Episode n°86 : Pourquoi changer ce qu’on mange pour changer sa relation à la nourriture ne fonctionne pas

Ne plus acheter de chips, se lancer dans une détox, opter pour un “rééquilibrage alimentaire”… Cette semaine, je vous explique pourquoi changer ce qu’on mange pour changer sa relation à la nourriture ne fonctionne pas.

C’est une erreur très fréquente et c’est même le modèle proposé par notre société : “démarrez ce programme, testez cette méthode et… vous perdez du poids, vous serez en bonne santé, votre vie sera plus belle, vous serez enfin épanouï∙e.” Sauf que c’est faux. Nos cerveaux ne sont pas ainsi faits et c’est eux qui sont aux commandes.

Aussi, j’explore avec vous aujourd’hui le pourquoi du comment d’une alimentation bien-être durable, sur le long terme, sans prise de tête ni dépréciation de soi.

C’est parti !

Si vous souhaitez poursuivre votre exploration et vous faire accompagner, je peux vous aider à transformer votre rapport à la nourriture afin de vous sentir enfin bien dans votre corps, votre tête et votre assiette.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : https://auvertaveclili.fr/coaching

 

J’écoute l’épisode 86

 

Transcription

Cette semaine, je veux adresser avec vous un sujet qui me semble essentiel ! Je l’ai déjà abordé avec vous dans le passé, j’en parle à nouveau cette semaine avec un angle différent, des explications différentes.

Dans mon programme d’accompagnement individuel dans lequel j’aide les personnes à trouver une relation apaisée voire même joyeuse à la nourriture, à leur corps et à elles-mêmes, on va bien plus en profondeur.

Mais pour l’heure, j’ai des choses à vous transmettre, donc c’est parti !

Si vous ne l’avez pas déjà écouté, je vous recommande l’épisode 2 du podcast Vert ma Vie, au sujet du Modèle. Le Modèle est un outil de coaching auquel je me suis formée auprès de Brooke Castillo et de The Life Coach School, mon école de coaching. Le principe de base est le suivant : il existe des circonstances dans ce monde. Ce sont des choses à l’extérieur de nous-même que nous ne pouvons généralement pas contrôler : une personne, un aliment, une boisson, l’argent, vos enfants, votre patron, votre chat, la forme de votre nez – tout ça, ce sont des circonstances.

Intrinsèquement, en elles-mêmes, elles sont neutres dans le sens où il faut un cerveau humain pour les définir, les décrire, en tirer un sens. Une pomme est juste assise là : elle n’est pas bonne ou mauvaise en soi – peu importe ce que certains textes racontent. Elle existe dans ce monde, sous différentes formes grâce à l’évolution humaine et aux sœurs Tatin.

Un cerveau humain va interpréter la circonstance, c’est-à-dire qu’en se basant sur des éléments qu’il a observés, expérimentés, lus, étudiés, il va se dire quelque chose comme « c’est bon, je n’aime pas ça, ça me plaît, c’est meilleur cuit que cru, je la préfère en jus, c’était mieux avant »… etc.

Cette phrase va créer une émotion dans le corps. De la joie, de la tristesse, de la surprise, du dégoût, de la honte… et cette vibration dans le corps qu’est une émotion va ensuite mettre les bras et les jambes en mouvement ou non. Je vais agir parce que je ressens une émotion, ou bien même parce que je veux en fuir une.

Entrent en scène nos actions : tout ce qu’on fait et ne fait pas, tout ce qu’on dit ou ne dit pas, à nous-même, dans notre tête, ou aux autres.

Cet ensemble circonstance-pensée-émotion-actions créé un résultat pour nous, satisfaisant ou non, bénéfique ou non, utile ou non. Et bien souvent, quand on aime pas un résultat, on veut le changer en touchant directement à la circonstance ou aux actions, sans même adresser les pensées et les émotions qui en sont à l’origine.

Si je n’aime pas la forme de mon nez, je vais peut-être vouloir changer mon nez. Si je n’aime pas la forme de mon corps, je vais peut-être vouloir le modifier en me lançant dans un régime, en faisant des abdos-fessiers, etc.

Nous autres, les êtres humains, sommes très focalisés sur nos actions. C’est-à-dire que si nous percevons un problème, nous voulons le régler en mettant les mains directement dans le cambouis. On veut agir pour changer la circonstance, changer la situation. Alors on fait. Ou on ne fait pas. On quitte la pièce, on dit aux autres de se comporter d’une certaine façon, on court après l’argent, on va à la salle de sport 6 jours sur 7, on fait des cures de jus verts.

Autre exemple plus illustré : je peux choisir de ne pas acheter de chips. Et je crois que si ce n’est pas là sous mon nez, je n’en mangerai pas. Et d’une certaine façon, c’est vrai. Sauf que, sauf que… ce n’est pas parce que quelque chose (ou même quelqu’un) n’est pas sous nos yeux que nos pensées à son sujet disparaissent.

Songez à cette personne qui vous a dit des méchancetés quand vous étiez enfant ou ado : peut-être ne l’avez-vous pas revue depuis, n’empêche que vous avez toujours une dent contre lui∙elle∙iel.

Et c’est OK, je ne dis pas que vous ne devriez pas, que vous devriez le∙la revoir, que vous devriez acheter des chips. Si votre cerveau va là, il est focalisé encore une fois sur l’action : Alice, dis-moi quoi manger pour me sentir bien dans mon assiette !

Sauf que ça ne marche pas comme ça : la preuve, je suis certaine que vous avez consommé de nombreux livres, vidéos, podcasts sur le sujet, suivi des régimes, des méthodes, des programmes, compté des points et des calories, troqué le riz pour du chou-fleur égrainé, remplacé le pain blanc par du pain complet, ce genre de choses.

Et si vous m’écoutez aujourd’hui, je parie que ça n’a pas si bien fonctionné que ça, je me trompe ? Du moins, pas sur du long terme.

Et c’est normal ! Car changer ce qu’on mange pour changer sa relation à la nourriture ne fonctionne pas. Tout simplement parce qu’une relation à la nourriture démarre dans notre cerveau, pas dans nos placards.

Imaginez une chambre d’enfant sans dessus dessous, avec des Lego, des poupées, des jeux de cartes dans tous les sens. Vous aurez beau les pousser sous le lit, ils seront encore là. C’est la même chose avec nos pensées : si on n’en a pas conscience, si on ne les examine pas, si on ne les challenge pas, elles restent. Aussi, ce n’est pas parce que vous commandez une salade au restaurant que l’image du steak-frites aura disparue de votre tête.

On est fort∙es pour changer les circonstances. On suit un régime « minceur » ou « santé », on n’achète plus de friandises, on ne commande plus d’île flottante, on n’attrape plus une rondelle de saucisson. N’empêche que si la pensée d’origine est intouchée, les schémas, les patterns, les habitudes de pensées, les croyances resteront là où elles sont.

Bien sûr, il est tout à fait possible de changer nos pensées sans s’en rendre compte. Des personnes qui deviennent vegan pour des raisons éthiques par exemple ne ressentent plus de privation quand elles cessent de consommer de la charcuterie parce qu’entre temps, elles ont décidé qu’elles n’en voulaient plus et que cette pensée est tellement forte, qu’elle suffit à faire disparaître l’envie.

Mais face à une envie « moindre », ou disons « moins forte », dire non aux M&Ms ne résoudra pas le désir d’en consommer.

Et peut-être qu’on n’a pas besoin de résoudre le désir d’en consommer. Peut-être qu’on n’est pas obligé∙es de bannir cet aliment parce qu’il est industriel, ou « malsain », ou « calorique », ou « impossible à manger de façon raisonnable ». Peut-être qu’il existe, point. C’est ce que j’appelle la neutralité alimentaire : « ça existe ». Et que tout le reste, c’est une histoire que vous vous racontez qui module vos émotions et détermine votre comportent une fois le paquet jaune ou bleu à portée de main.

Ce que l’on souhaite, pour beaucoup d’entre nous, c’est garder nos vieux schémas de pensées – par exemple continuer à croire que les bonbons chocolatés c’est le mal incarné – et prendre des actions différentes, comme ne plus en manger, ou en tout cas plus par poignées.

Et de manière durable, ça ne fonctionne pas vraiment, encore une fois.

Et ce qui est DINGUE, c’est que bien souvent on veut ça pour ne plus avoir à croire ce qu’on croit sur nous. On ne veut pas se dire en grignotant des friandises : « je suis nul∙le et sans volonté ». Alors on préfère tenir la « tentation » à distance. Et s’il n’était pas question de tentation ?

La seule différence entre une personne qui mange 5 M&M’s et celle qui en avale jusqu’à écœurement c’est une pensée.

Je veux vous donner un autre exemple encore pour illustrer ces propos. Mettons que je me dise régulièrement que « Je ne peux pas me faire confiance avec la nourriture ». J’ai même plein de preuves pour étayer mon argument parce que j’y crois dur comme fer et mon cerveau ne voit plus que ça. Aussi, je ressens de la honte quand ces mots envahissent mon esprit.

La honte impacte la manière dont je vais agir dans la situation qui se présente à moi : je vais me restreindre, ou bien alors je vais dégommer le paquet de biscuits, je vais me cacher, je vais me dévaloriser, me juger, me harceler mentalement.

Résultat : je ne vais pas établir un lien de confiance avec moi-même. Non pas parce que quelque chose ne va pas chez moi, non pas parce que je mange jusqu’à en avoir mal au ventre, ou bien que je me prive de nourriture, non pas parce que je me dis que « Je ne peux pas me faire confiance avec la nourriture ».  Mais parce que j’y crois. Parce que quand mon cerveau me propose cette option, j’y adhère. Et j’agis ensuite en fonction sous le coup de mon émotion que je rejette (parce que qui veut ressentir de la honte, hein ?).

Et comme je veux éviter le sentiment de honte, comme je veux éviter de m’engueuler toute l’après-midi, eh bien je veux prendre ou je prends d’autres actions comme ne manger que des salades de quinoa et de kale sans sauce. Sauf que ça ne marche pas comme ça ! Je dois d’abord changer la pensée pour changer l’émotion et l’action.

Nous autres, les êtres humains qui avons un rapport à la nourriture compliqué, on veut changer notre relation à la nourriture dans la ligne A de nos modèles, c’est-à-dire dans nos actions. Alors qu’elle se change à la ligne P, voire E : dans nos pensées, voire nos émotions.

Je ne suis pas en train de dire qu’il faille manger des chips plutôt que du quinoa. Seulement, si on veut une relation à la nourriture bénéfique et durable, il nous faudra travailler aussi sur nos pensées, nos croyances, nos émotions.

Car celles-ci impactent tout : notre manière de manger et aussi celle de digérer.

Vous aurez beau me montrer vos assiettes, m’expliquer ce que vous mangez, le justifier avec une logique tirée d’un bouquin, tant qu’on n’examine pas vos pensées et vos émotions en lien à la nourriture, à votre corps et à vous-même, le bien-être ne sera que de courte durée.

Plutôt que de vous demander simplement « qu’est-ce que je dois manger, quand et comment, en quelles quantités ? » (et ainsi de vous focaliser sur vos actions), demandez-vous plutôt : pourquoi je mange ce que je mange ? Est-ce de la faim que je ressens dans mon corps ? Et si oui, quelle quantité de nourriture et quels aliments vont me faire du bien, physiquement, émotionnellement, mentalement, socialement ? Si je veux un 8e chocolat, est-ce par faim, et si oui peut-être que j’ai besoin d’un autre aliment plus consistant ? Si non, est-ce parce que je ressens une émotion que la nourriture seule ne va pas parvenir à apaiser ? Qu’est-ce qui va m’aider sur ce chemin ? Il en va de même avec l’alcool, d’autres boissons, d’autres substances.

J’espère que cet épisode vous aura apporté une piste nouvelle à explorer, ou bien un chemin à emprunter à nouveau.

Si vous souhaitez vous faire accompagner sur votre relation à la nourriture, à votre corps et à vous-même par quelqu’un qui a été à votre place, qui sait ce que c’est de ressentir de l’anxiété face à son assiette, qui sait comment c’est de ne pas s’aimer, et qui a transformé tout ça grâce à des outils concrets et accessibles auxquels elle s’est formée pour pouvoir aider et apporter des solutions DURABLES… contactez-moi !

Merci pour votre écoute.

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Alice, maman d’une petite tornade, humaine imparfaite, auteure et coach de vie orientée bien-être.

Je partage sur mon blog des p’tits plats et desserts du quotidien pour toutes et tous, quel que soit votre régime alimentaire.

Et je vous apporte mes réflexions au sujet d’une relation à l’alimentation, à son corps et à soi-même apaisée.

Ou quand la cuisine rencontre le coaching…

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