irritable, une candidose, une dysbiose intestinale, un SIBO, des reflux, ou encore une intolérance non détectée, par exemple, mais aussi des migraines ou un mal de dos à répétition, entraîne son lot de pensées “parasites” et d’émotions “sombres”. 

Peur de la douleur, peur d’avoir mal, anticipation de situations délicates, voilà ce que regroupe principalement le terme de “douleur sale”, en opposition à la “douleur propre” que nous avons évoquée précédemment et qui vise simplement à délivrer une information à notre cerveau.

La “douleur sale”, c’est quand tu flippes de partir en vadrouille parce que tu ne vas pas avoir de WC sous la main à tout moment, ou que tu ne vas pas pouvoir contrôler le contenu de tes repas, ou encore quand tu croques dans un dessert et que tu penses déjà à sa digestion, ou plutôt sa non digestion.

La “douleur sale”, c’est quand tu te sers, en quelque sorte, de toutes les circonstances passées dans lesquelles tu as ressenti de la douleur pour créer ton expérience présente : après tout, si chaque fois que tu avales un café au lait tu as la nausée, c’est que cette boisson ne peut qu’être indigeste pour toi.  

La “douleur sale”, c’est notre cerveau qui tente de nous protéger. Et son intention est louable. Cependant, elle devient rapidement handicapante car elle nous enferme dans une réalité unique, sans porte de sortie.

Quand je me dis que je ne vais jamais digérer cette part de brownie, je ne me donne aucune chance de vivre une expérience nouvelle. Mon corps reçoit cette information et ne fait aucun effort pour digérer cette part de brownie.

Quelle(s) histoire(s) vous racontez-vous au sujet de votre douleur ? Quelles croyances avez-vous autour de votre santé ? Quelles émotions ces pensées génèrent en vous ? Cette expérience de la vie qui en découle alors vous convient-elle ?

Si votre réponse à cette dernière question est NON, considérez qu’une issue de secours est tout à fait envisageable. Vous n’avez pas à subir votre douleur. Vous n’avez pas à rester dans cette expérience de votre vie. Vous n’êtes pas votre douleur.

Résumons : votre douleur est réelle et j’ajoute que vous ne devriez jamais la défendre à qui que ce soit. Elle est légitime, vous êtes légitime. Toutefois, vous n’êtes pas une machine avec une pièce cassée comme la médecine occidentale nous laisse parfois à croire. La douleur est créée aux niveaux psychologique, social et biologique et doit être traitée de cette manière. Elle se développe dans vos instincts de survie, votre cerveau primitif. C’est un message de votre corps.

Le coaching tel que je le pratique apporte une prise de conscience à vos pensées et à vos émotions, il engage votre cerveau antérieur. Le coaching bien-être ne consiste pas à traiter votre douleur comme le ferait un médecin, avec des médicaments. Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : je ne crache pas sur le monde médical sans qui ma maman ne serait peut-être plus là aujourd’hui.

Le coaching de la douleur apporte une vision différente, une considération différente, plus globale, et consiste à comprendre la douleur que vous ressentez pour éliminer la douleur que vous pouvez. C’est pourquoi cette discipline est efficace sur les douleurs chroniques. Elle examine tous les aspects de votre vie, vos pensées et vos émotions, et vous donne les outils nécessaires pour améliorer votre vie dans sa globalité.

Avant de vous souhaiter une bonne journée, je veux vous transmettre deux exercices simples et puissants. Le premier est à essayer lorsque vous ressentez de la douleur justement. Le second est une réflexion et veut vous emmener à un endroit où votre douleur n’est plus un frein à votre épanouissement.

Quand tu ressens de la douleur, respire. Ralentis ta respiration et prends de grandes inspirations, suivies de longues expirations. Fais ceci plusieurs fois, afin de dénouer les tensions et de diminuer l’agitation de ton cerveau qui se mue ensuite en stress. Explique-toi calmement ce qui se passe en toi et autour de toi. Et rappelle-toi que la douleur n’est qu’un signal dans ton corps.

Ensuite, imagine que tu te réveilles un matin et que tu n’as plus mal du tout. Tu peux faire tout ce que tu veux dans ta vie. Que fais-tu ? Tu as le style de vie d’une femme, d’un homme, qui est maître de sa douleur, de ses émotions, de son esprit. Comment c’est pour toi à l’intérieur et à l’extérieur ? Sois cette personne dès aujourd’hui.

Merci pour votre écoute. Bonne semaine et à bientôt !

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Alice, alias Lili, maman d’une petite tornade, humaine imparfaite, auteure et coach bien-être.

Je partage sur mon blog des p’tits plats et desserts végétaliens/sans gluten du quotidien pour tous, quel que soit votre régime alimentaire, pour une cuisine alternative gourmande et facile, sans étiquettes ni prise de tête. Que vous ayez envie de plus de vert dans votre vie, de repas plus respectueux de votre corps et de la planète, ou simplement d’instants gourmands légers, vous êtes au bon endroit.

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Coach de vie certifiée et conseillère en naturopathie spécialisée dans la sphère digestive, je suis formée à la gestion des Troubles du Comportement Alimentaire, à l’accompagnement, ainsi qu’à la nutrition.

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