Enceinte, tout est possible ?

J’ai choisi le titre de mon article en référence au roman « Enceinte, tout est possible » de Renée Greusard, frais, drôle et informatif à la fois. Je vous le recommande si vous êtes enceinte !

Aujourd’hui je vous retrouve pour un article qui me tenait vraiment à cœur de publier, afin de partager avec vous ce que j’ai vécu ces derniers mois et que je continue du reste à vivre jusqu’à ce que bébé pointe le bout de son nez, début février si tout va bien… Enceinte de mon premier enfant, j’ai traversé beaucoup de choses ces dernières semaines dont j’avais envie de vous parler. Ce n’est que le début d’une aventure et pourtant j’ai le sentiment d’avoir déjà beaucoup grandi…! S’il y a bien une leçon que j’ai comprise durant ma grossesse, c’est que rien n’est permanent. Tout bouge, tout change, tout évolue !!

Je ne voulais pas d’enfants pour commencer. Je ne souhaitais pas donner la vie à un être qui n’avait rien demandé, dans un monde en déperdition qui plus est. Et puis ma perception de ce qui est s’est modifiée et la rencontre de sages bouddhistes à travers des lectures et des conférences m’a permis d’accueillir cette idée que toute âme se réincarne et choisit le corps dans lequel sa vie terrestre va se matérialiser, en fonction des blessures qu’elle a à régler. Les travaux de Lise Bourbeau et de nombreuses figures du développement personnel m’ont conforté dans cette prise de conscience incroyable qui est que tout est perception, qu’un événement n’est ni blanc ni noir, qu’il se teinte simplement de la couleur qu’on lui donne. En paix avec mon envie de fonder une famille, et après de nombreux mois à faire pipi sur des bâtonnets, le cœur rempli d’espoir à chaque fois, je suis tombée enceinte.

C’était alors le début de quelque chose de grand, quelque chose de beau : un petit être grandissait en moi… et mes peurs, toutes mes peurs, refaisaient surface ! Peur de perdre cet enfant après l’avoir longuement attendu, peur de ne pas être capable de mener ma grossesse à terme, peur de mal faire, de trop l’aimer ou pas assez, de changer en devenant bien trop gaga, de souffrir le jour de mon accouchement et de ne pas arriver à gérer, peur de louper mon allaitement, de grossir à n’en plus finir et de mal me nourrir…

Enceinte

Les premiers mois ont été teintés de nausées, de compulsions et de pertes d’appétit. Si je savais à quoi m’attendre d’un point de vue odeurs et dégoûts, je ne pensais pas que mon corps allait me réclamer… des produits laitiers !! Une envie soudaine de fromage, de petits-suisses et de crèmes glacées. Devais-je céder ou non ? Parallèlement, des brûlures d’estomac extrêmement violentes m’empêchaient de me nourrir correctement, si bien que je commençais à perdre du poids… Étais-je en train de faire du mal à mon bébé en le privant de nutriments, pire, de protéines ?! C’est alors que toutes mes anciennes craintes et peurs liées au véganisme sont remontées, moi qui étais pourtant convaincue que l’on pouvait mener un régime végétal sans nuire à sa santé, bien au contraire. Alors j’ai craqué et j’ai mangé un peu de poisson et un peu de viande. Certes, si j’ai cependant fait attention à la manière dont les animaux avaient été élevés et abattus, j’ai tout de même remis le masque, celui de la dissonance cognitive. J’étais terrorisée à l’idée d’empêcher le développement de mon enfant, d’être responsable d’une éventuelle malformation et naïvement, je pensais qu’un morceau de chair animale pouvait combler mes carences…

La culpabilité que j’ai ressentie alors était telle que mes douleurs digestives augmentaient. Début octobre, j’ai suivi un stage organisé par l’organisme fondé par Lise Bourbeau, Écoute ton corps, sur l’alimentation et nos croyances. J’ai compris que les maux étaient à la hauteur de notre sentiment de culpabilité, que plus on mentalisait son assiette, plus on était dans le contrôle, et plus on s’éloignait de ce qui était bon pour nous. Par ailleurs, j’ai pu discuter longuement avec ma sage-femme de mes craintes et cette dernière m’a assurée que bébé puisait dans mes réserves, qu’il faudrait que je me requinque après sa naissance, certes, mais qu’il grandissait bien, qu’il allait chercher ce qu’il lui fallait dans mon corps. Je me suis alors rendue compte à quel point le poids qui pesait sur mes épaules à ce moment-là était lourd… Car en m’en délestant, je me suis sentie à nouveau libre de mes choix, en phase avec mes valeurs et mes convictions. C’est naturellement que je suis retournée à une alimentation végétale, celle qui me correspond, sans pour autant me brimer ni me punir, en relâchant les rênes que je maintenais jusqu’ici très fermement, préférant demeurer dans un contrôle qui me donnait l’illusion de maîtriser ma vie.

Je continue depuis le travail que j’ai entamé sur mes ressentis corporels et les besoins de mon corps : ai-je vraiment faim ? Ai-je envie de chaud, de froid, de sucré ou non, de dur, de croustillant, de mou ? Se poser ces questions avant de passer à table aide à se connecter aux demandes de son corps. Par ailleurs, la méditation et le yoga me permettent d’être plus connectée à moi-même. Et lorsque je sens une émotion monter (et quand on est enceinte, on a des émotions qui se manifestent à la pelle !), je l’accueille et je l’accepte, je tente de la comprendre, de lui parler, de la laisser passer. Parfois j’y arrive, parfois c’est trop compliqué. Je suis simplement humaine après tout. ;-) Un outil qui me sert beaucoup aujourd’hui est de dire « oui », de lâcher, d’accepter sur l’expire. J’y reviendrais…

Le septième mois de ma grossesse a vu apparaître une sensation toute nouvelle pour moi : la faim. Celle qui grogne, qui creuse, qui tiraille. Celle qui est difficile à calmer, qui laisse un vide, un creux presque impossible à combler. Pour moi qui souffre de candidose et du syndrome de l’intestin irritable depuis plus de dix ans, c’était quelque chose de complètement nouveau. Je peux tout à fait comprendre qu’une personne qui a un estomac et des intestins en bonne santé ne puisse saisir ce concept : celui de la non-faim permanente dans laquelle je demeurais jusque-là et qui, du reste, a rapidement fait son grand retour. Au huitième mois, les nausées et les brûlures d’estomac m’ont rappelées que rien ne dure. Quand je vous parlais d’impermanence…!

Plus jeune, j’ai lutté contre des troubles du comportement alimentaire et une peur irrationnelle, celle de grossir. Si cette peur s’est à nouveau manifestée les premiers mois de ma grossesse, elle a refait une belle apparition sur la fin, avec la faim justement. Moi qui mentalisais mon alimentation depuis presque toujours afin de m’éviter des brûlures et des crampes d’estomac, je n’étais plus rassasiée par mes petits repas classiques conservés jusqu’ici et surtout rassurants. Que faire ? Comment m’alimenter convenablement (assez pour nourrir ma faim mais pas trop pour atténuer les aigreurs) ? Comment chasser cette peur du surpoids (que j’ai déjà expérimenté et qui m’a laissée à bout de souffle) une fois pour toutes ? Une fois de plus, la réponse se trouvait dans le lâcher prise (et les bols de porridge !) avec cette phrase outil : « Toute pensée qui n’aboutit pas à un acte positif (juste) est une pensée inutile… OUT ! » La chasse aux pensées parasites est depuis ouverte.

Enceinte 2

L’impermanence de la vie est donc un concept que j’ai réellement saisi ces derniers mois. Après tout, nous sommes humains et nous avons tous nos peurs, nos doutes, nos craintes, nos faiblesses… Depuis quelques temps, je refusais de me coller une étiquette sur le front en lien avec mon travail, mon mode alimentaire, mon style de vie. Je suis… Je suis juste une âme en cheminement ! Et lorsque l’on me demande si je suis végane, je ne réponds plus par l’affirmative car j’ai le sentiment que cela m’enferme, qu’un terme, quel qu’il soit, m’empêche d’être qui je suis réellement. Mon enfant n’est pas encore né que certains le définissent déjà comme un « futur bébé végétarien » ou « bébé vegan ». Ces conversations ne me mettent pas à l’aise car si je souhaite élever mon enfant dans le monde merveilleux du végétal, si je désire lui transmettre mon respect profond pour tous les êtres vivants, je ne peux lui imposer un cadre, une définition. Je reviens plus longuement sur cet aspect-là dans une interview pour le site Menu Végétarien, mais grosso modo, j’estime que pour qu’une personne puisse se réaliser entièrement, il est indispensable qu’elle puisse jouir de son libre arbitre et faire des choix qui sont en accord avec ses propres besoins. Être heureux, c’est avant tout être soi. Et être soi nécessite un espace de liberté, d’action et de mouvements pour expérimenter, tout simplement.

J’ai peu lu pendant ma grossesse mais j’ai bien lu. Toutes les lectures qui me sont apparues m’ont fait grandir et m’ont ouvert les yeux et le cœur sur des notions précieuses. À commencer par « Message d’une sage-femme, pour une naissance libre » d’Ariane Seccia Boulanger. Cette sage-femme spécialisée en grossesse psychique et travaillant sur les peurs autour de la naissance note ceci à la page 35 : « Qui que tu sois, quelle que soit ton enveloppe, réalise tout ce que tu portes à l’intérieur de toi, ton potentiel d’origine. Je ne te demande rien d’autre que d’être ce que tu es, j’accepte la graine sans connaître la fleur parce que je sais que tu portes en toi le meilleur. Je te fais confiance, et moi ton père, et moi ta mère, m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour t’aider à y parvenir. Au travers de notre cœur trouve le tien, au travers de notre amour trouve ton être ».

Comment alors projeter sur notre enfant nos propres envies, nos propres désirs ? On éloigne tellement le petit être de qui il est réellement depuis le premier jour de sa naissance, en le définissant tout d’abord garçon ou fille et en adoptant des comportements en fonction ensuite, en lui imposant des interdits, en lui expliquant ce qu’il a le droit de faire ou non, de manger ou non, de toucher ou non, de regarder ou non, d’exprimer ou non… On ne peut pas l’empêcher, c’est ainsi, et puis certains « non » sont bien utiles pour la sécurité de l’enfant. Mais pourquoi (et attention, ça c’est LE coup de gueule du siècle !!) ne peut-on pas laisser une personne se curer le nez en public ?! Lorsque je regarde des familles autour de moi, principalement dans le TGV lorsque je suis en déplacement, je suis subjuguée par le nombre de « non ! » qui sont prononcés. Attention, je ne suis ici que dans la constatation et non dans le jugement.

J’observe simplement ceci : dès son plus jeune âge, un enfant se conforme aux attentes de son entourage et de sa société. C’est alors la porte ouverte aux fameuses « 5 blessures qui nous empêchent d’être nous-même », rendues célèbres par l’ouvrage de Lise Bourbeau mais mises en lumière par des psychologues et des spécialistes du développement personnel. À ce propos, je vous recommande les ouvrages de Lise Bourbeau mais aussi les vidéos de Carole Rinaldi avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger récemment et dont le travail me fait beaucoup de bien.

Enceinte 3

Notre société actuelle s’est construite sur le faire, sur ce qui rapporte, ce qui est profitable. Elle s’est ainsi détachée de l’être, du je suis, de l’intelligence du cœur… L’enfantement n’est pas une exception à la règle et subit aussi son propre formatage. L’ouvrage de Michel Odent, « Le bébé est un mammifère », a été une révélation pour moi car il est venu confirmer quelque chose que je savais déjà sans trop pouvoir l’expliquer : l’être humain fait partie intégrante de la nature et du règne animal et est donc entièrement capable, comme tous ses congénères, d’accoucher seul. « J’accouche bientôt, que faire de la douleur ? » de Maïtie Trélaün vient parfaitement compléter les écrits de l’obstétricien français porté sur une maternité différente (accouchement en salles de naissance « comme à la maison », pénombre, naissance dans l’eau, liberté de position, « bébés kangourous », groupes de chant…). La femme a tout en elle pour donner la vie et plus on s’éloigne d’un accouchement physiologique, plus le recours à la médecine conventionnelle se fait, plus elle se coupe de ses facultés à mettre au monde son petit le plus naturellement, grâce notamment à l’hormone du sentiment de l’attachement, l’ocytocine. Cette dernière joue un rôle clé pendant l’accouchement mais aussi lors de l’allaitement et découvrir son action, découvrir les mécanismes du corps qui se mettent en branle quand le bébé décide de sortir de l’utérus, m’a une fois de plus ouvert les yeux sur la beauté de la Vie qui a tout prévu, qui est plus forte que tout, qui ne laisse jamais rien au hasard.

C’est pourquoi plus on s’en éloigne, plus on se coupe de la nature, plus ça déconne. Petite transition ici avec l’alimentation de la femme enceinte, sur laquelle je veux revenir. Gérer mon appétit et mes envies a été mon plus grand challenge pendant les ¾ de ma grossesse. Moi qui étais jusqu’alors dans une hyper-mentalisation de la nourriture, je devais mettre en pratique ce que j’avais lu et appris : me mettre à l’écoute de mon corps et de mes ressentis, faire preuve de bienveillance également, m’autoriser à lâcher prise, à me tromper parfois, à craquer et puis à souffler. Une petite cure de spiruline dès le 6ème mois (1 c. à café par jour de spiruline en poudre mélangée à mon porridge du matin) m’a permis de me sentir moins fatiguée.

Toutefois et malgré mes précautions pour me maintenir en forme tout au long de ma grossesse, je n’ai pu soigner mon dos qui me faisait souffrir depuis les premières semaines, à cause de la modification de mon centre de gravité. Grande habituée des séances d’ostéopathie, justement à cause de mes lombaires qui sont fragiles mais aussi de mes maux d’estomac/intestins, j’ai enchaîné les séances de chiropraxie, sans résultat durable malheureusement (hormis pour mon porte-monnaie…). Une amie m’a gentiment donné sa Ceinture Physiomat Confort® qui m’a soulagée à plusieurs reprises et je ne me suis pas privée pour me faire masser par Octavie, ma fée, qui s’occupe de mon ventre avec des massages chi nei tsang depuis près de deux ans. J’ai eu beaucoup de mal durant ma grossesse à lâcher sur le ménage, les activités, les efforts physiques. Sans cesse en train de bouger, je me suis poussée à bout jusqu’à me faire peur… Croyant être une guerrière, j’ai assuré le premier jour du Salon Veggie World à Marseille, où je m’étais engagée à tenir un stand de produits cosmétiques bio tout le week-end. Déjà, le samedi en début d’après-midi, c’est mon mental qui me portait, mon dos étant hors-service. En fin de journée, mon ventre était dur et tirait et le soir, une douleur étrange a envahi mon utérus. Durant la nuit, bébé bougeait beaucoup, ce qui ne lui ressemblait pas, et le matin, alors que je me levais pour partir travailler, de nouvelles douleurs m’ont empêchées de me lever. J’avais poussé le bouchon trop loin, il était temps de lâcher, au risque de mettre mon petit en danger. Cela a été un vrai coup dur car je devais abandonner mes troupes, laisser le stand dont je m’occupais sans personne pour assurer durant la matinée, annuler la conférence que je devais donner dans l’après-midi… Sentir son corps fatigué et au bout de ses capacités m’a laissée dépitée mais m’a également appris beaucoup : j’allais être maman, tout allait changer. Mon enfant était désormais ma priorité.

Côté assiette, comme je vous l’ai dit plus haut, j’ai lâché prise. Pas de régime particulier donc, je reste dans le végétal presque exclusivement, et je ne me prends pas la tête. Je ne me demande pas si j’ai mangé assez de protéines dans la journée (en fin de grossesse, j’ai tout de même opté pour des protéines de riz, découvertes sur le Salon Veggie World justement), je fais la part belle aux fruits et aux légumes bio de saison ainsi qu’aux oléagineux et aux céréales, que j’arrose de levure maltée et d’un mélange d’huile oméga-3. Je croque dans des gourmandises chocolatées régulièrement, sans m’empiffrer. Bref : je suis mes envies en fin de compte, en fractionnant mes repas, et finalement je me rends compte que mes semaines sont bien équilibrées. J’ai troqué le café classique pour du déca, et je me suis autorisée 3 petites gorgées de vin rouge pendant ma grossesse. J’ai bu du kombucha et du kéfir sans me demander s’ils contenaient de l’alcool dû à la fermentation. En gros, j’ai fait au mieux en appliquant ces deux phrases, dégotées elles-aussi dans l’ouvrage d’Ariane Seccia Boulanger :

  1. « Je fais de mon mieux, dans le respect de moi-même, avec les cartes de l’instant, le reste appartient à l’univers. »
  2. « Durant notre existence, tant que nous sommes en vie, nous ne pourrons jamais rien faire d’autre que de notre mieux ».

Enceinte 4

Par ailleurs, j’ai suivi quelques conseils de Fanny Chauchard-Dressayre, phytothérapeute et nutrithérapeute, formée aux plantes médicinales et aux médecines douces, qui accompagne notamment les femmes enceintes et les jeunes enfants en proposant des consultations à son cabinet ou à distance sur des thématiques de rééquilibrage alimentaire, perte de poids, addiction au sucre, problèmes digestifs et intolérances, enfants hyperactifs, stress / insomnies, maladies et pertes d’appétit…

Parmi les astuces qu’elle m’a transmises pour contrer mes problèmes digestifs, j’ai suivi ces derniers : faire des repas fractionnés, marcher, ne pas me pencher en avant après les repas, boire en dehors des repas, mélanger 1 c. à soupe de psyllium blond à mon porridge et ajouter 2 pruneaux mis à trempés la veille pour la nuit (solution radicale dans mon cas contre la constipation !!), penser aux infusions de gingembre, de thym, de menthe, de basilic… et faire appel à l’homéopathie si besoin. Comme Michel Odent, elle a insisté sur les bienfaits des acides gras essentiels pour le bon développement du cerveau de bébé, et les conseils de mon amie Cécile, praticienne en ayurveda et future maman également, m’ont donné envie d’ajouter de la purée d’amandes sur mes légumes et de croquer des noix de cajou régulièrement.

Les comprimés de gingembre (ou encore le jus de gingembre frais, dilué dans de l’eau chaude et accompagné de citron) m’ont été d’un grand secours pour combattre les nausées et les indigestions, tout comme les infusions de menthe poivrée. Quant aux brûlures d’estomac, j’ai réussi à les dompter avec des granules homéopathiques de nux vomica 5ch et capsicum annuum 7ch (3 granules à faire fondre sous la langue après chaque repas), et des préparations de jus de citron et de bicarbonate alimentaire (mélanger dans un verre 1 c. à soupe de jus de citron, 1 c. à café de bicarbonate et un peu d’eau avant d’avaler cul sec !). Depuis le début, je prends des compléments alimentaires pour femme enceinte, de la marque Solgar (avec les indispensables B12 et B9 certes, mais pas que), et je me suis supplémentée en fer (le Floradix de la marque Salus est généralement bien toléré) et en magnésium, à cause de spasmes dans les jambes (je porte désormais des bas de contention). J’ai avalé une ampoule de vitamine D le sixième mois, comme recommandé par ma sage-femme, et depuis, je prends des probiotiques (je prends toujours ceux des laboratoires Solage “Solbiotic”, très efficaces) afin d’espérer transmettre une bonne flore à mon bébé le jour de l’accouchement (vu que c’est l’un de mes points faibles, autant tenter d’y remédier !) s’il se fait par voie basse, comme espéré.

Par ailleurs, je fais une cure d’eau de Quinton isotonic, de l’eau de mer micro-filtrée à froid et source incroyable de bien-être, notamment en période de grossesse. C’est un remède naturel qui m’avait déjà convaincu du temps où je luttais activement contre ma candidose. Et comme mon candida albicans se fait une joie de tous les changements qui s’opèrent dans mon corps actuellement et manifeste sa petite présence sous la forme d’envies de sucre, j’ai pris du chrome pendant plusieurs semaines. Enfin, comme tous les hivers, je fais ma cure d’extrait de pépins de pamplemousse, 20 gouttes tous les matins (un dosage qui me convient), et d’acérola, en comprimés. Cela peut sembler être beaucoup de choses, mais pour moi qui ai l’habitude des compléments alimentaires, c’est un peu la norme… !

Enceinte 5

Je n’ai pas attendu mon troisième mois de grossesse pour m’offrir deux leggings et deux pantalons de grossesse. Pour le reste de mes affaires (un pyjama, un ballon de grossesse, trois brassières et soutiens gorges d’allaitement – quitte à prendre un soutien-gorge, autant qu’il dure plusieurs mois… !), je me suis tournée vers le Boncoin et les amies. J’aime la seconde-main et je ne m’en suis pas non plus privée pour anticiper l’arrivée de bébé avec un siège auto, une écharpe de portage, une baignoire et des couches lavables (mais aussi quelques couches jetables pour les premières semaines de bébé, le temps que nous nous adaptons et trouvons un rythme : je souhaite me donner un peu de liberté). De nature plutôt minimaliste, j’ai à cœur d’opter pour le moins de choses possibles, un choix écologique et philosophique avant tout. Une chose difficile malgré tout quand c’est son premier bébé et qu’on ne sait pas trop à quoi s’attendre…!

À propos de portage, mon mari et moi avons suivi un atelier sur le sujet, dispensé par l’association de la maternité dans laquelle je vais accoucher, une maternité qui soutient notamment les accouchements physiologiques et l’allaitement. L’atelier “portage bébé” a été une vraie révélation ! Car si nous avons appris à porter notre futur enfant en écharpe, une écharpe adaptée à la morphologie de l’enfant, nous avons surtout bénéficié d’un cours sur la physiologie du bébé et la manière dont il est judicieux de le porter dans ses bras, afin de déclencher le moins possible chez lui le fameux réflexe de Moro. Nous avons également suivi quelques séances d’haptonomie chez une sage-femme qui nous ont permis de rentrer en contact avec Bébou, et de prendre du temps à trois, tout simplement.

Plusieurs groupes Facebook me sont d’un grand soutien et lire les témoignages et les questionnements des autres mamans me fait du bien : « La Leche League France », « Parentalité végétale, bienveillante et inclusive », ou encore « Les mamans végés à l’écoute des parents ». L’ouvrage « Attendre bébé… autrement » de Catherine Piraud-Rouet et Emmanuelle Sampers-Gendre a déblayé le terrain. Je recommande également le documentaire de Céline Darmayan « Entre leurs mains » au sujet de l’accouchement à domicile et du combat des sages-femmes pour un retour à la physiologie : édifiant !

Enceinte 6

J’ai pris soin de ma peau avec de l’huile d’amande douce et les laits pour le corps Cattier pour prévenir l’apparition de vergetures, et j’ai troqué ma brosse à dents à poils durs pour des poils souples, plus doux pour mes gencives. Mon mari et moi avons rédigé un projet de naissance que nous avons soumis à la maternité que nous avons choisie. Il est vrai que j’aurais aimé accoucher à la maison mais nous avons la chance de vivre pas très loin d’une maternité qui accouche les femmes d’une manière bienveillante et physiologique, et qui ensuite aide à l’allaitement les premiers jours. Plutôt hyperactive de nature, j’ai également appris à ralentir le rythme. Ou plutôt : mon corps m’a demandé de ralentir le rythme, via des douleurs lombaires violentes.

C’est court 9 mois et c’est long à la fois. 9 mois pour se préparer à devenir maman, 9 mois pour se reconnecter à ses émotions, à ses blocages, à ses peurs, à ses blessures émotionnelles. 9 mois pour apprendre à déculpabiliser, à se fier à ses ressentis, à son intuition, à se faire confiance, parce que oui, je suis capable. Capable de mener à bien ma grossesse et d’accoucher sereinement, capable de nourrir mon enfant, de m’en occuper, de l’aimer, de faire les bons choix pour lui. Capable de me tromper, de faire route-arrière, d’être blessée, de douter, de tâtonner, de tituber, puis de me relever et d’avancer tout droit, sur le bon chemin. Capable de m’aimer et de me respecter, et ainsi d’aimer et respecter ceux qui m’entourent. Capable d’écouter, de prendre des notes, puis de faire mes propres choix, en accord avec mes valeurs, avec les cartes que j’ai en main à l’instant T.

À tout moment je peux être pointée du doigt et jugée, à tout moment je peux décevoir ou blesser, à tout moment je peux ne pas être aimée. Mais en serais-je moins aimable pour autant ? La maternité semble être un monde bien particulier où nos décisions sont en permanence remises en question par autrui. Chacun a son avis, y va de son expérience ou de son conseil. Ce qui peut être enrichissant peut également être oppressant et culpabilisant. Heureusement que Don Miguel Ruiz nous a transmis les « 4 accords toltèques » que je ne manque jamais d’appliquer dans des situations de conflit :

  1. « Que votre parole soit impeccable »
  2. « N’en faites pas une affaire personnelle »
  3. « Ne faites pas de suppositions »
  4. « Faites toujours de votre mieux »
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54 comments

  1. Claire C. says:

    Merci mille fois Lili pour ce magnifique article qui m’a profondément émue <3
    Je ne suis pas encore Maman, et je suis heureuse d'avoir eu la curiosité d'aller vers ton article, que j'ai dévoré du premier au dernier mot, et qui a répondu à plusieurs de mes questions personnelles quant à mon futur joli projet :-)
    Merci sincèrement pour ce message écrit avec tant de coeur ! <3

  2. Ann says:

    Bonjour Lili,

    Ton article m’a interpellée, diantre !

    Comme toi, j’ai une candidose (chronique, arg…), un intestin irritable et chaque écart me procure une telle culpabilité… que j’en ai mal au ventre. J’ai du mal à lâcher-prise, je suis constamment dans le contrôle (sans y parvenir, fichues fringales et fichue envie constante de “me remplir” !) et je me suis aussi rendue compte ces derniers temps que mes RGO étaient probablement plus dus à mon état émotionnel qu’à ce que j’avais mangé…

    Tu évoques l’atelier que tu as suivi avec “Ecoute ton corps” ainsi que des lectures.

    Aurais-tu les références de tout cela, parce que ça m’intéresse sacrément ! ;-)

    Merci d’avance !

    Anne

    • Lili says:

      Coucou Anne,

      Merci pour ton message !
      Et bienvenue au club… ;)
      Toutes mes références sont sous la forme de liens à cliquer. Donc n’hésite pas à cliquer sur les liens, ils sont discrets, mais ils y sont (comme par exemple sur les mots Écoute ton corps), ainsi que sur les titres des livres que je recommande. :)
      Bon courage !!

      Je t’embrasse,
      Lili

      • Ann says:

        Merci pour ta réponse !
        J’avais bien vu les liens et avais donc découvert les ateliers “Ecoute ton corps”, waouh, mille mercis !

        Je vais donc creuser un peu plus ces liens et voir si ceux-ci peuvent me mener à des livres, en attendant de pouvoir participer à un atelier (patience patience,… ;-) ).

        J’en profite pour te poser une autre question : tu évoques dans les commentaires le fait que tu as réussi à limiter la prolifération des candida…. donne-moi ton secret !!!
        Bon, je sais, chacun doit suivre sa propre voie et s’écouter mais si tu as quelques tuyaux, je prends, parce que là, je pédale un peu (mais j’y crois ! )….

        En tout cas : clap clap clap pour ton blog, tes recettes, ton livre sur le régime anti-candida et tes nombreux partages… surtout, ne change rien ! ;-)

  3. Jay says:

    Pour toi Lili, et pour le petit bout qui va avoir la chance d’être accueilli par une maman aussi bienveillante, mes vœux très cordiaux d’Heureuse Année et d’excellente santé. Profitez de la Vie !!

  4. Oxoby says:

    Bonjour Alice (et à ta famille),comme j’ai aimé lire tes mots et je suis d’accord avec les nombreux commentaires; tu (vous ) vas,(allez) être d’excellents parents. Douter est un excellent moteur pour se questionner et remettre en question ses pratiques.
    J’ai adoré materner, parenter, amener sur le chemin de l’autonomie. En le faisant avec ton coeur, tu ne te tromperas pas!
    Je ne vois aucune lecture sur l’allaitement! Alors je te conseille de t’offrir un entretien avec un consultant en lactation,IBCLC, seul professionnel formé sur le sujet de l’allaitement. Cette rencontre te permettra de comprendre les besoins du bébé, de l’écouter, et de t’écouter car toi seule sais pour lui!
    Je te souhaite une belle fin de grossesse et la rencontre qui est au bout va changer votre vie, future maman, futur papa!
    Je me permets de t’embrasser, Delphine

    • Lili says:

      Coucou Delphine,

      Merci beaucoup pour ton message ! :)
      C’est adorable ce que tu me dis, et ça me porte. :)
      Pour ce qui est de l’allaitement, mon article était déjà long, je n’ai pas voulu en rajouter, mais j’ai déjà dévoré deux ouvrages, dont celui de la Leache League. :) Ensuite, je pense que c’est la pratique qui nous enseigne. C’est bien de connaître la théorie, mais pour en parler, je préfère y joindre l’expérience. :) Car je ne sais pas du tout ce qui m’attend et chaque allaitement est différent paraît-il. :)
      Mais ne t’en fais pas, je suis bien entourée et bien renseignée à ce sujet. :)
      Merci encore pour tes bons voeux et ton message tout doux.
      Je te souhaite de passer une très belle fin d’année.
      Je t’embrasse,

      Alice / Lili

  5. Tite Melody says:

    J’ai pris plaisir à lire et relire ton article qui m’a quelque peu émue, voire beaucoup. Ça m’a rappelé bien des souvenirs. Je le dis et le redirai encore, il n’y a rien de plus beau dans la vie que de devenir maman.

  6. Isabelle Hager says:

    Très bel article,que de questionnement.lors de ma grossesse il y a plus de 38ans je ne me posais pas tant de question, tout c est bien passé et notre fille a maintenant un charmant fils qui fait notre plus grand bonheur.
    Prenez bien soin de vous pensez à vous reposer avant l arrivée de votre petit bout,après les journées et les nuits seront très chargées
    Beaucoup de bonheur et une très bonne nouvelle année à vous 3

    • Lili says:

      Merci beaucoup Isabelle. :) Eh oui, je m’interroge beaucoup, j’ai un cerveau qui carbure à fond les ballons et qui ne me laisse pas tranquille. ;)
      Passez de très belles fêtes en famille. :)
      Bien à vous,
      Lili

  7. Chauba says:

    Félicitations Lili. ton témoignage me rappelle tant de choses : je ne voulais pas d’enfants par rapport à mon histoire, mais quand on rencontre la bonne personne, ça devient une évidence.
    Tu as toutes les cartes en main. A toi de jouer.
    Bon accouchement et profite de tout ce qui va t’arriver et il va y en avoir des choses
    Bises
    Ps : J’ai 3 beaux bébés

    • Lili says:

      Merci beaucoup pour ton message ! :) Rhooo, 3 enfants, mon petit rêve. :D Comme tu dis, quand on rencontre la personne avec qui on est bien et avec qui on a envie de construire quelque chose, ça chamboule pas mal de choses. :)
      Joyeuses fêtes à toi et ta famille.
      Je t’embrasse,
      Lili

  8. Lemee says:

    Bonjour article riche, très riche…
    Dans votre histoire vous parlez de problème avec un développement trop important de candida, et en parallèle vous consommez un aliment fantastiquement riche : la levure de bière, mais qui est aussi une nourriture non moins fantastique pour les candida, non?

    • Lili says:

      Bonjour,
      Merci beaucoup ! C’est parce que j’ai réussi à stopper la prolifération du candida que j’ai réintroduit certains sucres et certaines levures. ;) Je n’allais pas m’en priver à vie. :)
      Bien à vous,
      Lili

  9. Merline says:

    félicitations Lili pour ce futur bébé, votre parcours est exemplaire et vos questionnements tout à votre honneur. Mais pour cette fin de grossesse, prenez soin de vous, reposez-vous beaucoup, car le rythme va changer après la naissance. Quoique que vous fassiez ou pas pour votre enfant, vous ferez de votre mieux pour lui donc inutile de culpabiliser, ça ne sert à rien.
    plein de pensées positives pour vous et votre famille et bonnes fêtes de fin d’année.

    • Lili says:

      Merci beaucoup Merline pour cet adorable commentaire. La culpabilité ne sert à rien, c’est certain… ;) Très belles fêtes de fin d’année également, merci pour votre suivi ! :)
      Bises,
      Lili

  10. Melinawitch says:

    Un magnifique témoignage qui me rappelle mon cheminimeent. Ma première grossesse a été un tournant dans ma vie, c’est elle qui m’a fait faire mes premier pas sur le chemin du maternage proximal (allaitement, cododo, portage) puis de la parentalité positive puis de la communication non violente puis du végétarisme, du yoga, du enveloppement personnel, bref tant de changement induis par quelques milimetre dans son utérus.
    Depuis je suis devenu un membre très actif de la leche league en train de me préparer à devenir animatrice, et puis vice présidente de l’association de parent PAMANA luttant pour l’existence de filière physiologique au sein des maternités de France.
    Je vous souhaite une très belle fin de grossesse, un très bel accouchement physiologique, une belle rencontre avec bébé et un super allaitement.

    • Lili says:

      Bonjour,

      Merci pour ce beau témoignage.
      Quel cheminement… Quel parcours !!
      Merci de l’avoir partagé ici avec nous. :)
      Très belle fin d’année, joyeuses fêtes. :)

      Bises,

      Lili

  11. Morgane says:

    Très bel article Alice, à la fois personnel et plein d’informations pour les futures femmes qui souhaitent avoir un enfant. C’est drôle je me reconnais beaucoup dans tes premiers mots (le fait de ne pas vouloir d’enfants au départ), je ne sais pas si je changerais d’avis en grandissant mais dans tous les cas, cet article m’a parlé malgré tout tant il est empli de compassion et de bienveillance envers soi, son corps et ses besoins et envies. Merci à toi pour ce partage et belles fêtes <3

    • Lili says:

      Merci beaucoup Morgane de m’avoir lue, et merci pour tes mots qui me touchent beaucoup. :)
      Je n’aimais pas, lorsque je disais et pensais ne pas vouloir d’enfants, qu’on m’affirme que j’allais changer d’avis, ou que j’étais encore trop jeune pour décider. Cela me rendait dingue et du reste, ça m’agace encore aujourd’hui quand j’y repense. Nos décisions, nos convictions, sont ce qu’elles sont à un moment T, et elles ne sont pas moins fortes parce qu’elles peuvent à tout instant changer. Bref, tout ça pour te dire, qu’avoir des enfants ou non, c’est juste une possibilité, un choix qui existe, parmi d’autres… Et que quel que soit le tien, qu’il demeure sur la durée ou non, il est juste. Je suis vraiment heureuse de tout ce que m’apporte cette grossesse, je ne pensais pas qu’elle serait si riche, mais je reste persuadée qu’une vie sans enfants peut apporter tout autant. Je t’embrasse tout plein, Lili xoxo

  12. Amandine says:

    Je peux te dire que ton article m’a vraiment émue ! Tu es si vraie, si vulnérable mais dans un sens tout à fait attachant qui fait de toi une personne forte et courageuse. Ton bébé a de la chance d’être avec toi et d’avoir une maman si attentionnée. Je te souhaite une bel fin de grossesse et une nouvelle vie de famille pleine de richesse, de joie et d’amour !

    • Lili says:

      Tu veux me faire pleurer Amandine ? ;) Merci merci merci pour ce que tu me dis là et qui me touche au plus profond.
      Je t’embrasse tout bien fort. <3

  13. GAUTIER Marie Claire says:

    Bonjour Lili,
    1976, naissance de ma fille, moi mère célibataire. Je ne sais pas ce qui s’est dit lorsque l’on a su que j’étais enceinte, aucune importance.
    A l’époque, aigreurs d’estomac : le bébé va avoir beaucoup de cheveux. Vrai ou faux, ma fille est née avec une touffe de cheveux que mon coiffeur s’est fait une joie de couper quelques mois plus tard. Une petite coquetterie de ma part.
    Pas de péridurale, à l’époque. La douleur, intense, dans les reins, je me suis même retenue une fois de pousser pour souffler, et … oubliée quand on a posé ma fille sur moi.Un bien-être incroyable.
    A la sortie de la maternité : “quand elle réclame, les premiers jours, juste de l’eau sucrée”. Elle avait faim, j’en étais malheureuse, mon médecin m’a dit “tu n’écoutes pas tout ça, donne lui un petit peu de lait” et elle ne pleurait plus, elle se rendormait.
    Aucune culpabilité non plus pour non allaitement, j’étais sèche comme le Sahara. Et vu mes moyens, je suis vite passée à l’eau du robinet. Ma fille a eu la rubéole à 17 ans et n’a perdu que 2 dents.
    Un seul salaire d’employée, mon père à m’occuper, j’ai souvent eu peur. Mais j’ai fait du mieux que j’ai pu, j’ai toujours trouvé des solutions, comme la pizza soleil quand arrivait la fin de mois. Ma fille est un roc.
    OUI, tout pour prévenir les suites de la grossesse. A l’époque, on ne parlait pas de compléments. Les piqûres de fer, ça allait, mais les piqûres de vitamines !!!!
    Le plus important, c’est l’amour que l’on donne à son enfant. Et il en aura beaucoup chez vous.Il a bien choisi ceux qui vont lui permettre d’accomplir sa mission sur terre. Je crois fermement à cela.
    Laissez les gens “qui savent” parler, prenez simplement ce qui vous intéresse. Gardez ceux qui ont toute votre confiance. Et suivez votre instinct, c’est le mieux.
    Quand je vois certains enfants de “ceux qui savaient”, qui voulaient aider la pauvre malheureuse qui avait fauté !!!!
    Vivez heureuse, en paix, joyeuse, dans l’amour, ayez confiance. On fait bien, on fait mal, on apprend, pour tout, et on avance.
    Joyeux Noël à vous.
    Marie Claire

    • Lili says:

      Bonjour Marie Claire,

      Que de frissons à la lecture de votre message.
      J’en suis toute émue !!
      Quel beau partage de vie, quel magnifique témoignage.
      C’est vraiment beau ce que vous dites, tellement sincère…

      Alors merci mille fois pour ces mots.

      Très belles fêtes de fin d’année !!
      Prenez bien soin de vous.

      Je vous embrasse,

      Lili

  14. Isabelle says:

    Merci Lili pour ton beau temoignage ! J’ai pris bcp de plaisir a te lire et je garderai en tete tous tres precieux temoignages, car peut etre que mon futur grand projet (apres la traversee du Canada a velo…peut-etre te souviens tu de moi et ma maman?! ;-)) sera d’avoir un enfant !
    Je te souhaite une tres belle fin de grossesse et un merveilleux accouchement.
    Isabelle

    • Lili says:

      Coucou Isabelle,

      Un grand merci pour ton message ! :)
      C’est vrai ça, la traversée du Canada à vélo !! Je suis tellement admirative de ce que vous faites…!!
      Que de beaux projets, c’est émouvant… :)
      Je t’embrasse bien fort !!

      Lili

  15. Chris Mi says:

    Magnifique partage Lili !! Comme toi, lors de ma première grossesse, j’ai fait un grand chemin et rencontré certains doutes et questionnements que tu évoques par rapport à l’alimentation, l’accouchement, quelle maman je serai etc. Sacré chemin de croissance et de reliance à l’essentiel!
    Ce que j’ai envie de te confirmer ici, de par mon expérience, c’est que nous, femmes, savons accoucher, intuitivement, animalement; savons comment répondre aux besoins de nos petits, intuitivement, animalement; savons ce qui est complètement juste à tous niveaux pour nous-même (mais bon sang pourquoi est ce si dur à appliquer parfois??)….Notre sagesse et la sagesse du Féminin est si puissante et si forte.
    Je te souhaite de tout coeur une naissance et un accouchement dans le respect de vos besoins, vos rythmes, vos découvertes nécessaires à toi et ton enfant !

    • Lili says:

      Merci merci merci pour ces mots qui me portent et me mettent en confiance pour la suite…!!!
      Y a plus qu’à… se faire confiance, tout naturellement. :)
      Passe une très belle fin d’année !

      Merci encore !
      Lili

  16. Loetitia says:

    Magnifique article qui soulève très justement l’impermanence de la vie. Apprendre à surfer sur les vagues plutôt que de luter pour garder la tête hors de l’eau. Merci de partager tes états d’âme avec nous. <3

  17. valerie vatan says:

    Lili, je te souhaite une bonne fin de grossesse et un bel accouchement qui sera sans aucun doute le plus grand et le plus beau jour de ta vie,un grand bouleversement, mais tant d’amour à donner et à recevoir. Si j’ai petit conseil à te donner (je suis maman de trois grands enfants maintenant), évite d’écouter les conseils “bienveillants” que tu vas recevoir et sache qu’en tant que maman, tu sauras faire du mieux pour ton bébé, tu comprendras ce petit être et tu sentiras de quoi il a besoin et quand. Ne te prends pas la tête, ton coeur et ta chair de maman (pareil pour le papa aussi) te guideront. Prends le temps de profiter, de te reposer, de lâcher prise et tu verras tout ira pour le mieux. Passes de bonnes fêtes et couves bien.

    • Lili says:

      Mille mercis Valérie pour cet adorable message ainsi que ton conseil que je garde tout précieusement. :)
      Je te souhaite également de passer de belles fêtes en famille. :)
      De gros bisous,
      Lili

  18. Cécile says:

    Ma chère Lili, Merci au nom de moi future maman et de toutes les mamans en devenir pour ton article qui touche au cœur, au ventre, aux idées et aux peurs. À tout ce qui est bouleversé par la maternité, que j’ai la chance de partager avec toi. En fait on est déjà des mamans!! Et on aime nos bébés. Merci merci merci à la vie. Merci à toi d’enrichir la mienne.
    Plein d’amour,
    Cécile

    • Lili says:

      Merci à toi Cécile.
      Vivre cette expérience, en parallèle de la tienne, aura été l’un des plus beaux cadeaux de cette grossesse.
      Je t’embrasse tout plein plein,
      Lili

  19. Cathy lilia 29 says:

    Waouh quel article, que d’émotions ma Lili ! il n’y a rien à ajouter !! j’aime tes mots! j’aime ton humour et tes coups de gueule du siècle :D hahaha On vit dans une société où il faut faire ceci, cela, être comme ci, comme ça !! moi ça me fatigue..soyons nous,vivons comme nous le voulons, sans se préoccuper du jugement des autres, appliquer les 4 accords (j’ai lu ce livre, il est tellement bien! )
    Comme tu dis, on fait de notre mieux chaque jour!
    Profites de cette belle aventure, car oui, c’est une sacrée chouette aventure, avec ses petits désagréments parfois, mais que l’on oublie vite, grâce à ce petit être qui nous apporte tellement de joie!
    Je ne sais pas faire de grands discours, je te souhaite simplement tout plein de bonheur avec bb d’amour qui va vous combler de bonheur, d’amour, de milles choses ton mari et toi!!!!
    Gros bisous ma Lili jolie et tu es une belle personne, bienveillante, et rayonnante avec ton joli ventre!!!
    Je t’embrasse bien fort et très belle journée, et passes de jolies fêtes de fin d’année!!!! <3

    • Lili says:

      Coucou ma Cathy adorée,

      Merci merci merci de m’avoir lue et merci pour ce message haut en couleurs, en douceur… Tout comme toi !!!
      Ton soutien m’est très précieux, merci sincèrement d’être là. :)

      Passe une très belle fin d’année également, et à très très vite !!

      Je t’embrasse,

      Lili

  20. Mae says:

    Wouaw.
    Quel article….
    Quel plongeon dans ton intimité, dans ta grossesse.
    J’en suis bouche bée.
    Merci pour ta confiance, déjà.
    Je te souhaite que tu continues ta grossesse avec toute la sérénité et la bienveillance possible !

    Plusieurs choses ont attiré mon attention dans ton article, certaines m’ont fait sourire, je me revois, enceinte de mon premier enfant, cet inconnu, ces peurs.
    Enfin, alors qu’en ce moment j’attends mon second, j’aime autant te dire que des peurs on en a toujours autant ! On lâche davantage prise par contre, et heureusement….
    Entre les clivages de la société qui voudrait que nous soyons des femmes enceintes épanouies, belles, bien dans leur peau, grosses mais pas trop et aptes à tout gérer, et nos propres ancrages à nous, bonjour la pression !
    Après on apprend à relativiser.
    Bon, j’appréhende toujours de monter sur la balance, de trop grossir, de ne pas retrouver mon corps, mais ça c’est à moi de gérer ma propre image et de faire attention à ce que je vois autour de moi…

    J’ai cependant tilté sur le paragraphe du “bébé végan/vg”.
    C’est le cas ici.
    Enfin je veux dire, à la maison il n’y a que du vegan.
    Mais en dehors de la maison il peut manger ce qu’il veut, et il ne s’en prive pas. Maintenant qu’il a 6 ans il comprend que je ne mange ni animaux ni produits qui viennent d’animaux, des fois il me regarde comme pour demander mon approbation quand il lorgne sur du saucisson, ou quand il me raconte qu’à l’école il a adoré la viande servie.
    Je le déculpabilise tout de suite.
    Si à la maison on suit notre mode de vie, ce sera à lui de choisir la voie qui lui convient. Je ne veux pas lui imposer mon schéma de pensée.
    Je lui en parle, je le sens qui se pose des questions, on a acheté des livres, et il se sensibilise doucement, mais encore une fois je le laisse faire et je ne veux pas qu’il croit que je le juge.
    Je suis franche, quand il mange de la viande ou qu’il a envie de telle ou telle chose je lui dit ce que c’est.
    Des fois il refuse d’en manger, des fois il en veut.
    Je ne veux surtout pas qu’il croit que je suis davantage fière de lui parce qu’il n’en mange pas….

    Alors oui, je comprends tout à fait ton point de vue.
    Et je ne peux que te dire que je le partage ! Mais ça, c’est mon côté “je déteste qu’on m’impose quelque chose alors je ne veux pas imposer aux autres non plus”.

    Tu verras ce que la vie te réserve, en tout cas tu peux rester sereine, tout se passera à merveille, sois en sûre.
    Tant qu’il y a de l’amour, de la bienveillance et de l’écoute, que demander de plus ?

    • Lili says:

      Coucou Mae,

      Tu ne peux pas savoir comme ton message me touche.
      Alors oui, je partage un gros bout de moi, mais toi aussi dans ces quelques lignes, alors un grand grand merci pour cela.
      Un bout de toi, de ta vie, de tes choix… C’est très fort !!!

      Je pense que quand on a opté pour un mode de vie différent, on se pose la question de la transmission et d’après ce que je peux voir, il y a deux possibilités : le végétal à 100%, tout le temps, partout, et celui à la maison. Ce sont deux positions que je respecte entièrement, tant la bienveillance qui est derrière est grande. J’estime aussi que chaque parent a le droit de choisir ce qu’il pense être bon pour son enfant à ce moment-là, et tant que l’on est en paix avec ce choix, alors banco. :) Je crois que c’est aussi parce que je n’aime pas que l’on m’impose des choses que pour l’instant, j’ai pris cette décision qui est aussi la tienne. J’ai un grand besoin de liberté, qu’il soit appliqué à moi ou aux autres. Besoin de liberté et de non jugement. :) Je pourrais parler de cela pendant des heures tant le sujet me passionne…

      Merci encore pour ton témoignage qui raisonne en moi.
      Je t’embrasse bien fort,

      Lili

      • Mae says:

        J’avais pas vu ta réponse….
        Merci à toi !

        Plein de bisous en attendant de deguster une tarte au citron ensemble ! (J’en salive Va vraiment falloir que je m’y mette !)

        Mae

  21. Aurélie says:

    Très touchant comme article, agréable à lire, instructif…Je ne te souhaite que le meilleur, ainsi qu’à ton bébé mais élevé avec autant d’amour et de bienveillance je n’en doute pas! Bien sur que tu auras peur, bien sur que tu penseras faire des erreurs mais c’est cela la vie et c’est ce que ton article exprime si bien. Plein de bisous

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