Cuisine zéro déchet : expérience, astuces et recettes, interviews…

Depuis quelques années, je m’intéresse à ce que l’on appelle désormais le zéro déchet (de l’anglais « zero waste » – sorte de stratégie de réduction de la quantité de nos déchets ». ). Parfois de près, parfois de loin, selon ma motivation du moment. Convaincue que notre société produit trop et que les emballages, pour ne citer qu’eux, sont exagérément présents dans nos chariots et nos maisons, j’essaye de faire au mieux pour les diminuer.

Expérience

Le courant zéro déchet que j’aime nommer « démarche zéro déchet (ou ZD pour faire plus court) » tant cela relève d’un cheminement personnel d’une part mais aussi d’un combat de tous les jours (peut-être le terme est-il un peu fort mais parfois, quand on demande au producteur sur le marché de ne pas nous donner de sachet et qu’il insiste, on a l’impression de batailler !), fait de plus en plus d’adeptes et c’est tant mieux.

La poubelle à côté de chez moi : des fringues, des emballages… Et si on apprenait le tri dès la maternelle ?

Depuis que je m’y intéresse, j’ai pu discuter avec des personnes qui sont dans une démarche minimaliste depuis longtemps, d’autres qui rejoignent timidement le mouvement, ou d’autres encore qui aimeraient sauter le pas mais qui ne savent pas par où commencer. C’est qu’il y a tellement à faire et d’habitudes à changer qu’une telle décision, celle de passer au ZD, peut donner le tournis !! Et puis certains « pro » du « zéro waste » peuvent effrayer (tout comme certains vegan en colère !) : je ne compte plus le nombre de remarques que j’ai reçues via les réseaux sociaux sur ma manière de faire (sur les emballages ou la provenance de mes produits, le fait que je fasse mes courses au supermarché parfois…) et qui ont pu être un frein à mon cheminement. Mais désormais, je me fiche des remarques. Je suis bien plus complexe que l’image que je projette. Je suis une vraie personne, avec ses forces et ses faiblesses.

Comme en matière d’alimentation, je suis persuadée qu’il n’existe pas de bonne ou de mauvaise manière de procéder. Chacun son rythme, ses priorités, ses questionnements… L’essentiel est de prendre conscience des dégâts environnementaux et humains qu’engendre notre sur-consommation et de remettre en question ses pratiques avant d’amorcer un changement. Le reste suivra. Bien sûr, ce qu’on fera ne sera jamais parfait aux yeux de tous, écolos engagés comme climato-sceptiques, et vous risquez, comme moi, de vous prendre quelques remarques parce que vous utilisez des couches jetables, ou à l’inverse, de vous faire charrier par votre entourage que vous allez peut-être gonfler avec vos « j’ai mes sacs en tissu ! » et « tiens, je te prête ma paille en inox ! » (alors que vous vous mouchez dans un mouchoir jetable : l’être humain n’est-il pas la contradiction même ?), mais peu importe. Désormais, je fais ma part, mon petit colibri, et tant pis si ce n’est pas comme le souhaiterait untel ou untel. Parfois je suis au taquet sur le vrac, d’autres fois je craque pour des yaourts au soja du commerce. Jetez moi la première pierre…!

La démarche ZD est tellement à contre-courant de la norme de consommation actuelle que chaque geste, ou presque, doit être réfléchi. Tout comme la chantilly que l’on vous sert avec votre boule de sorbet alors que vous avez baissé la garde et oublié d’ajouter à votre commande « sans chantilly et sans biscuit » quand vous refusez les produits animaux, il vous faudra beaucoup de vigilance pour déjouer les pièges de l’industrie agro-alimentaire (mon article traite de la cuisine zéro déchet mais bien sûr, la même chose s’applique aux produits de beauté et ménagers) : c’est le sachet de sucre et le spéculoos que l’on vous sert avec votre café en terrasse, la barquette du taboulé qui ne se recycle pas et que vous avez acheté en serrant les dents parce que vous n’aviez pas pensé qu’un pique-nique serait nécessaire ce jour-là, le plastique qui entoure le concombre bio de la supérette du coin parce qu’à côté du chalet que vous avez loué à la montagne il n’y a pas d’autre endroit pour faire ses courses (d’ailleurs, dans ces cas-là, on questionne le bio : je prends le concombre avec pesticide ou avec emballage ?!)…

Se lancer dans le ZD c’est prendre le risque de s’arracher quelques cheveux et de se taper sur les doigts. Aussi, j’appelle à la bienveillance, encore et toujours, celle que je mets en avant lorsqu’il s’agit de limiter sa consommation de produits animaux et de favoriser des achats artisanaux et locaux. La vie est un chemin non linéaire…

Récemment, on m’a partagé cette phrase : « le zéro déchet c’est comme les enfants : avant de te lancer tu as plein de principes, ensuite tu fais juste de ton mieux ». Je me retrouve complètement dans ces mots !

Ces derniers temps, je suis plutôt en mode ZD, notamment dans ma cuisine où je privilégie le vrac et les emballages qui se recyclent (même si, idéalement, dans le cadre d’une démarche ZD, il faut veiller à ne pas produire de déchets à la source et avoir recours au recyclage si vraiment on n’a pas le choix – coucou l’article de Gaet Rose au sujet du plastique recyclé !). Si je vous en parle un peu ici aujourd’hui c’est que j’ai eu l’occasion d’animer un atelier sur la cuisine vegan, sans gluten et zéro déchet le 15 septembre à Lyon, dans le cadre du Festival Everyday Heroes porté par l’association Greener Good.

Astuces

Lors de cet atelier, j’ai partagé quelques astuces et recettes ZD. Aujourd’hui, sur mon blog, je vais même plus loin puisque je donne la parole à deux femmes qui ont écrit des ouvrages à ce sujet et qui ont gentiment accepté de répondre à mes questions. D’après moi, c’est le point fort de l’article que vous êtes en train de lire puisque Stéphanie Faustin et Delphine Pocard ne manquent pas d’idées pour cuisiner sans gaspiller ; des idées que j’ai la chance de pouvoir publier sur Au Vert avec Lili. Mais avant de passer à cette grosse et belle cerise sur le gâteau, je partage avec vous mes pratiques zéro déchet en cuisine. Elles ne sont pas exhaustives, ni même parfaites. Comme je vous le disais plus haut, je fais ma part. Je pourrais faire plus. Comme je pourrais faire moins. Encore une fois : chacun son rythme. Respect, tolérance, bienveillance… Je serais ravie de connaître vos trucs et astuces pour un quotidien plus « green » : n’hésitez pas à les poster en commentaire !

  • Mes courses :
    • j’essaye au maximum d’acheter en vrac, en utilisant des poches en tissu ou des contenants alimentaires, que ce soit au marché, au magasin bio ou parfois même en grande surface (de plus en plus de chaînes proposent des produits d’épicerie en vrac) ;
    • des produits bruts et locaux de préférence ;
    • je verse ensuite mes graines, céréales & co. dans des bocaux trouvés chez Emmaüs ou lavés et gardés (pots de compote, confiture, etc.) ;
    • lorsque je ne prends pas mes ingrédients en vrac, je favorise les emballages recyclables, et notamment le verre ;
    • si le contenant ne se recycle pas, je le réutilise : par exemple, je congèle les purées de mon bébés dans les pots de yaourts ou j’en fais des jouets de type maracas ;
    • je favorise quand c’est possible les achats chez le producteur, en épicerie zéro déchet ou en magasin bio (vrac uniquement) ;
    • pour moi, le ZD va de pair avec le minimalisme : consommer moins mais mieux.
  • En cuisine :
    • j’évite de gaspiller : je réutilise ou je congèle mes restes – je donne à mes poules ou je composte ;
    • je me mets aux fourneaux ! Envie d’une douceur ? Je cuisine mes biscuits et petits gâteaux (parfois même avec la peau de mes fruits ! Cf. ma recette de muffins à la peau de banane plus bas) ;
    • j’oublie les plats cuisinés du commerce et je mets la main à la pâte – littéralement ;
    • je fabrique mes yaourts au soja ainsi que mon pain ;
    • j’apprends à faire mes boissons : je bois du kéfir homemade plutôt que des sodas, je réalise ma citronnade, je me suis mise à la tisane glacée (infusion en vrac plutôt qu’en sachet ou mieux  je fais sécher de la verveine et de la menthe que j’ai fait pousser dans mon jardin) ;
    • je m’organise pour ne pas passer des heures en cuisine : j’élabore des menus, je cuisine en quantité et je congèle en portions, je popote simplement ;
    • je récupère l’eau (de cuisson, celle dans laquelle j’ai nettoyé mes légumes…) et j’arrose mes plantes avec ;
    • plutôt que d’emballer mes aliments dans du film alimentaire, je les dépose dans une assiette que je recouvre d’une autre assiette (merci mamie pour cette astuce !) ;
    • j’utilise du tissu : essuie-tout, serviette, éponge…
    • je me lance des défis : aujourd’hui, je fais mes tortillas maison, après-demain, je tenterai les chips d’épluchures de légumes, etc.
  • À l’extérieur :
    • j’ai toujours sur moi une fourchette, une cuillère, une paille en inox, du sucre dans un pot (pour mon café !), un sac en tissu ;
    • je pars en pique-nique avec de la vraie vaisselle (certes, c’est un peu plus lourd, et il faut la laver après, mais il faut savoir ce qu’on veut !) ;
    • je dis non : non au sachet, non au mouchoir en papier, non au sucre ou biscuit qui accompagnent le café, non aux pailles, etc.
    • je me rappelle que la demande créé l’offre : plus nous serons nombreux à réclamer des contenants compostables plutôt que jetables, plus les commerçants s’y mettront !

Recettes

Je vous livre ici les trois recettes que j’ai réalisées à Lyon dans le cadre du Festival Everyday Heroes.

Vous aurez le droit de me dire que les bananes, ce n’est pas local. C’est cependant le fruit le plus consommé en France, avec la pomme, et je souhaitais mettre sa peau en valeur. Par ailleurs, de nombreuses bananes sont jetées car pas belles, tigrées, trop mûres… Cette recette est également symbolique pour moi puisque je trouve qu’elle met en avant les compromis que l’on peut faire en cuisine : une banane de temps en temps, certes, mais bio et issue du commerce équitable, et dont je cuisine la peau ! Par ailleurs, j’avais envie de présenter une douceur que l’on peut partager avec son entourage, quelque chose de festif, qui donne envie de goûter mais aussi de s’intéresser à une cuisine alternative.

Avec cette recette, je vous invite également à réaliser votre poudre ainsi que votre lait de noisette. Enfin, sachez qu’avec un très bon blender (type Vitamix), il est possible de réaliser sa farine de riz et sarrasin maison (mais aussi lentilles, pois chiche, blé, etc.) en mixant finement les grains crus. Pensez au riz de Camargue. Pour ce qui est du sucre, je vous laisse vous prendre la tête (moins mais mieux, complet ou de coco, mais comment réduire son impact écologique, quelle alternative puis-je trouver ? etc.).

Lait de noisette

Ingrédients pour 600 ml de lait :

  • 50 g de noisettes
  • 600 ml d’eau
  • 1 étamine ou un sac à lait

Déroulement de la recette :

  1. Faire tremper les noisettes au moins 6h.
  2. Égoutter puis bien mixer avec l’eau.
  3. Placer une étamine au-dessus d’un saladier et filtrer.
  4. Bien presser de sorte à retirer tout le liquide de l’étamine.
  5. Verser la boisson dans une bouteille et conserver au frais quelques jours.

Note : Avec cette recette, on obtient 70 g d’okara de noisettes (la pulpe que vous obtenez après avoir filtré votre lait).

Smoothie banane, épinards et lait de noisettes

Ingrédients pour 4 à 5 personnes :

  • La chair d’1 belle banane
  • 450 ml de lait de noisette maison
  • 8 feuilles d’épinards
  • 1 belle pincée de cannelle

Déroulement de la recette :

  1. Mixer tous les ingrédients au blender.
  2. Répartir dans des verres et déguster aussitôt.

Note : Vous pouvez remplacer les épinards par une ou deux feuilles de blettes (selon la taille).

Muffins à la peau de banane

Ingrédients pour 4 muffins :

  • 1 peau de banane lavée et dont les extrémités ont été coupés (40 à 50 g environ), puis découpée en morceaux
  • 150 ml de lait de noisette maison
  • 2 c. à soupe d’huile d’olive (ou de tournesol)
  • 1 c. à soupe de vinaigre de cidre ou de jus de citron
  • 70 g d’okara de noisettes
  • 1 c. à café de bicarbonate alimentaire
  • 20 g de sucre au choix (complet par exemple)
  • 70 g de farine de riz
  • 30 g de farine de sarrasin

Déroulement de la recette :

  1. Mixer au robot la peau de banane avec le lait, l’huile, le vinaigre ou le jus de citron et l’okara.
  2. Verser dans un saladier et incorporer le reste des ingrédients.
  3. Répartir dans des moules à muffins légèrement huilés.
  4. Enfourner pour 20 minutes à 180° (th.6).
  5. Laisser refroidir avant de démouler.

Note : J’ai tenté de remplacer l’okara par de la poudre de noisettes et mon muffin était bien trop sec. On peut opter pour un peu de purée de fruits à la place (de la compote par exemple) ou du yaourt de soja. Il faut néanmoins veiller à ce que la préparation ne soit pas trop liquide (dans ce cas, ajouter un peu de poudre de noisettes). J’ai également testé une version sans sucre, mon muffin était moins moelleux et plutôt creux au centre.

Interviews

Quelques questions à Stéphanie Faustin

→ du blog Tomate sans graines

Auteure de « Mon quotidien zéro déchet » et « La cuisine zéro déchet » aux éditions Rue de l’échiquier, Stéphanie, une citadine amoureuse de la nature, ne manque pas d’idées pour cuisiner les fanes de légumes, les côtes de blettes, les épluchures et les pelures ! Elle partage ses trouvailles dans ses ouvrages ainsi que sur son blog.

  • Tu as grandi à la campagne. Est-ce le contact avec la nature qui t’a donné une « conscience écolo » comme tu écris dans « Mon quotidien zéro déchet » ?

Oui, j’ai grandi à la campagne… niçoise ! ;-) Donc tout est relatif. Ce n’est pas le milieu le plus rural qui soit, ceci dit, nous avions une maison avec un très grand jardin, un potager, quelques arbres fruitiers, un poulailler… Mes parents y habitent toujours d’ailleurs. Je pense en effet que c’est ce contact avec la nature, ces « bases » que j’ai eu petite, qui m’ont orientée. Je n’ai aucun souvenir de la ville durant mon enfance. En revanche, j’ai des tas d’anecdotes de mes cousins et moi-même qui jouions à l’extérieur, que ce soit chez eux, chez moi ou chez nos grands-parents. Nous habitions en effet tous à proximité et il était ainsi aisé d’aller jouer chez les uns et les autres quand bon nous semblait. On a construit des cabanes dans les arbres ou au sol, on a joué aux marchands avec ce que nous trouvions dans la nature : nous « vendions » des cailloux, des fleurs, des écorces d’arbre… Les coquilles vides d’escargot étaient notre monnaie d’échange. :-P

  • Comment es-tu venue au ZD ? Cette démarche a-t-elle été facile pour toi ?

C’est une très bonne question ! À laquelle je ne sais jamais trop quoi répondre. ;-) Contrairement à de nombreuses personnes, je n’ai pour ma part jamais eu de déclic particulier. Tu sais, un truc qui t’arrive dans ta vie à un moment donné, ou que tu vois, ou lis, et qui te fait prendre conscience que tu dois changer des choses dans ta vie, comme une révélation. Dans mon cas, ça s’est fait plus ou moins tout seul, naturellement, au fur et à mesure que mon blog évoluait, au fil des lectures, des rencontres, des vidéos visionnées… toutes ces choses et ces êtres inspirants qui font que tu vas finir par changer toi-même, doucement mais sûrement. Je pourrais te citer Béa Johnson, la papesse du zéro déchet, dont le livre a, je pense, joué un rôle dans mon évolution vers le zéro déchet. Et puis, l’association Zéro Déchet Nice, que j’ai découverte en novembre 2016 et que j’ai rapidement intégrée, a sans nul doute accentué mon envie de faire davantage attention à notre belle planète mais aussi de sensibiliser les autres, via les actions de l’association. Et donc, oui, pour moi, la transition au ZD a été plutôt facile : je me suis simplement laissée guider par mes envies, mes convictions, sans jamais me forcer sur quoi que ce soit. Si par exemple une nouvelle pratique ZD ne me convient pas à l’instant T, ce n’est pas grave, je ne me force pas à la maintenir en place. C’est que je ne suis peut-être pas prête. À la place, je me félicite de toutes les autres pratiques que j’ai instaurées de manière durable, et je vois si je peux en tester d’autres qui me conviendront… ou pas ! Nul n’est parfait.

  • Ta cuisine est saine, végétarienne (et même souvent végétalienne), plutôt simple (bien que créative et gourmande !). Pour toi, le minimalisme va-t-il de pair avec le végétal ?

En effet, la qualité de mon alimentation est primordiale à mes yeux. Pour ma santé, pour celle de la planète, pour celle de l’agriculteur bio que je choisis de soutenir en achetant ses légumes… Mais il est vrai que, même si j’apprécie cuisiner, je n’aime pas forcément préparer des plats trop compliqués. Et de moins en moins avec le temps ! ;-) Après tout, ce n’est pas parce que c’est plus sophistiqué que c’est meilleur, et il arrive que les associations de saveurs ne soient pas toujours des plus réussies. On peut se régaler d’un simple guacamole préparé en 5 minutes, ou encore d’un plat de pâtes avec une bonne poêlée de légumes de saison. Quelques herbes et épices, un trait de bonne huile d’olive, de l’ail (toujours de l’ail !), et cela suffit à mon bonheur. Je pense aussi que ma quête d’une vie plus minimaliste a influencé ma façon de cuisiner. Et puis, de toute façon, avec mes douleurs aux pieds, il m’est difficile de passer plus de temps en cuisine que ce que je ne passe déjà (qui est assez conséquent malgré tout), alors c’est réglé !

Pour en revenir au minimalisme, non, je ne pense pas que le minimalisme va de pair avec le végétal. J’ai plutôt remarqué l’inverse à vrai dire : je trouve que les restaurants, ou même les blogueurs/auteurs de livres végéta*iens, et plus précisément végétaliens en fait, ont plutôt tendance à proposer des plats assez travaillés, élaborés, usant de techniques de préparation/cuisson particulières, avec moult ingrédients, pas forcément faciles à se procurer d’ailleurs. Je pense que l’une des raisons les poussant à réaliser des plats relativement élaborés est de montrer que oui, la cuisine végétale peut-être équilibrée, variée, colorée, extrêmement goûteuse, et qu’elle n’a strictement rien à envier aux plats à base de produits animaux. Je trouve ça fabuleux de voir ce qu’ils arrivent à faire, et, même si ce n’est pas ma façon personnelle de cuisiner, j’apprécie énormément d’aller manger dans ce type de restaurant de temps à autre ou de découvrir les recettes des autres blogueurs ! :-)

  • Par quoi peut-on commencer quand on veut se lancer dans le ZD ?

Ouh là, il y a plein de choses que l’on peut mettre en place aisément : remplacer ses mouchoirs en papier par des mouchoirs en tissu ; faire ses courses en vrac ; utiliser des serviettes de table en tissu ; utiliser un oriculi à la place des cotons-tiges ; remplacer les cotons démaquillants jetables par des lingettes réutilisables… Ce sont des habitudes vraiment faciles à prendre, pas du tout contraignantes. Si l’on souhaite passer à un niveau supérieur, on peut fabriquer soi-même sa lessive, sa crème de jour, son déodorant, son produit ménager… De manière très simple, rapide, économique et avec très peu d’ingrédients. J’ai une rubrique « Zéro Déchet » sur mon blog qui donne des pistes. Mon livre « Mon Quotidien Zéro Déchet » est beaucoup plus complet sur le sujet, et est justement destiné aux novices. ;-)

  • Ta recette préférée avec des fanes ?

J’avoue que j’aime beaucoup ma recette de quiche aux fanes de navet, tomates séchées et chèvre frais, que l’on peut retrouver dans mon ouvrage « La Cuisine Zéro Déchet ». De manière générale, j’apprécie aussi beaucoup les fanes de radis, qui sont sans doute les plus simples à accommoder, parfaites pour les débutants : en pesto, en velouté, dans une omelette… Plus originale, la tourte sucrée aux fanes de betterave, également présente dans mon livre, qui m’a été inspirée par notre tourte de blette niçoise, ou torta de blea, qui est un dessert typique de la région. :-)

  • Tes ingrédients chouchou du quotidien ?

En cuisine, je dirais les herbes de Provence, que je vais ramasser moi-même, l’ail, que j’utilise autant que les herbes de Provence (!), les flocons de céréales pour faire mes granolas et mes porridges du petit-déjeuner, les purées d’oléagineux… et tout simplement les légumes et les fruits, quels qu’ils soient, qui sont la base de mon alimentation !

Dans les autres domaines, le bicarbonate de soude, pour sa polyvalence, tant en cuisine (réduit le temps de cuisson des légumineuses, remplace la levure chimique) que pour l’entretien de la maison ou la fabrication de mon déodorant, par exemple. Le vinaigre de cidre, en guise d’après-shampoing démêlant… et le vinaigre blanc pour le ménage !

Quelques questions à Delphine Pocard

→ du blog Miss Pat’

Quand Delphine s’intéresse à un sujet, elle y va à fond !! Pour preuve, ses ouvrages « Pur cacao », « Le chou, star en cuisine ! », « Mes recettes sans gluten aux légumineuses » et son petit dernier « Pain Zéro Déchet », paru aux éditions Rue de l’échiquier. Ce dernier m’a littéralement bluffée : je ne pensais pas qu’on pouvait réaliser autant de choses avec du pain !! Et notamment une crème au chocolat… ! Manque de bol, une coquille s’est glissée dans l’ouvrage rendant la recette de cette fameuse crème caduque… Mais avec chance, Delphine, que je connais un peu, m’a confié sa recette que j’ai pu tester à la maison avant de la noter ici sur mon blog, pour que vous vous laissiez vous aussi épater !!

  • Comment cuisines-tu au quotidien ? Comment en es-tu arrivée là ?

Au quotidien, je cuisine sans doute comme toutes les personnes qui aiment cuisiner ! Quand je n’ai pas le temps, je trouve des astuces pour préparer rapidement un repas équilibré, et surtout, je n’oublie jamais les légumes ! Même surgelés, c’est toujours mieux que rien. Quand je crée pour mon blog, pour un client, évidemment je m’applique particulièrement sur l’originalité de la recette, sa présentation, etc.

Mon blog est né d’un double besoin : celui de créer et celui de transmettre. Je souhaitais m’épanouir dans une activité, il me manquait quelque chose… il m’est venu rapidement l’idée de la cuisine, plus précisément celle que j’ai toujours connue et qui me correspond encore aujourd’hui : une cuisine largement bio et végétale. J’ai été biberonnée au naturel, et toujours été habituée à manger très rarement de la viande.

Mon blog a sans doute progressivement changé ma vie ! Moi qui suis très timide et m’autocensure bien trop souvent, internet s’est avéré être un outil fabuleux : plutôt que de m’enfermer, il m’a permis d’échanger avec les autres plus librement sur ce que j’aime et surtout, d’oser entreprendre et de croire en moi… Au début, je bloguais toute seule dans mon coin. Progressivement, les partenariats se sont multipliés : je me suis mise à créer pour les autres et cela a donné forcément encore plus de sens à ce que je réalisais.

  • Tu es maman… Arrives-tu à gérer la vie de famille et le fait maison ? Quelques conseils à donner à mes lecteurs pour s’organiser au mieux ?

Nous sommes trois à la maison, une petite famille donc. Mais cela suffit pour être vite débordé si l’on souhaite faire une cuisine variée et équilibrée tout en étant bien occupé par ailleurs.

Tout d’abord, ne pas se mettre la pression, la perfection n’existe pas ! Je pense à quelques astuces pour manger au quotidien suffisamment de légumes : miser sur les produits frais faciles et rapides à préparer (comme le chou rouge et le radis noir juste émincés à la mandoline, l’endive à couper rapidement au couteau, les tomates cerises prêtes à croquer, la carotte juste brossée et lavée et coupée éventuellement en petits bâtonnets, de même que la patate douce… ). A vrai dire, à la maison les légumes que l’on consomme le plus souvent frais sont ceux qui ne demandent que peu de temps de préparation. Miser en complément sur les légumes surgelés peut être une bonne solution pour varier car un produit surgelé ne comporte pas moins de nutriments qu’un produit frais.

J’aime bien avoir mon petit stock de conserves de légumineuses à la maison autrement. Rassasiantes et pas chères, elles apportent aussi les protéines dont nous avons besoin.

  • Quels sont tes indispensables pour une cuisine ZD ?

Il s’agit surtout d’une manière de cuisiner : pour les légumes, plutôt que de préparer la chair d’un côté, puis les épluchures de l’autre, je cuisine les légumes en entier, en conservant leur peau, tout simplement. Quand on sait que environ 50 % des nutriments et antioxydants sont stockés dans la peau des fruits et légumes, on commence à comprendre l’intérêt de ne pas les éplucher systématiquement, et même, de les choisir au maximum issus de l’agriculture biologique afin d’éviter de consommer trop de pesticides.

La cuisine zéro déchet, c’est un certain nombre de règles importantes : éviter les emballages et suremballages au maximum, consommer de saison, et le plus local possible, ne pas gaspiller l’eau, optimiser sa cuisson, ne pas jeter les restes mais les consommer le lendemain, ou les utiliser pour un gratin, des galettes, un flan, etc. 

  • Tu as écrit un ouvrage très créatif sur le pain et ses différentes utilisations (parfois très originales comme un cake, une crème au chocolat…) : peux-tu nous parler un peu de la genèse de ce livre ? Pourquoi le pain ? 

Le pain parce que c’est encore aujourd’hui un aliment qui est beaucoup consommé et que les français adorent mais qu’ils jettent beaucoup trop, paradoxalement… Selon les statistiques, nous jetons environ 80 kg de pain par personne chaque année, soit des milliers de tonnes. Et puis j’avoue, je pense que j’ai voulu écrire ce livre car j’étais agacée de voir mon conjoint acheter fièrement chaque jour son pain frais alors qu’il en restait de la veille… J’ai ainsi voulu développer des idées originales pour le recycler !

  • Un coup de cœur culinaire à partager avec nous (un ustensile, un ingrédient…) ?

Ma copine la mandoline ! Rapide et efficace, l’utilisation de la mandoline permet de gagner un temps précieux ! Elle permet de découper plus ou moins finement presque tous les fruits et légumes. Le second ustensile coup de cœur serait sans doute le blender… que j’utilise quasi-quotidiennement depuis de nombreuses années pour mes soupes, sauce, pesto, etc. et même pour hacher les noix. C’est un appareil indispensable à ma cuisine.

Les petites crèmes au chocolat au pain de Delphine

L’une des recettes qui m’a le plus attirée dans l’ouvrage « Pain Zéro Déchet » de Delphine est celle des crèmes au chocolat. Retrouver du pain dans une crème dessert, quelle originalité, vous ne trouvez pas ? J’ai de suite évoqué mon coup de cœur à l’auteure qui m’a expliqué que malheureusement, une coquille s’était glissée dans la recette du livre et que les quantités indiquées n’étaient pas correctes. Aussi, elle m’a autorisé à publier ici les bonnes proportions… J’ai légèrement modifié la recette d’origine en remplaçant la vanille par de la fève tonka, ainsi que la margarine par de la purée de noisette une première fois, puis de la purée de cacahuète une seconde fois et enfin, une purée d’amande une troisième fois. Vous l’aurez compris : cette recette est un succès !!! Et pour ne pas avoir à attendre que mon pain sans gluten rassisse, je l’ai fait griller au four puis je l’ai laissé refroidir. Cette technique a très bien fonctionné pour moi ! Maintenant, c’est à vous de tester… Je vous donne les ingrédients pour 2 petites crèmes. J’ai divisé les ingrédients par 4 et je trouve le résultat suffisant pour 2 personnes. Car si le dessert de Delphine est sans sucre ajouté, on aura tout de même quelque chose de fort en bouche et dont quelques cuillères suffisent à satisfaire les gourmands.

Ingrédients pour 2 personnes :

  • 45 g de mie de pain rassis ou grillé puis refroidi (la recette d’origine suggère du pain de mie, j’ai utilisé la mie d’un pain sans gluten et c’était très bien)
  • 120 ml de lait d’amande (ou 115 ml d’eau et 10 g d’amandes émondées – on fait alors son lait végétal soi-même avant de démarrer la recette !)
  • 40 g de chocolat à 70% (ou moins, selon ses goûts)
  • 1 pincée de fève tonka râpée ou de vanille moulue
  • 12 g de purée d’amande, de noisette ou de cacahuète (ou de margarine, comme suggéré dans la recette originale)
  • 1 pincée de fleur de sel (pour rehaussé le goût du cacao)

Déroulement de la recette :

  1. Mixer la mie du pain finement au robot.
  2. Verser le lait d’amande dans une casserole et le faire chauffer jusqu’à ce qu’il frémisse.
  3. Déposer le chocolat dans le lait bien chaud et mélanger au fouet jusqu’à l’obtention d’un lait au chocolat bien lisse.
  4. Ajouter la fève tonka râpée ou la vanille, ainsi que la purée d’oléagineux, la fleur de sel et la mie de pain. Bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une préparation homogène.
  5. Répartir la crème dans 2 ramequins et placer au réfrigérateur 1h au moins avant de déguster.

Aux alentours d’Aix-en-Provence : le Poids Chiche ! L’épicerie itinérante propose des produits locaux et français en vrac.

Petite mise en garde

Je crois que pour la première fois depuis l’existence de mon blog, je mets en avant des auteures dont les ouvrages sont végétariens mais pas végétaliens / vegan. J’en assume pleinement les conséquences (j’attends vos critiques, je suis prête !). Pour moi, la démarche zéro déchet soulève régulièrement des problématiques de type local versus vegan. Est-il mieux de consommer le lait d’une vache qui loge dans le jardin de mon voisin ou du lait de riz ou de soja dont la plante a poussé à des kilomètres de mon domicile, et qui a subi tout un processus de transformation, de mise en bouteille et de transport… ? Manger les œufs de ses propres poules ou cuisiner du tofu emballé dans du plastique non recyclable et produit on ne sait où ? Du miel issu de la ruche d’un apiculteur responsable et passionné ou du sucre de canne ?

La réponse est propre à chacun et le débat pourrait durer des heures ! Aussi, c’est dans un esprit d’ouverture et de partage que je mets en avant des ouvrages qui sont végétariens mais pas vegan, et dont les auteures ne portent pas d’étiquette. Avant de réaliser l’achat d’un livre, quel qu’il soit d’ailleurs, je vous recommande toujours de le feuilleter afin de savoir s’il vous correspond ou pas. En tous les cas, si j’ai choisi aujourd’hui de donner la parole à Stéphanie et Delphine sur mon blog, c’est que j’estime qu’elles véhiculent une image de paix, d’amour et de bienveillance, que l’on retrouve dans les contenus qu’elles partagent.

Print Friendly, PDF & Email

22 comments

  1. Caroline Buffet says:

    Bonjour lilli
    Ta demarche ressemble à la mienne un jour après l’autre et en prenant la moins mauvaise des solutions. Et en apprenant à son rythme, on assimile mieux les changements
    Je ne suis ni vegan ni végétarien ni « mangeur de viandes » (amusant il n’existe pas de mot), ou plutôt je suis un petit peu tout ca a la fois. Je suis toutefois sans gluten ni lactose.
    Je trouve donc intéressant que tu ouvres ton blog à d’autres visions. C’est ca la tolérance, il y a du bon dans chaque chose. Le danger c’est l’extrême l’excès.
    Et la question se pose doit on consommer du soja venant par bateaux avions ou camions ou les ouefs du fermier du coin?
    Merci
    A bientôt

  2. Cindy says:

    Totalement d’accord Avec toi pour les œufs et le miel.
    Le jour ou j’aurais mes poules je remangerai des œufs et les critiques des autres ce n’est pas mon problème mais le leurs.

  3. Marie E. says:

    J’ai pris le temps de lire cet article en plusieurs fois et je ne regrette pas. Un article complet et des interviews intéressants. Et puis je me retrouve totalement dans ta petite conclusion. Pour moi, chaque geste compte, chacun à son rythme, les premiers d’une personne ne seront pas ceux d’une autre. Et puis rien ne nous interdit de faire marche arrière si nous voyons que nous ne sommes pas en phase ou prêt à adopter une certaine habitude. La bienveillance avant tout.
    Merci pour cet article en tout cas.
    A bientôt,

  4. Mariette says:

    Bonjour Lili,
    J’ai participé à l’atelier au festival Everyday heroes et avais envie de refaire les muffins chez moi. Mais je me posais une question : puisque dans les muffins il faut mettre le lait de noisettes et l’okara, à quoi sert-il de le filtrer auparavant ? Est-ce pour une question de consistance, ou autre ?
    Merci pour la réponse et pour l’atelier qui m’a donné plein de nouvelles idées pour progresser dans la démarche zéro déchet !

    • Lili says:

      Coucou,

      Merci pour ton message !
      Tu peux tout à fait procéder ainsi !! C’est même astucieux.
      C’est que j’ai réalisé les deux recettes séparément à la base. :)
      Bises,

      Lili

      • Mariette says:

        Bonjour Lili,
        Merci pour la réponse et le conseil. Les muffins ont été testés et approuvés par toute ma famille !
        Mariette

  5. Christel says:

    Bjr Lili,
    Très intéressant de lire le parcours de chacune dans une ZD. Perso lire des témoignages de non vg ne me gêne pas. On m’a donné il y a plusieurs années le livre de Béa Johnson » Zéro Déchet » et je suis grande administrative « La famille zéro déchet ». Tous 2 ne sont pas vg même si pour ces derniers parfois cela me titille. Ma prochaine étape sera de passer aux mouchoirs en tissu. Le saint graal serait le compost mais je suis en appart et je n’ai pas de place pour y mettre un compost. Snif!
    J’ai la chance de fréquenter une biocoop qui ne fait pas la pesée des bocaux mais qui vend des poches en tissu et en a même créé en son propre nom. Il y a une balance en rayon et a une vraie démarche ZD. Elle possède aussi un très grand rayon de vrac solide et depuis peu s’est mise au liquide(produits d’entretiens) label Nature et progrès.
    Sûrement déjà répondu sur ton blog mais je demande d’où provienne tes poules?

    • Lili says:

      Coucou,

      Merci pour ton message et ton témoignage. :)
      Ta Biocoop me semble tip top !! :D
      Mes poules viennent d’un élevage qui se débarrasse de ses poules quand elles pondent moins.
      Je t’embrasse,

      Lili

    • Juju says:

      Bonjour Christel,
      Pour le compostage en appartement c’est possible avec le lombricomposteur : rapide et sans odeurs !

  6. Isabelle says:

    Merci pour ce bel article très intéressant.

    Je vis aux USA et le zd est très compliqué mais on essaie de faire sa part.

    Merci d’avoir interviewé ces 2 personnes, j’ai appris beaucoup de choses.

    • Lili says:

      Avec plaisir Isabelle ! Je pensais qu’aux USA ce serait plus facile, cela doit dépendre des endroits alors !
      C’est bien de faire sa part, c’est essentiel même, pour être en accord avec soi-même. :)
      Belle journée,
      Lili

  7. Julie says:

    Bonsoir Lili,

    Merci pour cet article ! Ton expérience et tes remarques me parlent beaucoup (concombre bio sous plastique ou non bio sans ? mon éternel dilemme quand je ne peux pas échapper au supermarché !) et il me semble que tu as raison : le principal est de faire de son mieux (accord toltèque !). On a tendance à se culpabiliser quand on tranche pour une solution pas top, mais cette angoisse ne résout rien, alors autant aller bien…

    Cela fait quelques années maintenant que je suis ton blog (c’est peut-être pour cela que je prends la liberté de te tutoyer…), sans écrire mais en appréciant tes recettes et astuces. J’ai même converti quelques personnes à ta galette des rois et à tes truffes véganes ! Sans l’être moi-même, car en effet j’ai du mal avec l’idée de remplacer les œufs d’a côté par les bananes du bout du monde, mais soit ! Et une banane de temps en temps, quand on en a envie, maintenant qu’elle est arrivée devant moi…
    Arf, oui, l’Homme est un être de contradiction ! :-D

    • Lili says:

      J’adore ton message Julie !! Je me retrouve aussi dans tes mots…!! Donc merci de m’avoir écrit, et merci pour le tutoiement, je préfère de toutes façons. :) J’ai également des poules et des œufs. :) Je t’embrasse, Lili

  8. Tomate sans graines says:

    Merci beaucoup Lili pour cet article ! Je suis d’autant plus touchée sachant que c’est la première fois que tu parles de personnes non végétaliennes sur ton blog ;-) Personnellement, j’ai toujours essayer avec la plus grande sincérité de faire au mieux, dans tous les domaines qui me tiennent à cœur (zéro déchet, protection des animaux, empreinte environnementale, consommation locale et artisanale, fait maison, bio, etc. etc., sans compter mes problèmes de santé qui influent sur mes choix alimentaires), mais il est bien difficile de pouvoir tout concilier et d’être parfaite ! Comme toi, je ne me mets plus la pression, je suis ce que je suis, je fais au mieux, le mieux d’aujourd’hui n’étant pas le même que le mieux d’hier ou que celui de demain. C’est ainsi, et il faut savoir l’accepter. :-) Et personne ne détient la vérité absolue. Alors, comme tu le dis si bien : Paix, Amour et Bienveillance ! ^^

  9. Laurence Philippe says:

    ATTENTION PAVÉ ! Intéressant ton article. Je fais de mon mieux aussi pour éviter de produire des déchets (mouchoirs en tissu, coton lavable, shampooing à base de poudre de plantes….)
    Et aussi achat au maxen vrac pour l alimentaire (soit pochons en tissu fait maison soir bocaux en verre) Jusqu a maintenant dans la biocoop tu faisais peser ton contenant Il notait dessus la tarre une fois pour toute ensuite on se sert au vrac ils pèsent a la caisse Je suis allée faire mes courses samedi et maintenant Il y a une balance où tu pèses tout toi même et tu colles l étiquette sur ton contenant. Rien de révolutionnaire Mais je trouve dingue le papier de l étiquette + l encre + la colle utilisés tout cela multiplier par des centaines de clients chaque jour.
    Alors j ai fait ma « pénible » et il l on dit que je pouvais continuer comme avant. Cela me satisfait pour moi mais cela ne règle pas le problème de cette consommation inutile.
    Je vais écrire à biocoop car je comprend pas

    • Lili says:

      Haha, on a l’impression de faire sa « pénible » comme tu dis avec de telles requêtes… ;) Mais bon, pourquoi se taire si ça nous tracasse réellement ? Tu as bien fait de t’exprimer ! :)

    • Animal Sensible says:

      Moi aussi ça m’agace ces petits papiers collés ! Dans d’autres magasins bio tout est pesé à la caisse mais il n’y a pas de balance avant cela donc il faut avoir une bonne intuition pour savoir combien on a dans notre sachet. Pas trop pratique quand on a besoin d’une quantité précise ou pour des ingrédients onéreux !
      En tous cas merci Lili pour cet article riche et intéressant, j’ai adoré le lire :)

Laisser un commentaire